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dimanche 12 septembre 2010

Miroir, mon moche miroir...

Depuis la rupture-pause d’avec mon BB (blond-banlieusard), je ne cesse de faire le ménage et de voir mes amis. Le reste du temps, je pleure.
1) Mais voilà, est-ce BB que je pleure ou la perte de moi à travers ce que j’interprète comme la perte de son amour?
2 )BB, est-ce un miroir déformant ou un être admirable?
3 )Est-ce que l’amour, c’est vraiment aimer l’autre ou l’image qu’il nous renvoie?
4) Et si les deux ingrédients cohabitent? Dans quelles proportions?
Ai-je de fait, déjà aimé?

Allez, philosophons, Amel Bent l’a fait après tout.

1) Je t’aime, moi pas, t’es trop moche.
Michaël m’a toujours mise sur un pied d’Estal, décrétant que j’étais la «meuf la plus mortelle de tous les temps».
Sauf que moi, je m’aime moyennement, limite pas. Alors ses compliments, au début, m’insultaient et je me disais que si lui me les offrait sans compter, c’est parce qu’il appartenait à la sous-race des toutous moches.
Je l’ai donc fait baver et remuer la queue, Michaël.
Il avait le poil doux et n’aboyait jamais, et ma baballe, il allait toujours la chercher, sans s'essouffler, mais la langue pendante, toujours.

Il est devenu mon meilleur ami, mon fidèle compagnon.
Je ne le baladais pas trop parce que son pedigree, à mes yeux, n’était pas AOC mais dans l’intimité, nom d’un chien, je l’aimais.
Puis, je l’ai emmené chez le toiletteur. Enfin, je pouvais l’exhiber.
Je commençais à l’aimer comme un homme, et non plus comme le chien que j’oubliais qu’il était.

2)Le 78, osons le dire : c’est la province.
Michaël aime la musique des années 80, quand il danse, on dirait un ado rappeur des beaux quartiers, il bégaie et zozotte un peu, a toujours une binouze à la main, quand ce n’est pas son membre vaillant.
Sa famille, ce sont ses «potes», sa vie est une «teuf» et moi, la femme de sa vie.
Il regarde Infosport, est fan du PSG.
Non, je ne l’admire pas.

Il trouve que je suis ce qu’il y a de plus beau sur terre, que je suis dingue au lit, drôle à en mourir. Enfin, il trouvait.
J’aimais donc l’image qu’il me renvoyait. CQFD.

3)Pourtant, Michaël, je l’aime.
Parce qu’avec lui, je suis moi, parce que sans lui, je suis mal. Parce qu’il déteste Arnaud Fleurent Didier et les hypeux qui écoutent des noms de chansons que même pas on sait si ils existent. Parce que j’aime la nouvelle scène française et les hypeux et que lui pas du tout et que je trouve ça drole.
J’aime sa peau, sa bouche, son regard sur moi et ses tremblements quand il pose ses yeux trop longtemps sur un être qu’il voit tellement mieux que ce qu’il n’est vraiment.
J’aime qu’il aime «Titanic» et que je déteste ce film.
J’aime quand il est dans sa voiture parce qu’on dirait qu’il est dans une auto tamponneuse.
J’aime qu’il se joue de la vie mais qu’il joue pas, pas avec moi, car l’amour, ça plaisante pas.
J’aime son souvenir et j’aime qu’il m’aime.
Je ne sais pas si c’est lui que j’aime, mais je l’aime.

4)80% d’amour de moi + 20% d’amour de lui.
Je suis Mel à 20% sans lui. Faut qu’il revienne.

5)Oui, j’ai déjà aimé pour la beauté du geste.

mercredi 4 mars 2009

Viens voir le docteur, non n'aie pas peur...

"Doctissimo : En matière de désir, vous dites qu'il faut parfois se laisser porter par la vie. Quel est le lien ?
Dr Sylvain Mimoun : La sexualité n'est pas seulement contenue dans les organes. Elle procède aussi de notre capacité à être heureux. C'est ce que j'appelle "garder sa lumière intérieure allumée". S'autoriser à vivre, accepter l'émergence du désir, se réjouir du plaisir que ce désir peut donner, permet de laisser grandir cette sensation quand elle se présentera dans sa vie... Quelqu'un qui se laisse porter s'autorise plus facilement à recommencer et à s'améliorer
"


Urgence gynécologie. Ca brûle, j’ai l’impression de prendre feu. Aie.

Première consultation chez Sylvain Mimoun dont j’apprendrai plus tard qu’il a écrit un bouquin sur le désir des femmes et qu’il a vendu ses tapis, ses doigts et sa cul-ture dans l’émission de radio de Brigitte Lahaie. La vérité.

En découvrant mon intimité très très enflée, juste cette phrase :
« Vous, vous êtes une grande cérébrale. »
Je bafouille un peu puis finis par lui demander :
« Euh…oui…Comment vous le savez, d’abord ? »

Il me répond que j’ai une grosse infection et sans même m’écouter m’épancher sur ma vie, comme je l’aurais fait sur facebook, m'apprend que je couche avec des garçons que je ne désire pas fondamentalement et que mon corps m’en punit parce que
« le désir, mademoiselle, vous comprenez, c’est avant tout l’acceptation du bonheur ».

J’en touche mots à l’homme tout petit dés mon retour :
« Si tu savais à quel point je te comprends , chérie… »

La vérité, Mimoun, la vérité !

Bon, je fais quoi maintenant ?

dimanche 1 mars 2009

Pour me comprendre

Je n'ai pas encore fait offrande de mon corps à l'homme tout petit.
En effet, dés lors que je sens une relation possible,des sentiments naissants, que l'autre m'émeut, mon corps se referme à ce dernier.
Et ce n'est pas qu'une image.

Le moindre enjeu, la moindre pression deviennent alors remèdes à mon excitation.

J'ai presque envie de te chanter "Pour me comprendre", de Michel Berger mais tu comprendrais toujours pas, car j'en suis moi-même incapable.

Hier, je m'offrais Giovanni à l'apéro et un autre pour la nuit.
L'homme tout petit est doublement cocu.
L'homme tout petit me plaît.

dimanche 8 février 2009

Je voudrais seulement dormir...

Giovanni vient de frapper à ma porte. Pendant 20 minutes. Il savait que j'étais chez moi: de ma cour d'immeuble, on devine ma lumière.

Je ne lui ai pas ouvert juste parce que je n'ai pas mis mes lentilles de contact et parce que j'ai mes règles.

Pourtant cette nuit, nous dormions nus. Ensemble.
Après avoir dansé sur la musique de Rabbi Jacob et pogotté sur Rage against.
Après qu'il m'a dit qu'il était sûr que jamais de ma vie, je n'avais pleuré. (Alors que même devant un épisode de friends, je suis capable de me salir les lunettes, à l'instant aussi, d'ailleurs)

Après nous être regardés 10 minutes dans la glace jusqu'à ce qu'il me fasse avouer, que oui, on était beaux ensemble.(et après?)
Hier soir, je n'avais ni lentilles, ni règles.

Je rêve de dormir avec un garçon.

Juste dormir.

mercredi 28 janvier 2009

J'ai perdu dix ans et un menton en une nuit

Desquamation de la peau au niveau du menton.

Pourtant, l'accident date de samedi soir.

Râpée par mon meilleur ami.

Ne plus jamais embrasser de garçon au poil dur.
Ne plus jamais partager à deux, 3 bouteilles de champagne (sauf si le garçon est beau même à jeun)

Un meilleur ami d'1m72, un meilleur ami présent déjà à mon anniversaire des 17 ans, un meilleur ami trinquant à ma majorité. Un meilleur ami m'aidant même à pencher pour un B pour un tel et m'incitant à noter rondement un autre parce que quand-même, y a pas que l'acte en lui-même.

Bref, j'ai couché avec lui toute la nuit et j'y repense, une âpre boule dans le ventre.
Du dégoût, mes amis.
Je n'ai d'ailleurs jamais rappelé mon ingénieur.

C'en est fini des moches.

mercredi 21 janvier 2009

je me "laisse" aller

Cette nuit, Elie tentait de me faire l'amour sur un toit, lors de la fête de l'école. Mon coeur battait parce que je le trouvais beau mais des enfants ne cessaient de nous interrompue dans notre valse aussi vaine que l'est sa beauté.
C'était un rêve.

Ce week-end, c'est pour de vrai que l'ingénieur m'arrachait mes vêtements, m'appelait sa chérie pendant l'amour, me faisait l'amour comme on borde son enfant, me faisait sentir à quel point j'étais à ses yeux la Carole Bouquet de "trop belle pour toi".

Le haut qu'il a sauvagement détendu -tant son désir est grand pour un petit corps comme le sien-, il l'a remplacé le lendemain, courant dix magasins' à l'affût du même, et ce matin, devant ma porte, je le retrouvai en neuf, en beau.

Comme doit l'être son amour naissant pour moi.
Comme l'est ma décision de ne plus croire au prince charmant mais juste au garçon bien sous tous rapports.

Même si je le nomme sur facebook mon nain germanique, même si on dirait qu'il va rendre l'âme à chaque fois que j'effleure la partie comestible de son anatomie, même si je sais dés lors à quel point je vais lui faire mal.

samedi 10 janvier 2009

Mâle barré?


Je réfléchis à l'éventualité de réouvrir ce blog à la populace incluant de fait papa et mes amants.
Après tout, blog public ou privé, ma vie amoureuse reste en demi-teinte.
Vous me direz ce que vous en pensez, hein?

J'ai rêvé bébé cette nuit : grossesse, accouchement réussi, découverte d'un petit ange à la naissance, jusqu'à ce que ma mère, assistant à la scène, me demande :

"Il est de qui?".

Et moi de répondre que son père est enseignant (ou un autre métier pas mal, je crois) et la mère juriste (un truc dans le genre sérieux, quoi) et elle de m'affirmer :

"T'es mal barrée!"

Incroyable réveil à 8h un samedi, du coup.
Accoucher d'un bébé qui n'est pas de soi, est-ce la tragi-comique métaphore de ma vie? (c'est une vraie question, si si)
J'ai donc pris derechef rendez-vous chez le coiffeur car, c'est bien connu : "cheveux courts, idées longues".

A bientôt, les amis.

vendredi 2 janvier 2009

Ouais, quand-même

Le trop ou le pas assez se battent en vain en moi mais contrairement au petit diable et au petit ange dans la tête des personnages de dessins animés, ces deux là restent sans voix devant le tournez manège (et méninges) de ma vie.

J'ai fini 2008, la tête éclatant d'un trop plein virtuel (facebook, deezer, facebook) et d'un Bagdad sentimental.

Je commence l'année avec une tête de noeuds. Et là, franchement, ça me ferait zizir de me faire installer un robinet derrière la tête.

Le marin m’envoie des messages d’insultes parfois, pour l’hygiène.
La mienne d’hygiène, c’est de me laisser tenter régulièrement par le physique presque trop parfait de l’homme au prénom de pâtes.
D’osciller entre moult garçons aussi, mais ça c’est pas de l’hygiène mais de la laque plutôt.

Un serveur d’un bar bobobiobeauchapeau de Ménilmontant me fait de l’œil depuis quelques. Mais pas que. Il m’affuble également de LOL sur msn, de «salut salut » au téléphone et me parle zouk, reggae et bonne humeur : il est divinement beau et saurait me mettre mal à l’aise juste comme il faut.

Et à cette soirée du jour de l’an, celle où si tu bois pas comme un trou, tu risques limite de perdre ta place de winner auprès de tes nombreux fans (parce que putain, j’en ai de plus en plus des groupies mais non non non, ce n’est pas pour autant que je m’aime un peu plus), j’ai bu sans robinet derrière la tête et à 4 heures du mat’ je me retrouvais dans le lit de notre hôte à lui demander combien j’étais bonne.

Un hôte à qui il manque assurément 4 bons centimètres, un poil de dandysme, plein de poils de cheveux ondulés et un kilo de poil de folie. Mais un hôte gentil, bientôt amoureux et d’une culture presque assez estimable à mes yeux. Mais seulement presque. Il reste ingénieur, faut pas déconner.

Cet ingénieur m’a offert un petit-déjeuner royal, un déjeuner royal, des joints royaux, des caresses de bisounours et de l’argent pour un taxi à 18h30.
Et un texto sur-emballé 3 minutes après que je l’ai taxé de nain à l’humour douteux.
Hier, quand je rentrai chez moi, Giovanni m’attendait. J’ai ressenti du plaisir, mimant un peu la Merteuil.

Putain, je suis bien.

Bonne année à vous et merci de me lire.

lundi 8 décembre 2008

liste de rejet

Alors que je me rendais compte, grâce à Noémie, à quel point Giovanni et le marin étaient loin de mes rêves de princesse et loin de moi, surtout, alors que j'émettais même la possibilité de réduire le numéro du marin à une liste tristement nommée "liste de rejet" sur mon téléphone portable, je pris peur.

Et si je n'étais pas en droit de le supprimer juste parce qu'il avait laissé chez moi sa trousse de toilette ultra chère et son parfum à 100 euros et que pour la récupérer, il allait quitter son navire, assurément.
(Précisons que depuis ses douze derniers coups de minuit, il a réglé à zéro son horloge : en gros, il m'appelle tout le temps. Et je ne réponds pas, ça va de soi)

Et si, tout simplement, je le perdais?

Et la sagesse faite femme me lança cette putain de citation de Lavoisier :
«Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.»

Respect Noémie, mais la liste de rejet, quand-même...?

dimanche 7 décembre 2008

Recyclage

Je rêve de pâtes, de Giovanni, de forêt et de récipients en laiton.

Et bien profond dans la nuit, parce que j’ai accepté la veille de lui laisser ma clé sous le paillasson, le héros de mon rêve s’introduit dans mon lit, l’air de ne pas y toucher.

Il me caresse pourtant le visage, les mains, les avant-bras, les cheveux.

Des frissons, la vache ! Rien que ça, des frissons comme là haut sur la balançoire.

Ouf, le noir me sauve : Giovanni ne saura jamais que la douceur est capable de m’émouvoir.
Il me trouverait alors d’un commun...

Une heure d’effleurements de ma peau avec ses mains seulement, j’ai envie de pleurer car je me rends compte que c’est juste de caresses dont j’ai besoin, toute ma vie.
Ou plutôt : de coups, de claques et de caresses.

Il tente de m’embrasser mais je m’y refuse parce qu’on sait jamais, l’haleine, tout ça. Lui croit que je m'y refuse par froideur. Eternel quipoquo.

Quand il me murmure que ma peau est douce, j’ai envie de lui profondément et me laisse emporter dans sa mécanique pour une fois bien huilée.

L’acte fini, je lui dis « Le cauchemar est fini, on peut se rendormir ».
Il me dit alors m’adorer pour mon impudence et mon indélicatesse.
Et parce que je suis la seule à le faire jouir.
Pourtant.

Toujours la même rengaine et les mêmes paradoxes.

Le lendemain, il me propose l’expo Ron machin truc à Beaubourg après les croissants, d’autres caresses, une douche à deux.
Je refuse.

Petite conne.

(Ou tout le contraire.)

dimanche 12 octobre 2008

J'ai mâle


Un pull V et une chemise bien repassée.
Un jean et des chaussures en cuir bien cirées.
Des cheveux gominés.

Mais : sa veste en vieux cuir en toutes saisons et sa brosse à dents, toujours dans sa poche.
Quand je lui dis que le coup de la brosse à dents, ça ne rassure en rien la régulière potentielle que je suis, il me demande si je préfère qu'il soit fiable ou qu'il pue de la gueule.
Et moi, de lui répondre : "Pour le peu qu'on s'embrasse..."

Vendredi soir, je voyais G.
Comme avant, une bouteille de vodka partagée entre son pote, lui et moi, agrémentée de 5 bières par personne en guise d'amuse-gueule.

La tournée des bars abbessois puis chez moi, le tournant.

Pour que son copain s'en aille, G. se met dans mon lit, en caleçon et mime le mâle ronflant. Le docile ami s'en va, laissant face à face deux monstres écumant de chaleur.

G. me déshabille et me met à terre, devant mon miroir pieds (acheté la semaine dernière à l'autre bout de Paris et trimballé dans les transports pendant une heure, coupable potentiel d'un actuel intense mal de dos), il me tire les cheveux très fort, comme pour me punir de paraître en surface, si angélique.
Nous sommes vraiment bien imbibés.

Il m'oblige à me regarder dans le miroir quand il me fait "l'amour", et moi de refuser en m'expliquant : "Mais je suis timiiiiidee!", et lui de s'exciter d'autant plus, allant jusqu'à m'ouvrir les yeux, un peu comme dans "Orange mécanique".

Une heure de lutte que je nomme encore "faire l'amour" pour tenter d'aspirer à une certaine moralité.

L'espace d'un instant, j'ai ouvert les yeux, je me suis trouvée ridicule, avec sa main maintenant en l'air une mèche de mes cheveux. Une Punky Brewster, Mary à tous prix du sexe, un peu, mêlée à une O. au bord de la scène finale.

Le lendemain, G. est resté jusqu'à 15 heures 30, traînant son armure du lit à la fenêtre puis du lit au fauteuil mais pas du lit au lit.

Un souvenir musical de cet hier matin : la reprise par Noir Désir de "ces gens là" qui pour la première fois, me fait pleurer car dans les yeux de G., je ne me sens plus "Frida, qui est belle comme un soleil, et qui m'aime pareil, que moi j'aime Frida, même qu'elle me dit tout bas qu'on aura une maison avec des tas de fenêtres, avec presque pas de murs, et qu'on vivra dedans, et qu'il fera bon y être, et que si c'est pas sûr, c'est quand-même peut-être"

Non, je ne me sens plus Frida, le "peut-être", tout au plus.

Il a réparé mon ordinateur, fait le ménage, m'a fait à déjeuner et quand je lui ai demandé si on était ensemble il m'a répondu qu'il s'était coltiné, 4 années durant une "bourgeoise pouffe", alors que l'engagement, tout ça...

Il y a dix ans, lorsqu'on était amoureux, comme s'aiment les enfants, il m'avait fait mal toute une nuit, un peu comme cette nuit. Le lendemain, il s'était effondré et avait émis l'éventualité de me quitter si ça continuait ainsi, j'avais pleuré et lui de m'affirmer, le plus sincèrement du monde :
"Tu ne comprends pas que ça veut dire que je t'aime, ça".
Et nous nous étions vraiment aimés.
Enfin, nous avions mimé l'amour, comme les enfants de 5 ans, et nous avions vraiment été bons acteurs.

Bonne actrice, je le suis restée : G. ne saura en effet jamais à quel point il m'a fait mal hier. Jamais.

Je ne suis plus une enfant, maintenant, les enfants, je les dresse et les oblige, bien trop tôt à devenir adultes.
Fort possible qu'il y a dix ans, c'est moi qui ai changé G.
Fort possible de fait qu'il ne faille plus que je le revois G.


Au fait, il s'appelle Giovanni.

jeudi 2 octobre 2008

Qu'est-ce qu'on se poêle...

Hier, je quittais mon doux cocon coloré en vue de m'acheter un collier à la mode, de ceux qui sont longs et accrochent divers motifs comme un coeur, une plume, un ange. En gros, quelque chose qui pourrait te paraître moche décrit ainsi mais qui est beau maintenant que la mode en a décidé ainsi et que moi je trouve ça beau.

Et là, le drame : happée par la vitrine d'une quincaillerie, je m'y suis retrouvée, négociant avec un vendeur paki très croyant me jurant que le 52 était un nombre porte bonheur et que c'est pour cela que tous les produits de sa boutique se terminaient par ce nombre magique.

Je déambulais alors, même pas honteuse, dans ma rue des martyrs avec une poêle teffal à induction en main à 40 euros et 52 centimes avec un couvercle des fois que je serais prise d'une furieuse envie de sauteuse.

J'ai de fait troqué cette envie de me faire sauter contre un éventuel plaisir futur à faire sauter...des aliments.

Quand G. m'a rappelée ce week-end lors de son court séjour parisien, je n'ai daigné répondre.
La dernière sauterie avec lui manquait en effet de l'assaisonnement appelé communément Amour, devenu quasiment essentiel à la vieille rombière que je campe en ce moment.
Et pas envie d'aller chez l'esthéticienne, il fait trop froid.

Mes amis me voient rampant dans une phase célibataire-cooconing.

Le marin ne se lasse néanmoins pas de m'appeler 3 fois par jour pour me déclarer une flamme qu'il éteindrait aussitôt s'il venait à Paris.
C'est pourquoi il ne vient pas, le con.

Si cette phase célibattante me fait grossir, promis, je serai plus docile envers ces messieurs.
Pas d'urgence donc.

Rien à ajouter, ma nouvelle poêle a besoin que je lui taquine son manche.

Ah, si : Je me demande si je ne vais pas pousser le vice jusqu'à m'acoquiner avec le catalogue 3 Suisses, après le repas.
Pour tout achat, est offert un "énorme édredon polaire réversible".

Que demande le peuple?

jeudi 19 juin 2008

Belle et conne à la fois

A la vue de ma seule bretelle de soutien gorge Aubade en dentelle de Calais, découverte négligemment à cause d’une tunique un brin trop lache, il est ému.

Il me complimente sur ma coupe, mes formes et ma forme, qui malgré les années ne désemplit pas..
Sa main effleure mon poignet et je l’embrasse comme pour lui en témoigner ma reconnaissance.

Au spectacle de mon corps nu, il s’émerveille :
« Toujours aussi belle, tu es la seule à me faire cet effet.
Dix ans qu‘on se connaît, pourtant, et je ne me lasse pas…
 »

Je m’assois sur lui et me laisse à mon tour envisager, admirer, désirer, déguster, et bouffer.
Il se régale de mon corps et son cannibalisme ne m’importune pas outre mesure.
Il me parle en se donnant pour me permettre de lui répondre. Comme s'il savait que cela m'avait manqué. Comme il le savait ce foutu besoin.
Je le connais depuis toujours.

Le marin est à des kilomètres, l’espace d’un instant.
Je le voudrais loin à présent.
Pas de remords, un juste équilibre.

Hier, pourtant, je décidais de répondre à son appel et lui de continuer de nier, en s’énervant et en retournant même la situation à son avantage, bel enfant qu’il est et que j'aime :

« Si tu ne me crois pas, je crois que nous n’avons plus rien à nous dire.
Vas-y, traite-toi de menteur, pendant que t’y es! »

Et moi, de lui conseiller le plus calmement du monde de se mettre un peu à ma place.

Mais ce matin, je décide de « passer l’éponge », pour envisager autre que ce second rôle de serpillère.
J'en fais part à son répondeur puisque l’Igloo ne daigne me répondre, j’ajoute que quoiqu’il ait pu faire, je sais qu’il le regrette et que cette mésaventure va me permettre plus de liberté et bla et bla et bla…
Puis quelques heures après, je lui adresse un gentil texto.

Aucune manifestation de sa part.

D’où ce moment de liberté, même pas regretté.
Reste à avoir les couilles de le lui avouer, ça serait grandiose, il se sentirait merdeux de n‘avoir oser lui, le faire.

Avoir des couilles pour deux.


Avant cela, je dois le désaimer.

mercredi 11 juin 2008

La chute

Ses roses flétries et durcies d'il y a 2 semaines, je les ai jetées ce matin.

Il ne me reste plus de cadeau palpable de sa part puisque le parfum n'est qu'essence.

Il a de moi une lampe feux rouges, dont chaque L-E-D change de couleur chaque seconde. De fait, il m'a dans sa chambre.
Peut-être cette raison justifie-t-elle le fait qu'il n'éprouve pas le besoin de toujours m'avoir à ses côtés. Ou peut-être veut-il de moi à plein temps mais attend que je fasse l'éternel pas.

Il a daigné répondre à mon texto hier seulement, après 3 jours de mutisme enfantin.

A mon "Guten Appetit", il a répondu : "Merci, à toi aussi", et m'a envoyé une photo de lui, casque de mobylette sur la tête, le soir, en quittant son boulot.
Mais ce matin, rien.

Pourtant, depuis le début, il m'envoyait chaque matin un texto pour me souhaiter une bonne journée et chaque midi un texto de bon appétit.
Mon petit doigt me dit qu'il y a eu fêlure sinon dans son attachement, du moins dans son enthousiasme.

En jetant les fleurs, j'avais conscience de franchir un cap dans ma quête de liberté.
Mais, pour parvenir un jour à camper le personnage de Sagan (il me faut voir ce film!), il me faudra encore moult années.

Vendredi soir, alors que je prenais le train au sortir de mon école, je rencontrai dans celui-ci mon premier amour, le garçon qui m'avait fait rêver quelques mois, à 17 ans.
Il avait alors 24 ans et venait me chercher au lycée à mon lycée du 16ème le midi en bagnole, nous nous y enfermions pour fumer un joint, puis j'arrivais en cours, la tête dans les nuages.
C'était bien car fou avec lui.

Donc, je le revois vendredi dans le train, et, machinalement, je prononce son prénom et son nom, comme pour faire l'appel et me rendre à l'évidence de sa merveilleuse présence.
Il prononce à son tour mon prénom et de sa main de pianiste, effleure mon épaule. Machinalement, je tente de descendre à sa station, histoire de faire semblant de croire l'espace d'un instant, en lui parlant, que c'était mieux avant.
Mais l'émotion et ma maladresse légendaire aidant, je loupe le marche pied et ma jambe tombe dans l'espace bien trop immense entre le train et le quai.
Je manque de perdre l'équilibre et de perdre l'autre jambe quand un mec me remonte. Sauf qu'en me remontant, ma jambe est râpée par le rebord du train. Résultat : le jean foutu, la jambe en sang et à présent des hématomes insensés qui, lorsque je les regarde, me font largement caresser l'idée d'un rôle dans "les dents de la merde"

Encore une blessure augurée par un mâle.

Quand je suis assise dans la cour de récréation à côté du collègue qui m'aime follement, je rêve qu'à sa place, se présente n'importe qui susceptible de me plaire.
Il pourrait alors me demander en mariage.
Avec ce collègue, beaucoup de rires, de points communs, une culture commune.
Un quotidien partagé.
C'est injuste pour le marin.
C'est injuste surtout qu'il ne me plaise pas de folie le collègue.

Hier soir, Simon devait venir chez moi, ça faisait longtemps qu'il insistait pour me revoir et longtemps que la fatigue m'aidait à refuser sa compagnie par trop masculine.
Simon est le plus beau garçon qu'il m'ait été donné d'embrasser et même qu'il m'a aimée.
Bref, à la dernière minute, pensant à mon captain, j'ai annulé notre soirée comme une débutante, via texto, mal à l'aise à la simple pensée d'envisager Simon comme l'être sublime et intéressant qu'il est. Je sais pourtant que je n'aurais pas embrassé mais rien que me trouver seule avec lui m'aurait rendu coupable.
C'est nul.

Je veux que ça change.

mercredi 4 juin 2008

Quatorze ans et demi

J'ai une très bonne amie noire (pour le quota et par amour) et dés lors que je la présente à un mec, il la trouve "très belle" alors qu'elle ne l'est point spécialement.
C'est, à mes yeux, du racisme moderne.

Mes élèves, je les aime d'amour et quand je les prends dans mes bras, je n'arrive pas à me projeter dans un futur proche avec un mini être à moi.
Ça me fout les boules.

J'ai eu 29 ans et j'ai percé ce matin un bouton pas assez mûr sur ma joue gauche, on ne voit plus que lui. Du coup, j'ai 14 ans et demi pour quelques jours encore.

Mon collègue m'aime de plus en plus et la plupart de mes proches le voient comme l'homme de ma vie.
Mais je n'aime toujours pas ses dents mal alignées, sa maigreur et son début de calvitie que je vois comme une pelade.

Sex and the city au cinéma, c'était l'effet pop corn attendu du week-end.

La semaine dernière, je montais les escaliers de mon école avec une collègue nympho et me permettais alors de lui signaler à quel point je trouvais un de mes collègues (le beau musicos), magnifique.
Forcément, je tombai les yeux dans les siens au moment opportun!
Le soir, il prenait le train à mes côtés.

14 ans et demi
, vous disais-je...

Hier soir, alors que je savourai un tajine dans un resto à deux tablées d'Olivia Adriaco qui exhibait sa connerie et son beauf de mec, je faisais se décupler la migraine de Noémie en lui affirmant que je me devais de quitter le marin mais que je n'y arrivais pas.

C'est vrai et fou à la fois ça, je me sens liée à lui, tant et si mal que je ne songe même pas à un autre, même au fin fond de mes nuits.

Pourtant, mon lit est trop grand, je ne fais plus la cuisine pour moi-même, m'ennuie terriblement le soir sans cet autre que moi, ne construis pas grand chose sinon mes fantasmes hystériques.

Je n'ai jamais autant vu mes amis qu'à présent. Je n'en ai d'ailleurs jamais eu autant.
Normal, je suis seule depuis que je suis avec lui.

Je m'attendais à sa visite surprise pour mon anniversaire. A la place, une livraison de roses, la veille, jour de la fête des mères.
Sauf que sa mer, il la voit plus que moi.
Et pour couronner le tout, sa mère, je l'ai vu et revu!

Je dois donc le quitter pour aimer un parisien et lui offrir la chance d'enfanter un mini lui avec moi.
Je dois aussi travailler mais je mange des chips.
Je dois me rendre dans le sud pour l'enterrement (de vie de jeune-fille) de la copine à quota mais je ne ferai ma valise que quelques minutes avant mon départ pour la gare.
Je dois m'aimer plus que lui mais je n'y arrive pas.
Je dois me laisser pousser les cheveux pour enfin les rattacher et rentabiliser ainsi ma cinquantaine de boucle d'oreilles mais ne cesse de me faire raccourcir le pelage par tous les coiffeurs de la rue des Martyrs.

Putain, merde, fait chier.

samedi 24 mai 2008

Mon légionnaire

Je salive devant sa photo exactement comme c'était le cas, il y a quinze ans devant celles d'un Brad Pitt ou d'un Johnny Depp même pas régionaux.
Tu le verrais, tu lui arracherais ses vêtements et tu aurais bien raison parce que Quicksilver, ça va un moment!

Je me dis alors que j'ai vraiment de la chance, qu'il est ach'ment beau et ce sex appeal, rrrr, ce sex appeal!

Une midinette.
29 ans lundi, pourtant...

A cause de son physique, je ne pourrai pas le quitter, d'autant que c'est le roi de l'amour sur canapé, yeux dans les miens qui admirent au même moment la baie qu'on voit de sa fenêtre aussi immense que l'est son adresse à la tâche.

Son amour pour moi semble à nouveau intact, il m'assène à nouveau (au téléphone) de : "Je t'aime mon coeur" et me berce de : "Je suis fan de toi"
De moi, il n'aura que des Merci jusqu'à ce qu'il me prenne dans ses bras, la nuit et que je vois son bras d'enfant. Ce ne sera, hélas, pas avant le 14 juin.

Pour lui, j'ai mis en mode veille mon côté animal qui, pourtant, reste mon écu dans la capitale puisque beaucoup d'ex me recontactent à son simple souvenir.

J'ai renoncé à des échanges verbaux, aussi bien au lit qu'en dehors d'ailleurs, renoncé à une frénésie autre qu'adolescente avec lui.

Si seulement il comprenait qu'il n'allait qu'obtenir la négation de moi en continuant à s'obstiner dans des rapports lui Tarzan, moi Jane....!

mercredi 14 mai 2008

Je sais pas ce que je veux mais j'm'y prépare

J'ai vu sa gueule en web cam à midi : il mangeait.
Ses cheveux ont poussé. Un peu trop à mon goût. Je l'aurais souhaité plus bronzé, un t-shirt plus serré.

Plus de photo de lui devant mon bureau.
Ses affaires autrefois éparpillées, sont presque trop bien rangées dans un placard rempli d'un surplus d'eux.

Pourtant, tout est à reconstruire avec lui.

Il est revenu, comme si de rien n'était, m'a convié au mariage de son frère, j'en ai accepté l'invitation, sacrifiant ma propre soirée d'anniversaire.
29 ans, tu me diras...

Voilà, il m'a endurcie, j'ai pris dix ans dans la tronche à force de camper l'adulte pour deux.
J'ai peut-être un peu moins d'amour à revendre tant, fût un temps, j'en ai donné pour deux.

Je le verrai samedi, après un mois de vide.

Ah, je verrai, je verrai, tout recommencera, je verrai, je verrai, l'amour c'est fait pour ça...
Ou pas.

Beaucoup de sorties ces derniers temps, de rencontres aussi, d'approbations évidentes de mes qualités mais cette foutue retenue, depuis six mois déjà...

mercredi 5 décembre 2007

Madame rêve

Mon premier amour m'a recontactée via Facebook depuis que la mer michel a retrouvé sa chatte, un amour que j'ai harcelé 3 ans durant, après notre rupture mais dont je ne partagerai, demain, rien d'autre qu'un café.



Je ne mets plus de talons depuis que le marin me fait prendre mon pied : je suis amoureuse.

J'imite Bertrand de la star ac' et je le fais rire, je lui dis qu'il ressemble à André Manoukian de la Nouvelle Star et il s'offusque. Je me laisse embrasser le matin et prendre à la papa, je lui dis après notre première fois : "toi, quand tu bouffes, tu prends tout dans la bite" et ça le choque.

Lui me dit que faire l'amour avec moi, c'est "fort", j'aurais préféré "bon" fût un temps mais je m'adapte et apprends, comme lui, à mariner dans un amour naissant. Il habite à 5 heures de Paname, 5 fois plus de chances de l'idéaliser.

Avec lui, je suis bourrée après 3 verres de rhum et m'endors en ronflant, Lofofora à donf.
Devant lui, je me retrouve novice face au dépecelage de langoustines et de homards et ça le séduit d'autant plus.

Ce soir, alors que je m'apprêtais à lire les mails de Mi (j'ai son mot de passe), le marin m'appelle et je culpabilise. D'habitude, je trompe et je ne culpabilise pas, cet acte de presque lecture m'apparaît pourtant bien plus répréhensible.

Je ne poserai pas les yeux sur un autre et ma bouche ne sera plus qu'à lui.

samedi 24 novembre 2007

marine

Je l'avais prévenu quant à mes attentes :
"Si je ne te trouve pas assez beau à l'instant même où je te rencontre, nous ne passerons pas la soirée ensemble".

Vendredi après-midi, diagnostic ultime du médecin au sujet de ma jambe :

"-Vous pouvez reprendre toutes vos activités, mademoiselle
-Toutes? Vous en êtes bien sûr?!"

Sourire béat en quittant ce beau savant-fou m'ayant annoncé pourtant me reprise du boulot ce lundi.


J'appelle aussitôt le marin pour lui demander de me mettre sa corde de "la" sur une guitare qui me démange. Il connaît mes conditions et je doute fort passer cette soirée dans ses seuls bras si je m'appuie sur nos conversations juvéniles (sur)passées..

Et pourtant. Wahou : Beau. Chevelu. Lèvres épaisses. Yeux en amande. Corps sculpté. Non timidité et drôlerie. J'adhère, j'adore, j'achète.

Je regrette dés lors que je le vois les sournoiseries crachées à son égard sur mon blog car ses deux phares sombres dans mes billes bleutées et mon innocence m'est rendue.

Soirée nuit et matinée collés, sans faire l'amour tant je redoute d'avoir, outre la jambe, perdu la main.

Mon marin ressemble au meilleur ami de Mi : Tous les garçons qui ont comptés avaient leur sosie dans ma petite vie.

Il m'a laissé en souvenirs, une dose de weed et un t shirt aussi grands que j'ai le visage rouge de lui, bien meilleur rendu que le rouge de la honte que je me traîne depuis un mois.

En une soirée, j'ai perdu les années que j'avais, par fainéantise subaigue, regagnées en un mois. Et même encore plus.

Preuve en est : je lui ai glissé dans la poche de son blouson un papier Hello kittyeste gribouillé de ces mots : "J'te kiffe. -M-"

Le week-end prochain, enfin, je me jette à la mer car je lui manque déjà.

vendredi 16 novembre 2007

Ce soir, j'ai répèt'

Il me dit : "Ce soir, j'ai répèt'" puis me somme par texto de ne pas draguer ce soir et moi, de sauter sur ma jambe de bois.
Ouf, j'ai re 15 ans! Le sourire revient tout de go.

Depuis 3 semaines, je nourrissais de sérieux doutes quant à mon âge : plus fatiguée et moins rock que ta grand mère, ne me servant à rien, je ne voulais servir à personne tant ma jeunesse noircissait à l'image de ma jambe.. Ouais, c'est pas folichon cette histoire de jambe qui n'en finit pas de s'enliser dans une apathie que médiocrement, elle me communique la salope.
Mais il faut bien que salope subsiste alors, cyniquement, je la remercie.

Je reste irrésistiblement maladroite, pourtant j'aime à laisser souffrir le gauche, le côté du coeur.

Toute nouvelle rencontre ne m'est guère recommandée en cette période de vacuité cul-turelle. Alors, les soirs où j'ai 15 ans et qu'il m'est permis d'écouter BB Brunes, je chatte avec un jeune marin guitariste chevelu et gentiment barré. Je le vois en web cam et je souris comme lui, pour lui, avec lui, avec moi surtout. Il m'écrit dans un français grammaticalement incorrect, me fait penser à moi à 13 ans mais ce sourire.
Il ne vit pas à Paris, mais je ne parie plus rien de la vie : je paris et je souris. Il vient me voir dans une dizaine de jours.
On parie qu'il me sourira?

Je reprends le 26 : Comme d'hab' mon malheur est tombé au moment fortuit : celui des grèves.

Je suis une rescapée et bientôt la mer me portera.