Affichage des articles dont le libellé est vacances. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vacances. Afficher tous les articles

mercredi 2 novembre 2011

Plus blonde la vie.


J'ai des mèches blondes et des ongles rouges pour plaire à mon amoureux avec qui j'accepte de faire l'amour une fois par semaine. Pour qu'il continue à me dire que mes mèches et mon vernis sont beaux et que ça continue à me donner envie de lui faire l'amour une fois par semaine.

Nous revenons d'Amsterdam lui et moi.
Chaque soir, je m'endormais à 22 heures en me disant que l'amour, c'était pas assez.
Je n'ai donné nulle nouvelle à l'homme grand et médiatique parce que là c'eut été trop.

Mais quand j'achète de la lingerie, je veille toujours à ce qu'elle lui plaise même si sur moi, il ne la verra peut être pas. Et je mets des collants aussi parce qu'il aime ça. Je suis avec un mec qui aime les bas et les soutifs en jeans et je mets des collants et des soutifs transparents et pourtant c'est moi qui refuse de faire l'amour.

J'ai relooké mon régulier intégralement et je rêve de roucouler avec mon amant.

30 (+2) ans.

mardi 27 octobre 2009

Je crois qu'il doit rester une demi pizza quelque part

Notre corps, c'est de la flotte, si on ne le bouge pas, il pourrit.

C’est ce que mon ostéopathe m’a dit hier, étonné de constater à quel point j’étais incapable de me relâcher quand il tentait d’apaiser mon terrible mal de dos, triste pour moi en m’imaginant ne jamais lâcher prise.
Faire des manies, tout le temps, pour tout.

Ca fait longtemps, nous. Je suis presque intimidée de revenir ici, sans valise, ni sac de couchage, mais seulement munie d’un attaché case moisissant…

J’ai presque honte de me rendre compte qu’à l’instant même, c’est de boulot que j’allais vous parler. Alors je ne le fais pas. Parlons du vide, plutôt, mais parlons-en vite.

Petit inventaire de mon bestiaire amoureux depuis juin dernier : (c’est l’ostéopathe qui m’a conseillé de remettre mes pendules à l’heure)
En juillet, j’ai couché avec un garçon qui voulait que je lui lèche le fion. Ca pourrait être moche mais comme ça rime, vous ne pouviez passer à côté. Lui, si, il est passé à côté de moi. Dégueu, il était.
Au mois d’août, j’ai failli tomber amoureuse d’un petit gros compensant son habillage ingrat/gras par un humour et une gentillesse à rendre amoureuse une aveugle. Mais mon regard Rayon X ne l’a pas loupé. Ou si, peut-être. De toutes façons, il embrassait mal.

En septembre, je l’ai revu, lui, celui dont je pourrais bouffer la peau, arracher les cheveux, faire cuire la langue, le seul qui a le droit de me porter, de m’emporter, celui dont je peux, dés le matin goûter la peau, sentir le souffle, celui qui me fait tellement mal parce que celui qui fait le plus mâle : Oui, j’ai revu le marin.

Pendant un week-end, nous sommes restés à l’abri de la lumière, enfermés chez moi, à se consommer, à se consumer. Je l’ai regardé m’aimer, il m’a regardé mémé.
Après ce week-end, hormis quelques textos, rien.
Il ne faut jamais allumer la lumière.

Je ne suis amoureuse de personne, je couche de temps à autre avec un mec casé qui jamais ne se soucie de moi hors cabriole. Je ne coucherai plus avec ce mec casé, tiens.

Je n’ai plus envie d’avoir à rallumer la lumière, je veux juste jamais ne la quitter des yeux.

vendredi 27 février 2009

Homme tout petit

Il mesure 1m69 et est érotique.

Mes amis le trouvent trop petit, trop barbu, trop timide. Pas assez beau pour moi.
Je le trouve seulement trop petit.

Parfait pour un petit ami, non ?

Je cours les soirées parisiennes et au fil de chacune d’entre elles, j’emmagasine compliments et numéros de téléphone à la chaîne de grands garçons portant à merveille chapeau et suffisance.

Il paraît que je deviens de plus en plus belle.
Tu crois que c’est le début de la vraie confiance ?

Je sais que je pourrais finir avec un de ces bellâtres mais je les garde de côté pour peut-être leur laisser juste un jour la chance d’être dans mon lit.
Pas plus.

Car pour l’instant, un garçon petit est dans mon lit et il ne prend pas de place.

lundi 25 août 2008

Un baiser sans conséquence


Je viens de regarder un dvd : "Un baiser, s'il-vous-plaît".
J'ai aimé ce film.
Il a pour thème les conséquences incommensurables du-dit baiser.

J'ai envie d'un baiser sans conséquence, là maintenant.
Comme celui échangé il y a quelques semaines avec un petit musclé, non loin de Perpignan...

Quoique, je ne suis pas tout à fait sincère puisque les conséquences de notre baiser, je cherche maintenant à les amener.

En effet, une fois à Paris, j'ai ré établi, via des moyens détournés, des contacts avec ce garçon fort attirant au demeurant.

Celui-ci, encore envoûté par mon baiser et toujours animé de l'image de ma silhouette bronzée, à peine colorée par un maillot de bain rose, au bord d'une piscine où nous nous cherchions alors du regard, fut flatté de cette mise en oeuvre ô combien cavalière pour le retrouver et émit naturellement le désir de me revoir aujourd'hui.

Comme je souhaitais préserver l'effervescence de nos rencontres passées, j'ai décidé de ne le voir que 20 minutes, dans un café en plein après-midi, à la fin de sa pause déjeuner.

Sa jeunesse et sa reconnaissance à mon égard m'ont grandement mise à l'aise.

Je l'ai fait rire autant que j'ai cloué son bec par mon extrême franchise.
Je lui ai parlé de Vincent et de mon dégoût quant à son accoutrement de clandé.
Il a aimé que je m'exprime comme un de ses pairs et non comme sa mère.

L'entrevue finie, il m'a envoyé ce texto : "Ce fut court mais intense..."

Je sais désormais que c'est ainsi que notre aventure s'auto-définira et cette perspective m'excite.

Me voilà néanmoins désormais partagée entre l'envie de le chevaucher sauvagement et la crainte que cette fois là ne soit qu'une.
J'ai envie de le faire mariner dans son jus et de ne lui sauter dessus que lorsque moi non plus, je n'en pourrai plus.

Demain, je quitte Vincent et ce soir, je pense au petit musclé car il n'y pas d'heure pour en manger, du petit musclé.

jeudi 21 août 2008

La Mel et les abeilles


(Marseille, plage du Prado, il y a 2 jours.)



Mes lunettes sont sales autant que mes idées brouillées.
Le 13 août, parée de lentilles, tout était alors presque clair...

Mon bronzage est à son comble, mon décolleté n'affiche néanmoins pas les mêmes promesses que l'année passée puisque je ne prends plus la pilule depuis que je collectionne les mâles sans garantie.

Vincent m'envoie de longues lettres adulescentes alors que son visage est marqué par un mal de vivre digne d'un quinqua, il croit me gâter par des textos même pas inclus dans son forfait de pauvre, et un MMS de sa tête me fait tout, sauf rêver.

Depuis Vincent, il faut dire que G., l'homme parfait, m'a dit que son amour pour moi était plus fort que la poussière.

Le petit musclé s'est manifesté et veut que je lui fasse une dictée.

Quant à mon marin, il me téléphone à nouveau, m'affirmant que pour lui, rien n'est fini.
Ses "Je t'aime, mon panda" ne sont à mes oreilles plus que maux.

Juste le voir pour vouloir encore y croire.

Je lui demande alors de venir à Paris et lui de se refuser à cette corvée puisque c'est moi, "l'enseignante planquée", qui me targue de cette insolence d'être encore en vacances.


Le marin est aussi égoïste que moi indécise quant à mes amours.

Je suis en effet de plus en plus consciente que l'Amour, dans tout ce cortège rampant, demeure l'éternel absent.

mercredi 13 août 2008

J'ai tout oublié


Je suis partie non loin de Perpignan pendant une semaine, accompagnée du frère de mon meilleur pote et de ses amis que je ne connaissais pas.

Tout-de-suite, j'ai fait partie de la bande en parlant pets, rots et en commentant allègrement le physique de quelques beaufs alentours.

Toute la semaine, mon humour est allé crescendo, toute la semaine, j'ai observé en particulier ce Vincent, son humour froid, son état brut, la nonchalance de sa démarche.
J'ai été apaisée par ses 36 ans et amusée par ses 20 ans feints.

Aucun jeu de séduction entre nous, de la franche camaraderie, 99% de rires et une soirée à pleurer alors qu'il m'avait juste dit :
"Quand on ne te connaît pas, on peut penser que tu ne te prends pas pour de la merde".

C'était la dernière soirée.

A table, il m'a pris la main alors que jamais nous n'avions eu le moindre contact physique tant son côté tactile sommeillait.
Puis nous sommes allés danser sur la plage avec ce groupe dans lequel je campais un Surmoi.

Comme chaque soir, le Jet 27 et le rhum ambré me faisaient caresser les étoiles.

Nous sommes rentrés et, allongés sur l'herbe fraîche d'un stade de foot (Non, je n'ai même pas pensé à "Virgin Suicides"), nous nous sommes embrassés, comme si c'était dans l'ordre des choses, comme s'il s'agissait juste de respirer.

Il a prononcé plusieurs fois mon prénom, pour mieux y croire.

Cinq minutes après, je m'endormais sur ce vert prometteur et ronflais comme un homme.
J'étais bien.

Il est en vacances, loin de moi à présent mais chaque soir, il m'appelle 3 heures d'une cabine quand il ne prend pas sa plume pour m'écrire des mots qui me font tout, sauf mal.

On verra si oui ou non, j'ai envie de me laisser porter par ce grand romantique écorché vif un brin plus petit que moi...


Parallèlement, j'ai couché à plusieurs reprises avec un barman magnifique, refusant à chaque séance de rester dormir chez lui.
Sa queue était immense autant que ma culpabilité de tromper Julien 2 absente.
Ce barman m'a traitée de "petite cochonne" pendant l'amour et ça m'a fait rire.
Julien 2, lui m'affublait de "Je viens!" avant de jouir et ça ne me faisait même pas sourire.

J'ai également embrassé un petit banlieusard d'1m72 que je faisais "tripper".

A mon retour, j'ai revu G., un ex de 10 ans (celui du mois de juin, qui signait ma ruptire avec le marin) qui s'est extasié devant mon bronzage et ma grande liberté. Évidemment, il s'est dit amoureux de moi.

Mon été est merveilleux, le marin est loin de moi, je n'ai de fait plus besoin d'un quelconque Julien.

samedi 2 août 2008

Encore en vacances



J'ai troqué mon Julien contre son homonyme qui me voit comme un mélange d'Emmanuelle Seigner et de Marina Fois.

Sur mon portable, pas de vide, au lit, pas d'erreur, quand je prononce son prénom, c'est au marin que je pense.

Ils sont beaux les Julien.

Le nouveau, objectivement, est beaucoup mieux : très beau, parisien aussi tactile que doux et aussi innocent que flatteur.

Sain.

Là est le problème car j'associe mec sain à médecin à défaut de l'associer à mes deux seins.

Bref, ça fait 3 semaines que je ne me trompe pas de prénom.

Cela n'empêche bien évidemment pas qu'en Corse, j'ai couché avec un magnifique moniteur de voile dans une pinède qui portait bien son nom et qu'à ce moment là, je n'ai pensé à l'un ou l'autre Julien.

A Berlin, j'ai embrassé un ami, un homo. Il m'a trouvé goulue.

Demain, je pars dans le Sud, j'espère le tromper de manière à ce qu'il s'en rende compte puisqu'il serait malvenu de le quitter alors que tout avec lui "fonctionne".

Le marin est encore amoureux de moi, il m'assaille de textos et d'appels, amnésique quant à la rupture d'il y a presque deux mois.


Je m'en veux de ne lui en vouloir.

vendredi 11 juillet 2008

Je vais vous manquer un peu

E. a ce visage et ces yeux d'enfants que seuls ceux que je vise possèdent.
J'ai moi aussi un visage et des yeux d'enfants.

E. est ce fameux garçon avec qui je fume des joints, l'été venu, quand sa femme qu'il aime et sa merveilleuse petite fille dorment en ne rêvant plus puisqu'ils ont déjà tout.

E.adore ma peau et ma répartie.
E. veut me revoir mais je ne me pense plus capable de copuler sans amour. C'est un peu triste ; mon corps restant pas mal du tout.

Hier soir, j'aurais pu m'abandonner dans les bras de ce garçon trop beau, trop show biz', et trop "j'suis cool avec mon chapeau",
j'aurais pu être amusée par le fait qu'il se fasse appeler autrement que par son prénom.
J'aurais pu surtout largement me sentir à sa hauteur.
A la place, j'ai pris un taxi avec mes éternels comparses Anais et Matthieu et, dans cet éternel taxi vers le rien heureux, j'ai téléphoné à Julien et ai annoncé à son répondeur que je l'aimais.

Nous étions tous les 3 dans cet éternel taxi il y a 4 ans et c'est à Mi.que je confiais mon amour avarié.

Puis le garçon au chapeau m'a envoyé un texto me confiant son regret de ne pas passer sa nuit à mes côtés.

Pourtant, de ces 3 ersatz de bonheur, je ne reverrai certainement que l'homme marié.

Puis dimanche, je serai en Corse.

mercredi 9 juillet 2008

Il faut panser ses pensées

"Adopteunmec.com" me déprime.

Julien me recontacte comme si de rien n'était alors que lundi dernier, je lui renvoyais via collissimo, toutes ses affaires.
Il a du les recevoir aujourd'hui.
J'y joins tout-de même une carte avec une citation à la con à laquelle je me rattache douloureusement, une citation promouvant le bienfait de l'absence dans les grandes passions et ses méfaits dans une passion médiocre.

En gros, il sait que je l'aime et que j'espère que tout s'arrangera.

Mais je suis naïve.

En effet, dans ce tout, il y a la distance dont nul n'est responsable, l'amour pour son bateau que je ne peux en rien détruire, sa gaminerie qui fait toute sa force d'attraction bizarrement.
Dans ce tout, il y a Paris et mes vacances en Corse, à Berlin puis dans le Sud-Ouest sans lui.
Ce tout inclut également ma rentrée en septembre et cette année d'inspection, son goût un peu trop accru pour la drogue, l'alcool, la mer et sa mère.

Ce tout est empli de son goût pour le jeu et du mien pour le je.

Ce tout ne représente pourtant à mes yeux ni plus ni moins que lui.

Il me fait rire et rêver contrairement à ces mecs fanés des sites de rencontres et tous ces ex, désireux de se faire sucer avec dextérité.
Désolée les gars, à vos queues, je préfère de loin les bananes...et les nem.
C'est dire...

Ma copine noire s'est mariée ce week-end, elle semblait stressée à la mairie mais le buffet était copieux, le château très à mon goût et les invités, rayonnants.
Un jour, je me marierai.
Et je ne serai pas noire.

dimanche 4 mai 2008

La fascination du pire

J'ai pleuré à 14 heures, mangé un carré de chocolat à 16 heures et vomi à 16 heures 30.

J'ai vomi ma faiblesse, j'ai vomi ma dépendance, j'ai dégueulé ma peine et craché l'océan de vague à l'âme.
L'atlantique, pour sûr.

Avant le vomi, avant les larmes, j'ai fait s'envoler mes pensées via le vent normand. Le vent fut aussi bon que les crêpes juteuses et les moules, petites.
La pluie aussi violente que le lit de l'hôtel, minable et le retour du marin, timide.

Depuis une semaine, ce même texto quotidien : "Tu fais koi?", depuis une semaine mes textos toujours (trop) tendres et depuis une semaine, sa peur.
Il y a deux jours, je lui demande : "Tu m'aimes?" et lui de me répondre : "Je le crains".

Craindre, hélas, sous-entend attendre le pire.

Et si le pire, c'était moi?

jeudi 24 avril 2008

Un mât, des maux

Depuis 5 mois, seules les rubriques amour, spleen et vacances de ce blog ont de quoi manger.
Pourtant, je ne crains qu'une chose; c'est que bientôt, chaque rubrique retrouve de quoi subsister jusqu'à la saison prochaine.

Pas de nouvelle de lui depuis son retour en grandes pompes puantes.
Juste un texto le lendemain : "Je vois que tu boudes vraiment", auquel je n'ai pas pu résister de répondre dés le lendemain, et le surlendemain, et gentiment en plus.

Mais sans rendement aucun.

En vacances aujourd'hui, hélas.
Les gamins ont pourtant parfois cette capacité de me vider presque assez pour que la fatigue du corps et de l'esprit l'emporte sur mon besoin de son corps et de son esprit à lui.

Il va falloir trouver moult occupations : rappeler des ex, décupler mes séances chez le kiné, faire semblant de trouver du plaisir lors de l'exposition de Sophie C. ou de Camille Claudel.
Aller au cinéma avec untel et rentrer bourrée avec unetelle. Réenvisager sérieusement de trouver avec Anais des cours de tectonik fréquentés par des bobos et trouver, avec elle, la force de son mât à lui.

Accepter de me faire belle pour d'autres qui eux, le remarqueront.
Reconquérir peut-être cheveux gris dents jaunes pour garder une façade lisse et faussement attirante.

Et tel un retour à l'adolescence, cette envie de citer Goethe in Les souffrances du jeune Werther :
" Ah ! ce vide ! Ce vide épouvantable !
Souvent je me dis : si je pouvais, ne serait-ce qu’une fois, le serrer sur mon cœur, tout ce vide serait comblé."

"J’ai tant de richesses et mon sentiment pour lui engloutit tout ; j’ai tant de richesses et sans lui tout n'est plus rien pour moi."

Dommage que Simon soit parti avec mon autre livre à moi : Journal d'un séducteur...

dimanche 20 avril 2008

Pourtant, moi, j'aimerais bien que quelqu'un m'attende quelque part

Pour l'attendre dignement à sa sortie d'avion, j'avais joué la pute parfaite : maquillée, mini-jupée, bottée et parfumée. J'avais même acheté un sourire par le biais de quelques bières dans le bar de l'aéroport et pour apprendre à être cool, les avais bues, debout, au comptoir.

J'étais rouge d'émotion à sa vue. Il me montrait ses photos de Dubai dans le RER et moi de trouver les tours môches, de m'indigner contre le capitalisme et l'esclavagisme ambiants et lui de m'assener d'un leit motiv pesant :
"Ca va pas, ça va pas, ça va pas, tu n'as pas l'air heureuse, qu'est-ce qui t'arrive...etc?"

Arrivés à la gare (car c'est parfois ça nos retrouvailles, entre 2 lieux minables sans intermède cul-turel), des reproches de sa part :
"Tu trouves qu'on communique tous les 2...blablablabla?"

Pour la première fois de ma vie,
j'ai retenu mon hystérie que je pensais jusqu'à présent ancrée en moi comme ma bouche ou mon nez : Après lui avoir certes, offert le spectacle de quelques larmes, je l'ai accompagné à la porte du train, lui ai dit :
"Tu me casses les couilles" (ce qui prouve que pour une fois, les couilles, j'ai voulu les avoir), lui ai fait la bise et me suis cassée, sans même me retourner.*

J'en pleure encore mais ça portera ses fruits cette revendication, il faut que je m'en persuade....
Il le faut.

dimanche 2 mars 2008

Beurre salé






"Par rapport à n'importe quel acte de la vie, l'esprit joue le rôle de trouble-fête"
Cioran

dimanche 24 février 2008

Cheveux courts, idées trop longues

Il trouve mon sourire magnifique et en me quittant, m'envoie comme un glaviot en pleine façade par trop lissée ces petits mots emprunts d'une maladresse qui eût été touchante dix ans auparavant dans la bouche d'un bellâtre aux cheveux gominés :
"Même si il ne se passe jamais rien entre nous, discuter avec toi en dehors de l'école, c'est toujours un bonheur."

Je souris et regarde partir l'oiseau par politesse, presque triste de ne remarquer encore que sa calvitie naissante sur sa touffe grisonnante.

Je demande ensuite à mes copines l'effet qu'il leur a fait :
"Il fait vieux quand-même".
Je les embrasse aussitôt et éternelle enfant insatisfaite, joueuse et marionnette du monde, m'exclame :
"Je sais maintenant que c'est le marin qu'il me faut"

C'est vrai quoi, je n'ai plus de rêve, à quoi m'agripper et que caresser sinon ses cheveux...?

samedi 24 novembre 2007

marine

Je l'avais prévenu quant à mes attentes :
"Si je ne te trouve pas assez beau à l'instant même où je te rencontre, nous ne passerons pas la soirée ensemble".

Vendredi après-midi, diagnostic ultime du médecin au sujet de ma jambe :

"-Vous pouvez reprendre toutes vos activités, mademoiselle
-Toutes? Vous en êtes bien sûr?!"

Sourire béat en quittant ce beau savant-fou m'ayant annoncé pourtant me reprise du boulot ce lundi.


J'appelle aussitôt le marin pour lui demander de me mettre sa corde de "la" sur une guitare qui me démange. Il connaît mes conditions et je doute fort passer cette soirée dans ses seuls bras si je m'appuie sur nos conversations juvéniles (sur)passées..

Et pourtant. Wahou : Beau. Chevelu. Lèvres épaisses. Yeux en amande. Corps sculpté. Non timidité et drôlerie. J'adhère, j'adore, j'achète.

Je regrette dés lors que je le vois les sournoiseries crachées à son égard sur mon blog car ses deux phares sombres dans mes billes bleutées et mon innocence m'est rendue.

Soirée nuit et matinée collés, sans faire l'amour tant je redoute d'avoir, outre la jambe, perdu la main.

Mon marin ressemble au meilleur ami de Mi : Tous les garçons qui ont comptés avaient leur sosie dans ma petite vie.

Il m'a laissé en souvenirs, une dose de weed et un t shirt aussi grands que j'ai le visage rouge de lui, bien meilleur rendu que le rouge de la honte que je me traîne depuis un mois.

En une soirée, j'ai perdu les années que j'avais, par fainéantise subaigue, regagnées en un mois. Et même encore plus.

Preuve en est : je lui ai glissé dans la poche de son blouson un papier Hello kittyeste gribouillé de ces mots : "J'te kiffe. -M-"

Le week-end prochain, enfin, je me jette à la mer car je lui manque déjà.

lundi 19 novembre 2007

T'as voulu voir la mer et on a vu ta mère

Peut-être ma boule dans le ventre trouve t-elle sa légitimité dans cette apathie prolongée.
Peut-être va t-elle rester après cette mise en mode pause ou partir dés que je sortirai de chez moi pour rejoindre Noémie ce soir.

La vérité s'agrémente pourtant de la commande ce matin du guide de la dépression, dont on fait beaucoup la pub à la TV : cool, je reste à la mode.

Je ne m'endors plus depuis quelque, persuadée que je ne me réveillerai plus.
Les lexomil ne me font guère plus d'effet que tous ces garçons qui cherchent à me plaire.

Alors, après avoir fait déclaration d'une flamme imaginaire au papa chevelu de l'an dernier, j'appelle le marin avec qui je converse quatre heures malgré son language post-ado, son lieu de résidence où ma déprime passagère trouverait toute justification et ses pullovers qui piquent aussi fort que ma boule ne grandit..

Il est à peine plus grand que moi, aime trop la bouffe pour être suffisamment agile au lit, ne finit jamais ses phrases, me traite d'"affamée" quand je lui parle seulement de Simon.

Mais la mer...

vendredi 16 novembre 2007

Ce soir, j'ai répèt'

Il me dit : "Ce soir, j'ai répèt'" puis me somme par texto de ne pas draguer ce soir et moi, de sauter sur ma jambe de bois.
Ouf, j'ai re 15 ans! Le sourire revient tout de go.

Depuis 3 semaines, je nourrissais de sérieux doutes quant à mon âge : plus fatiguée et moins rock que ta grand mère, ne me servant à rien, je ne voulais servir à personne tant ma jeunesse noircissait à l'image de ma jambe.. Ouais, c'est pas folichon cette histoire de jambe qui n'en finit pas de s'enliser dans une apathie que médiocrement, elle me communique la salope.
Mais il faut bien que salope subsiste alors, cyniquement, je la remercie.

Je reste irrésistiblement maladroite, pourtant j'aime à laisser souffrir le gauche, le côté du coeur.

Toute nouvelle rencontre ne m'est guère recommandée en cette période de vacuité cul-turelle. Alors, les soirs où j'ai 15 ans et qu'il m'est permis d'écouter BB Brunes, je chatte avec un jeune marin guitariste chevelu et gentiment barré. Je le vois en web cam et je souris comme lui, pour lui, avec lui, avec moi surtout. Il m'écrit dans un français grammaticalement incorrect, me fait penser à moi à 13 ans mais ce sourire.
Il ne vit pas à Paris, mais je ne parie plus rien de la vie : je paris et je souris. Il vient me voir dans une dizaine de jours.
On parie qu'il me sourira?

Je reprends le 26 : Comme d'hab' mon malheur est tombé au moment fortuit : celui des grèves.

Je suis une rescapée et bientôt la mer me portera.

samedi 27 octobre 2007

Erythème noueux c'est môche comme nom, je lui préfère" vacances" mais bon...

Ce week-end, je me préparais à eux :
agrémentés de : , de bouffe et d'amis.

C'est ainsi qu'épuisée de bonheur, j'aurais entamé ma nuit : ...


Mais, à cause de cette horreur nommée "érythème noueux" (arghhh) : (non, ce n'est pas ma jambe : la mienne, elle est encore plus gonflée mais moins rouge, moins dégueu),
j'aurai pour seuls amis deux frères DVD : et sur lesquels, maladroitement, je renverserai de la s'ils sont trop chiants.

Heureusement que parallèlement à ce programma alléchant, de la joie sur pattes en plusieurs exemplaires (on appelle ça amis) vient parfois voir ce qui se passe dans mon Paris à moi.

Lundi, à l'issue du diagnostic, je saurai si mes vacances entières sont foutues.

mercredi 15 août 2007

Envie de faire l'amitié

Je reviens de chez "petit S".
Je n'aurais pas pris le train de banlieue pour un autre aujourd'hui.

Debout, à ses côtés, je me mets dans la position de la fille qui fait caca pour être à sa taille.
Vite, il faut que je m'asseye, même si c'est pour me retrouver devant "Marseille-Valenciennes" entre son frère et lui.

Il n'a pas compris qu'il est bien plus grand que moi le petit.

Il m'appelle toujours son icône, me conseille de me couper un peu les cheveux derrière, regrette encore et toujours mon mètre 98, me caresse les mains et tente de me voler des baisers sur son canapé en cuir rouge. Il se demande si je ne suis pas presque folle, me complimente sur mes seins et sur ma veste kaki avec des rapiessements sur les coudes. Il m'appelle Olga et me charrie en allemand.

Sa copine, rencontrée sur Meetic, ressemble à Kenza du loft. Mais bon, elle mesure 1m58, la pute.
A juste titre, il m'affirme que sur un tel site, je ne me serais jamais attardé sur sa fiche, "ça aurait évité les déconvenues".
Il plaisante avec insistance sur son envie que je le "pépom" puis qu'on "fasse l'amitié".
Il me fait rire : il me ferait jouir, évidemment.

Du coup, je l'inscris tout de go dans mon top amis de Myspace de mes deux. Cela me permet de voir son bureau, d'esquiver encore ses tentatives d'approche, de lui demander sa carte de visite (on en fait des conneries avec les petits!).

Je me fixe 22 heures pour partir et je m'y tiens rien que pour entendre son :
"Tu veux pas rester dîner? Tu peux dormir ici..."
Mais pour la première fois peut-être, je respecte un objectif.
Il me vole un baiser devant l'ascenseur, c'est marrant, on dirait qu'il saute pour m'atteindre.
Je pars.

A sa fenêtre il me parle pour me dire de faire attention sur le retour avec mon décolleté, il me trouve belle en bas avec mon parapluie, me conseille de faire du théâtre, me rappelle qu'il faudrait vraiment que je fasse 1m60.
Difficile de me résoudre à lui tourner le dos...

Pourtant, c'est avec la gare que je flirte, puis avec un big Mac que je conclue.
Je le mange devant MSN où je le retrouve pour lui annoncer que j'ai envie de me couper les jambes.
Ses maux en réponse :
"Tu mérites un beau mec sérieux, t'es splendide.
Fais pas ta bouffonne t'aurais fais 1.68 je t'aurais kiffé grave : j'aime ton genre,
j'aime ta personnalité, ton physique.
Avec 10 cm en moins je te faisais la cour."


Putain, merde, fait chier.

lundi 13 août 2007

Les jolies colonies de vacances

Bronzée, magnifique, vertigineusement décolletée, je commence à m'y perdre parmi toutes ces invitations mâles.
Pourtant, je ne suis rentrée qu'hier soir.

Berlin se suffisait à elle même, je ne m'épancherai pas sur mes balades à vélo encadrant le brunch à 8 euros et le Kaffe Kuchen ni sur les nuits branchées par trop gays.
Cette ville m'a aimée simplement, sans cet immense besoin de me rendre d'elle, passionnée.

Tout autre combat concernant Biarritz.
J'ai regoûté aux sensations de la colo, celles du ventre qui chatouille comme quand, enfant, on se balance trop fort sur la balancelle en petite robe rose flottante, faisant découvrir innocemment sa culotte blanche dentelée sur les côtés que maman met dans le panier à linge sale le soir, énervée de voir qu'on ne sait pas encore s'essuyer les fesses.
Normale cette sensation, je suis partie en colo pour adultes :l'UCPA.

Parmi cette majorité de beaufs ou de Décathloneurs, j'ai trouvé là-bas une place d'icône grande-gueule-classe parisienne. J'ai sur joué ce rôle et pour troubler les pistes, l'ai teinté d'un côté caille-ra dans le parler.
Il me fallait surtout cultiver mon côté non-sportif.

Ça n'a pas loupé, j'ai rencontré puis captivé le cynique, froid, séducteur du groupe: une gueule, certes, des couilles, je n'en sais rien...

La première fois qu'il m'a dit son métier, je lui ai répondu que ça ne me faisait pas rêver et je me suis cassée, contentant d'autres garçons plus simples.
Il est revenu à moi le soir même :
"J'adore ton caractère. Tu es nature.
Si je faisais 1m90, je t'épouserais sur le champ et te ferais 2 gosses".


Un mètre 68 au compteur le grand.
Amourachage de part et d'autre mais refus de sa part d'oser se heurter à une relation si "peu pratique".

Au fond, il a raison : Je me plais à penser cela les premiers jours.
Mais sans cesse ses regards sur moi, ses compliments ou ses attaques.
Sans cesse ses demandes de me voir le soir. Sans cesse ses :
"J'aime trop ta gueule. T'es vraiment une icône ici".

Et un soir, embrassades et sa phrase :
"Arrête de respirer comme ça. On dirait que t'as Brad Pitt dans le lit." Ses baisers interminables, comme s'il craignait de passer outre un millimètre de mon visage et de mon cou. Sa volonté que je dorme dans ses bras qui sonne mon refus de lui obéir.
Un lendemain laconique.
Un surlendemain "explicatif" suivi d'une amitié quasi exclusive.
Une amitié comme en haut, sur la balançoire.

Il s'appelle S. Ses 35 années me cadrent, me maîtrisent, son dégoût pour le vernis fuschia sur mes orteils me rappelle à I., mais son mètre 68 l'annihile : "Je fais 1m10, regarde ce que je représente par rapport à toi!"

D'ordinaire, c'est moi qui me refuse aux "petits".

Le dernier soir, c'est dans le hamac que je frôle des lèvres, cherche des mains, drague une oreille. Une oreille de 19 ans.

Ce soir, comme chaque autre, S. m'attendait dans son lit.
Mais celui de 19 ans peut m'embrasser devant ma porte lui, après s'être accroché à ma main, du hamac, à ma chambre.

Hier, en me quittant, S. m'a embrassée. J'étais sur mon transat. Devant les autres. Des baisers redondants sur mes lèvres stupéfaites.
Puis il m'a appelée, hier, aujourd'hui, il veut me revoir à Paris.

J'ai passé de superbes vacances.
Reste à trouver la tong Gucci à mon pied.
Reste à devenir superficielle.