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mercredi 2 novembre 2011

Plus blonde la vie.


J'ai des mèches blondes et des ongles rouges pour plaire à mon amoureux avec qui j'accepte de faire l'amour une fois par semaine. Pour qu'il continue à me dire que mes mèches et mon vernis sont beaux et que ça continue à me donner envie de lui faire l'amour une fois par semaine.

Nous revenons d'Amsterdam lui et moi.
Chaque soir, je m'endormais à 22 heures en me disant que l'amour, c'était pas assez.
Je n'ai donné nulle nouvelle à l'homme grand et médiatique parce que là c'eut été trop.

Mais quand j'achète de la lingerie, je veille toujours à ce qu'elle lui plaise même si sur moi, il ne la verra peut être pas. Et je mets des collants aussi parce qu'il aime ça. Je suis avec un mec qui aime les bas et les soutifs en jeans et je mets des collants et des soutifs transparents et pourtant c'est moi qui refuse de faire l'amour.

J'ai relooké mon régulier intégralement et je rêve de roucouler avec mon amant.

30 (+2) ans.

vendredi 28 octobre 2011

Mes bottines sont neuves et fourrées. Moi c'est le contraire.


Un homme grand et médiatique m’a dit un jour :
«Passez l’agrèg’ et écrivez un roman et je vous aimerai encore plus.»

L’année prochaine, je passe le CAPES et me revoilà bloguant.
Et s’il est pas content, je lui mentirai.

Je sors avec un garçon qui m’a trompée avec son ex le premier mois de la relation. Grâce à cette incartade, je suis odieuse avec lui et me permets une vie morcelée. L’homme grand et médiatique étant l’un des morceaux.
Ce dernier me vouvoie et m’appelle son héroïne de roman quand mon régulier passe devant une fleur et m’invite à la sentir «tellement elle est belle».

J’aime cette vie : d’un côté nue et de l’autre absolue.
L’homme grand et médiatique n’existe que grâce au régulier qui me permet cette assurance (il m’aime) et parce que quand je l’ai rencontré j’avais des gros seins et un profil facebook qui déchire sa race.

Depuis 32 ans, ma vie est un théâtre, je transforme chaque situation du quotidien en image dadaïste, chaque personne en héros shakespearien, chaque copulation en scène de Catherine Breillat.

L’homme grand et médiatique parle comme dans un film de Blier.
Moi, c’est Rohmer. Enchantée.

Un jour, j’aurai une enfant, même que ce sera une fille, même qu’elle s’appellera Lolita.

C’est drôle d’ailleurs de vouloir l’appeler comme ça moi qui la campe déjà entourée d’Humbert Humbert (mon régulier) et de l’homme grand et médiatique (Clare Quilty).

Et le jour de Lolita, l’idéal, ce sera Elle.

Ce jour là, j’aurai 98 ans.

dimanche 12 septembre 2010

Miroir, mon moche miroir...

Depuis la rupture-pause d’avec mon BB (blond-banlieusard), je ne cesse de faire le ménage et de voir mes amis. Le reste du temps, je pleure.
1) Mais voilà, est-ce BB que je pleure ou la perte de moi à travers ce que j’interprète comme la perte de son amour?
2 )BB, est-ce un miroir déformant ou un être admirable?
3 )Est-ce que l’amour, c’est vraiment aimer l’autre ou l’image qu’il nous renvoie?
4) Et si les deux ingrédients cohabitent? Dans quelles proportions?
Ai-je de fait, déjà aimé?

Allez, philosophons, Amel Bent l’a fait après tout.

1) Je t’aime, moi pas, t’es trop moche.
Michaël m’a toujours mise sur un pied d’Estal, décrétant que j’étais la «meuf la plus mortelle de tous les temps».
Sauf que moi, je m’aime moyennement, limite pas. Alors ses compliments, au début, m’insultaient et je me disais que si lui me les offrait sans compter, c’est parce qu’il appartenait à la sous-race des toutous moches.
Je l’ai donc fait baver et remuer la queue, Michaël.
Il avait le poil doux et n’aboyait jamais, et ma baballe, il allait toujours la chercher, sans s'essouffler, mais la langue pendante, toujours.

Il est devenu mon meilleur ami, mon fidèle compagnon.
Je ne le baladais pas trop parce que son pedigree, à mes yeux, n’était pas AOC mais dans l’intimité, nom d’un chien, je l’aimais.
Puis, je l’ai emmené chez le toiletteur. Enfin, je pouvais l’exhiber.
Je commençais à l’aimer comme un homme, et non plus comme le chien que j’oubliais qu’il était.

2)Le 78, osons le dire : c’est la province.
Michaël aime la musique des années 80, quand il danse, on dirait un ado rappeur des beaux quartiers, il bégaie et zozotte un peu, a toujours une binouze à la main, quand ce n’est pas son membre vaillant.
Sa famille, ce sont ses «potes», sa vie est une «teuf» et moi, la femme de sa vie.
Il regarde Infosport, est fan du PSG.
Non, je ne l’admire pas.

Il trouve que je suis ce qu’il y a de plus beau sur terre, que je suis dingue au lit, drôle à en mourir. Enfin, il trouvait.
J’aimais donc l’image qu’il me renvoyait. CQFD.

3)Pourtant, Michaël, je l’aime.
Parce qu’avec lui, je suis moi, parce que sans lui, je suis mal. Parce qu’il déteste Arnaud Fleurent Didier et les hypeux qui écoutent des noms de chansons que même pas on sait si ils existent. Parce que j’aime la nouvelle scène française et les hypeux et que lui pas du tout et que je trouve ça drole.
J’aime sa peau, sa bouche, son regard sur moi et ses tremblements quand il pose ses yeux trop longtemps sur un être qu’il voit tellement mieux que ce qu’il n’est vraiment.
J’aime qu’il aime «Titanic» et que je déteste ce film.
J’aime quand il est dans sa voiture parce qu’on dirait qu’il est dans une auto tamponneuse.
J’aime qu’il se joue de la vie mais qu’il joue pas, pas avec moi, car l’amour, ça plaisante pas.
J’aime son souvenir et j’aime qu’il m’aime.
Je ne sais pas si c’est lui que j’aime, mais je l’aime.

4)80% d’amour de moi + 20% d’amour de lui.
Je suis Mel à 20% sans lui. Faut qu’il revienne.

5)Oui, j’ai déjà aimé pour la beauté du geste.

mardi 7 septembre 2010

Moins belle la vie

Il y a plus de trois ans, je sortais avec Michaël-le-blond-banlieusard parce que David, son meilleur ami ne m'aimait que platoniquement.

Ce soir, c'est ce blond-banlieusard que j'aime et que je pleure parce que nous n'arrivons plus à communiquer.

Je suis tombée amoureuse de tout ce que je haïssais chez l’autre (foot, bière, potes, immaturité, machisme, années 80 et j’en passe) et je me hais aujourd’hui d’avoir eu pitié de lui au début et cru à son amour.

Je vais tenter d’être plus concrète : Ce garçon m’a tellement harcelée au début, il a tellement pleuré devant ma porte pour avoir la chance de m’apercevoir le virer de chez moi parce que «t’es trop moche pour moi», il m’a tellement émue, j’avais tellement besoin d’amour qu’au bout de pas longtemps du tout, je l’ai aimé Michaël.

Je campais son trophée et je commençais à m’aimer, j’avais moins besoin du regard des autres, son miroir était si magnifiquement déformant.
Je l’ai relooké, je lui ai appris à lire, à écouter de la musique, à me lécher puis je n’ai plus pu le lâcher.

Il était mon Facebook, mon mac, mon iPhone 4, mon sac poubelle, Michaël.

Je n’étais même plus sensible à cet amas de beaux qui se rêvaient à sa place, je commençais même à le trouver beau et j’aimais sa peau encore plus que mes seins ne sont beaux.
J’en avais fait un amant redoutable, un connard au plumard, un bébé dans l’intimité.

Il était tout mais pour lui, c’était tôt.

L’été arrivant, il a commencé à vouloir plus voir ses «potes pour faire la teuf» et comme je m’aime aussi peu que la grève des retraites fût utile aujourd’hui, j’ai cru qu’il m’aimait moins. Alors, j’ai ajouté de la distance à celle qu’il avait déjà installée, pour me punir de l’aimer.

Pendant un mois, j’ai pleuré chaque jour des heures durant, devant lui souvent. J’ai tenté de le quitter mais il revenait en pleurant à chaque fois, m’affublant de t’es la femme de ma vie.
Nous n’avons pas dormi ensemble depuis un mois, nous nous sommes insultés, tapés.
Hier, il m’a annoncé qu’il voulait fêter son anniversaire avec ses potes et que je n’étais pas invitée. Je lui ai demandé de partir de chez moi.
Il m’a voulu, il m’a eue.
Je le voulais, je le hais.

jeudi 1 avril 2010

Conne back

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vendredi 30 octobre 2009

oui mais pas tout de suite, pas trop vite

Il est très beau et brillant, un peu.
Mais il portait hier un T Shirt bleu turquoise décolleté sur une moquette aussi corsée que corse.
Il a une grosse et belle bouche, dommage qu'il s'en serve pour me dire : "t'es sexy, quand même" ou se vanter de ses performances à l'oral de sciences po Aix, que même pas c'est Sciences Po, tellement c'est Aix.
Il a plein de micro tatouages avec des écritures très rondes, très lisses mais j'ai adoré son baiser.
Il a couché avec 250 filles et il suffirait que je me laisse entraîner par la logique des choses pour être la stupide 251ème.
Heureusement que mon intelligence est tout, sauf rationnelle.

Il parle beaucoup de lui et articule mal mais accepte, pour moi, de passer la soirée avec mes amis gays dans un bar alternativo-trasho-pas-bobo, le genre de bars dans lequel j’aime à me faire draguer par une fille en pensant, quelques minutes durant, qu’avec elle, ce serait possible. Le genre de bars où de toute la soirée, je n’adresse mot à l’objet de mon attention parce qu'avec lui qui me plaît, je me dis que rien n'est possible.Ce garçon est comme ce bar: il pourrait m’enivrer ou très vite me saouler, me consommer puis me vomir.
Et ça, je veux pas.

C’est lui que je veux.

Alors que j’avais résisté pendant des mois à ses avances les plus audacieuses, je me suis laissée embrasser hier soir, à la sortie du bar. C’était tellement bon que pour ne pas perdre la face, je l’ai accusé d’avoir trop bavé pour en redemander encore et encore.
Et dans le taxi, il m’a dit : « Le problème, c’est que je suis amoureux de toi, un peu».Et comme je n’y ai pas cru, aujourd’hui, je ne lui ai donné de nouvelles que par statuts facebook interposés (ironie du sort, c’est mon mari facebook depuis un petit moment), éteignant mon téléphone.

J’ai peur. (Je suis vraiment la plus pitoyable des connasses.)

dimanche 12 octobre 2008

J'ai mâle


Un pull V et une chemise bien repassée.
Un jean et des chaussures en cuir bien cirées.
Des cheveux gominés.

Mais : sa veste en vieux cuir en toutes saisons et sa brosse à dents, toujours dans sa poche.
Quand je lui dis que le coup de la brosse à dents, ça ne rassure en rien la régulière potentielle que je suis, il me demande si je préfère qu'il soit fiable ou qu'il pue de la gueule.
Et moi, de lui répondre : "Pour le peu qu'on s'embrasse..."

Vendredi soir, je voyais G.
Comme avant, une bouteille de vodka partagée entre son pote, lui et moi, agrémentée de 5 bières par personne en guise d'amuse-gueule.

La tournée des bars abbessois puis chez moi, le tournant.

Pour que son copain s'en aille, G. se met dans mon lit, en caleçon et mime le mâle ronflant. Le docile ami s'en va, laissant face à face deux monstres écumant de chaleur.

G. me déshabille et me met à terre, devant mon miroir pieds (acheté la semaine dernière à l'autre bout de Paris et trimballé dans les transports pendant une heure, coupable potentiel d'un actuel intense mal de dos), il me tire les cheveux très fort, comme pour me punir de paraître en surface, si angélique.
Nous sommes vraiment bien imbibés.

Il m'oblige à me regarder dans le miroir quand il me fait "l'amour", et moi de refuser en m'expliquant : "Mais je suis timiiiiidee!", et lui de s'exciter d'autant plus, allant jusqu'à m'ouvrir les yeux, un peu comme dans "Orange mécanique".

Une heure de lutte que je nomme encore "faire l'amour" pour tenter d'aspirer à une certaine moralité.

L'espace d'un instant, j'ai ouvert les yeux, je me suis trouvée ridicule, avec sa main maintenant en l'air une mèche de mes cheveux. Une Punky Brewster, Mary à tous prix du sexe, un peu, mêlée à une O. au bord de la scène finale.

Le lendemain, G. est resté jusqu'à 15 heures 30, traînant son armure du lit à la fenêtre puis du lit au fauteuil mais pas du lit au lit.

Un souvenir musical de cet hier matin : la reprise par Noir Désir de "ces gens là" qui pour la première fois, me fait pleurer car dans les yeux de G., je ne me sens plus "Frida, qui est belle comme un soleil, et qui m'aime pareil, que moi j'aime Frida, même qu'elle me dit tout bas qu'on aura une maison avec des tas de fenêtres, avec presque pas de murs, et qu'on vivra dedans, et qu'il fera bon y être, et que si c'est pas sûr, c'est quand-même peut-être"

Non, je ne me sens plus Frida, le "peut-être", tout au plus.

Il a réparé mon ordinateur, fait le ménage, m'a fait à déjeuner et quand je lui ai demandé si on était ensemble il m'a répondu qu'il s'était coltiné, 4 années durant une "bourgeoise pouffe", alors que l'engagement, tout ça...

Il y a dix ans, lorsqu'on était amoureux, comme s'aiment les enfants, il m'avait fait mal toute une nuit, un peu comme cette nuit. Le lendemain, il s'était effondré et avait émis l'éventualité de me quitter si ça continuait ainsi, j'avais pleuré et lui de m'affirmer, le plus sincèrement du monde :
"Tu ne comprends pas que ça veut dire que je t'aime, ça".
Et nous nous étions vraiment aimés.
Enfin, nous avions mimé l'amour, comme les enfants de 5 ans, et nous avions vraiment été bons acteurs.

Bonne actrice, je le suis restée : G. ne saura en effet jamais à quel point il m'a fait mal hier. Jamais.

Je ne suis plus une enfant, maintenant, les enfants, je les dresse et les oblige, bien trop tôt à devenir adultes.
Fort possible qu'il y a dix ans, c'est moi qui ai changé G.
Fort possible de fait qu'il ne faille plus que je le revois G.


Au fait, il s'appelle Giovanni.

mercredi 8 octobre 2008

Prénatal





Depuis que j'ai pris dans mes bras le bébé de mon amie, je réponds au marin lorsqu'il m'appelle.

Sur mon portable, j'ai troqué son nom de famille contre son prénom et son nom.

Je lui ai même dit hier que je n'avais pas aimé depuis lui.



Quand bien même cela est tristement vrai, le vide de mon existence ne me fera pas flancher, même si sa bouche est plus belle que n'importe laquelle des bouches ayant osé se perdre, pour moi, dans un "Je t'aime" illusoire.

dimanche 31 août 2008

C'est la rentrée.

Je viens d’envoyer à mon marin une lettre lui demandant de réfréner toute tentative de communication à mon égard.

En effet, celui que j’aime encore m’appelle chaque jour lorsqu’il ouvre les yeux, une fois, deux fois, trois fois, sans jamais laisser de message mais en me laissant moi, de plus en plus faible quant à ma résistance si superficielle.

Le soir, je regarde Californication et Hank me fait des clins d’œil quand la femme qu'il aime me rappelle à mon marin.

C’est la rentrée. Je vais me faire inspecter.

J’ai mal et j’ai peur.

Seule consolation : je connais le nom du bateau, il ne me reste donc qu'à trouver celui du capitaine.


(Et pendant qu’on y est, la voici la lettre :

« Pandi,

A chaque fois que tu tentes de me joindre et que je vois ton nom sur mon téléphone, ça me fait mal au coeur.

Mal parce que nous nous sommes quittés il y a déjà presque 3 mois pour des raisons évidentes,
mal parce que malgré mes attentes depuis cette rupture, tu n'as pas souhaité en combler la moindre,
mal parce que tu joues avec mes sentiments en m'affublant de :"Je t'aime, Panda" alors que comme tu le sais, le Panda que je suis est mort comme ses congénères,
mal parce que j'ai encore des sentiments pour toi,
et surtout mal d'avoir appris que tu t'étais déplacé il y a peu jusqu'à Paris pour des panneaux solaires alors que, depuis 4 mois, tu n'as même pas été foutu de le faire pour moi.

Mais voilà, il me faut aller de l'avant, me construire, être heureuse pour de faux pour croire l‘être pour de vrai.

De plus, cette année est placée sous le signe de l'inspection, donc du boulot, et je ne peux me permettre la moindre déconcentration.
Je sais que je ne pourrai venir te voir et tu sais que tu n'as nullement envie de venir, toi.

Tu as ta passion, la mer et à côté de ça, je ne représente hélas pas grand-chose si ce n‘est un lac de contrariétés.

Nous ne pourrons pas être amis puisque la cicatrice n'est pas refermée et que nous nous sommes aimés. (je me plais à croire en effet, que toi aussi, tu m'as aimée).

Il faut que tu me laisses puisque tu es conscient que jamais tu ne pourras faire fi de ton grief envers la ville, Ma ville.

Quant à moi, je me suis donnée 7 mois durant à toi corps et âme mais je ne peux en faire plus, l'amour étant un échange, un partage.

Je te souhaite de continuer à t'épanouir dans ce que tu aimes vraiment.

Sincèrement,


Panda. »
)

samedi 2 août 2008

Encore en vacances



J'ai troqué mon Julien contre son homonyme qui me voit comme un mélange d'Emmanuelle Seigner et de Marina Fois.

Sur mon portable, pas de vide, au lit, pas d'erreur, quand je prononce son prénom, c'est au marin que je pense.

Ils sont beaux les Julien.

Le nouveau, objectivement, est beaucoup mieux : très beau, parisien aussi tactile que doux et aussi innocent que flatteur.

Sain.

Là est le problème car j'associe mec sain à médecin à défaut de l'associer à mes deux seins.

Bref, ça fait 3 semaines que je ne me trompe pas de prénom.

Cela n'empêche bien évidemment pas qu'en Corse, j'ai couché avec un magnifique moniteur de voile dans une pinède qui portait bien son nom et qu'à ce moment là, je n'ai pensé à l'un ou l'autre Julien.

A Berlin, j'ai embrassé un ami, un homo. Il m'a trouvé goulue.

Demain, je pars dans le Sud, j'espère le tromper de manière à ce qu'il s'en rende compte puisqu'il serait malvenu de le quitter alors que tout avec lui "fonctionne".

Le marin est encore amoureux de moi, il m'assaille de textos et d'appels, amnésique quant à la rupture d'il y a presque deux mois.


Je m'en veux de ne lui en vouloir.

mercredi 9 juillet 2008

Il faut panser ses pensées

"Adopteunmec.com" me déprime.

Julien me recontacte comme si de rien n'était alors que lundi dernier, je lui renvoyais via collissimo, toutes ses affaires.
Il a du les recevoir aujourd'hui.
J'y joins tout-de même une carte avec une citation à la con à laquelle je me rattache douloureusement, une citation promouvant le bienfait de l'absence dans les grandes passions et ses méfaits dans une passion médiocre.

En gros, il sait que je l'aime et que j'espère que tout s'arrangera.

Mais je suis naïve.

En effet, dans ce tout, il y a la distance dont nul n'est responsable, l'amour pour son bateau que je ne peux en rien détruire, sa gaminerie qui fait toute sa force d'attraction bizarrement.
Dans ce tout, il y a Paris et mes vacances en Corse, à Berlin puis dans le Sud-Ouest sans lui.
Ce tout inclut également ma rentrée en septembre et cette année d'inspection, son goût un peu trop accru pour la drogue, l'alcool, la mer et sa mère.

Ce tout est empli de son goût pour le jeu et du mien pour le je.

Ce tout ne représente pourtant à mes yeux ni plus ni moins que lui.

Il me fait rire et rêver contrairement à ces mecs fanés des sites de rencontres et tous ces ex, désireux de se faire sucer avec dextérité.
Désolée les gars, à vos queues, je préfère de loin les bananes...et les nem.
C'est dire...

Ma copine noire s'est mariée ce week-end, elle semblait stressée à la mairie mais le buffet était copieux, le château très à mon goût et les invités, rayonnants.
Un jour, je me marierai.
Et je ne serai pas noire.

mercredi 25 juin 2008

Le petit déj du Mac do n'est pas dégueu


Sortir de chez lui habillée comme la veille, involontairement maquillée comme les Cure, une lentille en moins sur mon oeil triste, le cheveu fou et la respiration longue pour me retrouver à bruncher au Mac do de Richelieu Drouot, ça me rappelle pile poil l'an dernier.

A la simple nuance près que je trouve à présent Simon bien trop maigre et bien trop précieux en comparaison de mon marin et que nous fûmes tous deux, bien heureusement, trop défoncés pour nous donner l'un à l'autre.
Nous nous sommes endormis à 3 heures du mat', comateux, allongés sur sa terrasse regardant un ciel même pas étoilé.
Je suis partie ce matin, sans même le lui signaler en récupérant enfin mon "Journal du séducteur".
Je reprends les cartes en main.

J'ai néanmoins bien fait de me laisser embrasser avant notre petite mort nocturne, sa barbe de 3 jours m'a donné l'impression d'un gommage que je voudrais désormais quotidien.

Avec un garçon qui m'aime.

Julien, sa douceur enfantine et sa rugosité campagnarde vont me manquer.
Je vais pleurer en revoyant la mer.

lundi 23 juin 2008

Il va me manquer un peu

Il me faut me remémorer dans ses moindres détails son visage lors de notre dernier échange visuel (c'était il y a 8 jours) : ses yeux immenses m'étaient reconnaissants.
Il ne faut pas que j'oublie son "Encore!" après les 3 baisers langoureux, devant la gare et dans sa voiture. Enfin, son camion.

Il s'appelait Julien, habitait en Vendée, m'appelait son Panda.

Il était mon idole, et moi j'avais dix ans.

Il pouvait me porter, me soigner, me réparer mes joints, mes prises, mes lumières. Il me faisait à manger volontiers, me préparait des cocktails rhum-sucre de canne-menthe de vrai mec et aimait à me percer les boutons.

Je connaissais ses parents, ses amis, mais bien trop peu de lui.

Samedi, je les ai eu les couilles.
Je l'ai quitté.
C'était au téléphone, diminuée par son regard, j'en aurais été incapable.

C'est la première fois que je quitte quelqu'un que j'aime encore mais peut-être aussi la première fois que, me perdant dans le don de moi, je ne me rends même pas compte à quel point si peu, l'autre me donne.

Jusqu'à samedi...

Il s'appelle vraiment Julien, c'est important pour moi de donner son prénom, la ville dans laquelle il crèche est une station balnéaire à 20 km de Saint-Gilles-Croix de Vie. Son bateau a le nom d'une femme d'une autre génération.

Julien a des cheveux de filles tellement il les a beaux et un corps que seules la nature et la mer peuvent galber.
J'ai touché ses pieds et j'ai aimé ça, c'était la première fois pour moi.

Pourtant, Julien a toujours refusé de voir à quel point j'étais folle de lui. Il a toujours refusé de comprendre mon attache à la ville, préférant certainement que, de la vie, avec lui, je me détache.

J'ai grandi.
Ca fait mal.

jeudi 19 juin 2008

Belle et conne à la fois

A la vue de ma seule bretelle de soutien gorge Aubade en dentelle de Calais, découverte négligemment à cause d’une tunique un brin trop lache, il est ému.

Il me complimente sur ma coupe, mes formes et ma forme, qui malgré les années ne désemplit pas..
Sa main effleure mon poignet et je l’embrasse comme pour lui en témoigner ma reconnaissance.

Au spectacle de mon corps nu, il s’émerveille :
« Toujours aussi belle, tu es la seule à me faire cet effet.
Dix ans qu‘on se connaît, pourtant, et je ne me lasse pas…
 »

Je m’assois sur lui et me laisse à mon tour envisager, admirer, désirer, déguster, et bouffer.
Il se régale de mon corps et son cannibalisme ne m’importune pas outre mesure.
Il me parle en se donnant pour me permettre de lui répondre. Comme s'il savait que cela m'avait manqué. Comme il le savait ce foutu besoin.
Je le connais depuis toujours.

Le marin est à des kilomètres, l’espace d’un instant.
Je le voudrais loin à présent.
Pas de remords, un juste équilibre.

Hier, pourtant, je décidais de répondre à son appel et lui de continuer de nier, en s’énervant et en retournant même la situation à son avantage, bel enfant qu’il est et que j'aime :

« Si tu ne me crois pas, je crois que nous n’avons plus rien à nous dire.
Vas-y, traite-toi de menteur, pendant que t’y es! »

Et moi, de lui conseiller le plus calmement du monde de se mettre un peu à ma place.

Mais ce matin, je décide de « passer l’éponge », pour envisager autre que ce second rôle de serpillère.
J'en fais part à son répondeur puisque l’Igloo ne daigne me répondre, j’ajoute que quoiqu’il ait pu faire, je sais qu’il le regrette et que cette mésaventure va me permettre plus de liberté et bla et bla et bla…
Puis quelques heures après, je lui adresse un gentil texto.

Aucune manifestation de sa part.

D’où ce moment de liberté, même pas regretté.
Reste à avoir les couilles de le lui avouer, ça serait grandiose, il se sentirait merdeux de n‘avoir oser lui, le faire.

Avoir des couilles pour deux.


Avant cela, je dois le désaimer.

mercredi 18 juin 2008

Les bords de mer me désespèrent sans ta tronche

Je me souviens des jours anciens et je pleure.
Tant que j'aurai quinze ans,il en sera ainsi.

Je suis amoureuse du marin et j'écoute en boucle la chanson Numéro 2 de l'album de Julien Doré : "Les bords de mer" et cette chanson,elle me coupe la chique.

Les bords de mer me désespèrent sans ta tronche.
Les bords de mer sont un poster où rien ne bronche.


Il m'a eue ce con. Pourquoi m'avoir menti alors?
Je suis folle de lui. Pourquoi est-ce que je lutte pour ne pas répondre à son appel quotidien depuis deux jours?

Il m'émeut presque autant que moi, alors pourquoi lui avoir adressé ce mail inquisiteur, affirmant une certitude, pourtant biaisée, quant à son infidélité?

J'aime caresser ses cheveux alors que jamais je n'ai aimé les chiens.
Sa bouche me plaît plus que n'importe quelle bouche et son corps est conçu pour s'emboîter au mien, dés le premier soir, il me l'avait dit.

Pourquoi n'a t-il pas répondu à mon mail, juste pour me rassurer?
Il pense certainement que je vais offrir à sa vue jusqu'à leur chair mes genoux par trop écorchés pour me prosterner à ses tongs.
Faites qu'il se trompe!

Il m'a peut-être trompée. Pourquoi alors a t-on transcendé cette notion de fidélité?

Il est le premier à qui je n'ai jamais menti, que je n'ai jamais trompé.

Ça doit être pour ça que pour la première fois, je suis prête à le quitter.

Il est parfois bon de se noyer, mais t'es pas chiche...


Le collègue amoureux trouve que "Madame rêve", de Bashung est "ma" chanson.
Je lui fais, en outre, penser à Nico, ancienne chanteuse du Velvet Underground.
Il a vraiment envie de baiser.

lundi 16 juin 2008

Allez, Nicole, crois-y!

L'échauffement du week-end fut mauvais : il (mon capt'ain) me comparait à Sheila jeune, en constatant ma dernière excentricité capillaire, me disait que j'avais "pris au niveau des hanches" mais que ça m'allait bien et, en reluquant la serveuse du restaurant de bord de mer me confiait :
"Elle a d'beaux yeux!".
Et devant ma moue : "Mais t'inquiète, toi aussi!"
Puis il s'insurgeait du fait que j'ose me plaindre de mon salaire.

S'ensuivit cette première séance au lit qui sonnait comme un digestif et un coup de sifflet à une dizaine d'autres séances de plus en plus intenses et troublantes.

Ses petits bruits quand je le cajole sont ceux de Mi et sa beauté, celle de ceux que j'admirais secrètement au collège, apeurée qu'ils rient au nez de la grande duduche à lunettes, salopette C&A, et appareil dentaire qu'au fond, je suis restée.

Bref, le week-end fut complice, chaud et tendre.

Ca devenait comme un besoin vital de redécouvrir ces émotions avec lui.

Les 3 "B" du week-end (boire, baiser, bouffer) se mariaient parfaitement à nos états de double "B" (bébé) respectifs.
Une osmose entre le désir et son atteinte.
Enfin.

Mais.

Car sans "mais", il n'y aurait pas de blog, pas de maux, pas de -M-....

Alors que je me connectais à ma boîte mail, je trouvai le nom d'une autre fille, son ex, enregistré.
Et sa surprise réelle.

"Je ne comprends pas, mon ordinateur a du bugger, elle n'est pas venue chez moi, elle a un mec, habite Paris...etc,
Tiens, appelle-là! etc"


Je ne m'étais pas connectée à son ordinateur depuis avril (depuis notre voyage en eaux troubles).

Devant sa surprise, son sang froid et son énervement naissant à l'idée que je doute de sa fidélité, je finis par faire semblant de le croire.
Puis de le croire.
Pour y croire. Ou parce qu'il semblait si sincère.

Puis aujourd'hui, mes yeux chassieux se décollent peu à peu.

lundi 9 juin 2008

Entre 2 personnes, l'enfance, c'est pire que 30 ans de mariage.



Il est immature mais dangereusement désirable,
inconstant mais drôlissime,
égoïste mais irréprochable amant,
macho mais incroyablement sensible,
parano mais écorché vif comme la midinette que je resterai déteste à aimer mais n'aimerait pas détester,
peu littéraire mais "juste" humain

Sa vie est dissolue mais il sait se marrer non stop,
il est contre le mariage mais demeure un insatiable des plaisirs de la vie,
il dit m'aimer mais me laisse sans nouvelle depuis 3 jours et lorsque je lui demande si je viens le voir, me répond : "T'es une grande fille"

J'ai pris mes billets de train pour aller le voir samedi prochain mais pour les raisons énoncées ci-dessus, en guerre l'une avec l'autre, je ne sais ni si je dois continuer à me battre contre lui, contre moi, pour lui ou juste pour moi.

Pour une fois.

mercredi 4 juin 2008

Quatorze ans et demi

J'ai une très bonne amie noire (pour le quota et par amour) et dés lors que je la présente à un mec, il la trouve "très belle" alors qu'elle ne l'est point spécialement.
C'est, à mes yeux, du racisme moderne.

Mes élèves, je les aime d'amour et quand je les prends dans mes bras, je n'arrive pas à me projeter dans un futur proche avec un mini être à moi.
Ça me fout les boules.

J'ai eu 29 ans et j'ai percé ce matin un bouton pas assez mûr sur ma joue gauche, on ne voit plus que lui. Du coup, j'ai 14 ans et demi pour quelques jours encore.

Mon collègue m'aime de plus en plus et la plupart de mes proches le voient comme l'homme de ma vie.
Mais je n'aime toujours pas ses dents mal alignées, sa maigreur et son début de calvitie que je vois comme une pelade.

Sex and the city au cinéma, c'était l'effet pop corn attendu du week-end.

La semaine dernière, je montais les escaliers de mon école avec une collègue nympho et me permettais alors de lui signaler à quel point je trouvais un de mes collègues (le beau musicos), magnifique.
Forcément, je tombai les yeux dans les siens au moment opportun!
Le soir, il prenait le train à mes côtés.

14 ans et demi
, vous disais-je...

Hier soir, alors que je savourai un tajine dans un resto à deux tablées d'Olivia Adriaco qui exhibait sa connerie et son beauf de mec, je faisais se décupler la migraine de Noémie en lui affirmant que je me devais de quitter le marin mais que je n'y arrivais pas.

C'est vrai et fou à la fois ça, je me sens liée à lui, tant et si mal que je ne songe même pas à un autre, même au fin fond de mes nuits.

Pourtant, mon lit est trop grand, je ne fais plus la cuisine pour moi-même, m'ennuie terriblement le soir sans cet autre que moi, ne construis pas grand chose sinon mes fantasmes hystériques.

Je n'ai jamais autant vu mes amis qu'à présent. Je n'en ai d'ailleurs jamais eu autant.
Normal, je suis seule depuis que je suis avec lui.

Je m'attendais à sa visite surprise pour mon anniversaire. A la place, une livraison de roses, la veille, jour de la fête des mères.
Sauf que sa mer, il la voit plus que moi.
Et pour couronner le tout, sa mère, je l'ai vu et revu!

Je dois donc le quitter pour aimer un parisien et lui offrir la chance d'enfanter un mini lui avec moi.
Je dois aussi travailler mais je mange des chips.
Je dois me rendre dans le sud pour l'enterrement (de vie de jeune-fille) de la copine à quota mais je ne ferai ma valise que quelques minutes avant mon départ pour la gare.
Je dois m'aimer plus que lui mais je n'y arrive pas.
Je dois me laisser pousser les cheveux pour enfin les rattacher et rentabiliser ainsi ma cinquantaine de boucle d'oreilles mais ne cesse de me faire raccourcir le pelage par tous les coiffeurs de la rue des Martyrs.

Putain, merde, fait chier.

samedi 24 mai 2008

Mon légionnaire

Je salive devant sa photo exactement comme c'était le cas, il y a quinze ans devant celles d'un Brad Pitt ou d'un Johnny Depp même pas régionaux.
Tu le verrais, tu lui arracherais ses vêtements et tu aurais bien raison parce que Quicksilver, ça va un moment!

Je me dis alors que j'ai vraiment de la chance, qu'il est ach'ment beau et ce sex appeal, rrrr, ce sex appeal!

Une midinette.
29 ans lundi, pourtant...

A cause de son physique, je ne pourrai pas le quitter, d'autant que c'est le roi de l'amour sur canapé, yeux dans les miens qui admirent au même moment la baie qu'on voit de sa fenêtre aussi immense que l'est son adresse à la tâche.

Son amour pour moi semble à nouveau intact, il m'assène à nouveau (au téléphone) de : "Je t'aime mon coeur" et me berce de : "Je suis fan de toi"
De moi, il n'aura que des Merci jusqu'à ce qu'il me prenne dans ses bras, la nuit et que je vois son bras d'enfant. Ce ne sera, hélas, pas avant le 14 juin.

Pour lui, j'ai mis en mode veille mon côté animal qui, pourtant, reste mon écu dans la capitale puisque beaucoup d'ex me recontactent à son simple souvenir.

J'ai renoncé à des échanges verbaux, aussi bien au lit qu'en dehors d'ailleurs, renoncé à une frénésie autre qu'adolescente avec lui.

Si seulement il comprenait qu'il n'allait qu'obtenir la négation de moi en continuant à s'obstiner dans des rapports lui Tarzan, moi Jane....!

lundi 19 mai 2008

Flou de moi

Ce qui m'a toujours fait avancer à reculons n'est autre que ce foutu regard extérieur m'entraînant à anticiper, analyser et intellectualiser mes faits et gestes, mes relations et ma vie plutôt que de me laisser entraîner par son tourbillon.

Jusqu'à lui.

En effet, la Mel d'avant consciente d'un amour au goût d'inachevé aurait recraché depuis longtemps ce poison, certes doux mais tellement ponctuel.
Elle n'aurait pas accepté l'idée nouvelle d'avoir tout le temps, elle à se déplacer vers sa rive sans même plus oser demander qu'il ne la rejoigne.
La Mel d'avant aurait osé demander des preuves de l'amour de l'autre, et ne s'en serait d'ailleurs pas contentée. Elle aurait toujours voulu plus : Le goût du meilleur de l'impossible et non l'acceptation soumise des rares miettes qu'un être peut-être plus beau et plus enfant qu'un autre lui lance de l'autre côté du pentagone.

Je ne suis pas heureuse.

Mon week-end était formidable, nos corps ensablés au soleil, puis irrités de ce trop plein de chair, ses Je t'aime au compte goutte et sa volonté de ne plus se heurter à ma capitale mais me voir chez lui, larguer mes amarres.

Même endormi devant Ruquier, je ne parvenais pas à me rendre compte d'une faille certaine de sa passion pour mon simple moi-je.
Pourtant, souvenez-vous l'été dernier de l'homme "Koh lanta"... Pour dix fois moins, je l'ai renié.

Le marin projetait, les premiers mois, de vendre son bateau pour me laisser un peu de son temps. Celui-ci est désormais réparé et il navigue plus que jamais.

Je pense qu'il m'aime, je ne remets pas en cause ce besoin infantile qu'il a de me le dire de temps à autre.
Mais le fait est qu'il ne pense pas que je l'aime, non, il en est convaincu.
Et il va me faire naviguer.

Sauf si enfin, j'emmerde enfin son mât.