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mercredi 2 novembre 2011

Plus blonde la vie.


J'ai des mèches blondes et des ongles rouges pour plaire à mon amoureux avec qui j'accepte de faire l'amour une fois par semaine. Pour qu'il continue à me dire que mes mèches et mon vernis sont beaux et que ça continue à me donner envie de lui faire l'amour une fois par semaine.

Nous revenons d'Amsterdam lui et moi.
Chaque soir, je m'endormais à 22 heures en me disant que l'amour, c'était pas assez.
Je n'ai donné nulle nouvelle à l'homme grand et médiatique parce que là c'eut été trop.

Mais quand j'achète de la lingerie, je veille toujours à ce qu'elle lui plaise même si sur moi, il ne la verra peut être pas. Et je mets des collants aussi parce qu'il aime ça. Je suis avec un mec qui aime les bas et les soutifs en jeans et je mets des collants et des soutifs transparents et pourtant c'est moi qui refuse de faire l'amour.

J'ai relooké mon régulier intégralement et je rêve de roucouler avec mon amant.

30 (+2) ans.

dimanche 12 septembre 2010

Miroir, mon moche miroir...

Depuis la rupture-pause d’avec mon BB (blond-banlieusard), je ne cesse de faire le ménage et de voir mes amis. Le reste du temps, je pleure.
1) Mais voilà, est-ce BB que je pleure ou la perte de moi à travers ce que j’interprète comme la perte de son amour?
2 )BB, est-ce un miroir déformant ou un être admirable?
3 )Est-ce que l’amour, c’est vraiment aimer l’autre ou l’image qu’il nous renvoie?
4) Et si les deux ingrédients cohabitent? Dans quelles proportions?
Ai-je de fait, déjà aimé?

Allez, philosophons, Amel Bent l’a fait après tout.

1) Je t’aime, moi pas, t’es trop moche.
Michaël m’a toujours mise sur un pied d’Estal, décrétant que j’étais la «meuf la plus mortelle de tous les temps».
Sauf que moi, je m’aime moyennement, limite pas. Alors ses compliments, au début, m’insultaient et je me disais que si lui me les offrait sans compter, c’est parce qu’il appartenait à la sous-race des toutous moches.
Je l’ai donc fait baver et remuer la queue, Michaël.
Il avait le poil doux et n’aboyait jamais, et ma baballe, il allait toujours la chercher, sans s'essouffler, mais la langue pendante, toujours.

Il est devenu mon meilleur ami, mon fidèle compagnon.
Je ne le baladais pas trop parce que son pedigree, à mes yeux, n’était pas AOC mais dans l’intimité, nom d’un chien, je l’aimais.
Puis, je l’ai emmené chez le toiletteur. Enfin, je pouvais l’exhiber.
Je commençais à l’aimer comme un homme, et non plus comme le chien que j’oubliais qu’il était.

2)Le 78, osons le dire : c’est la province.
Michaël aime la musique des années 80, quand il danse, on dirait un ado rappeur des beaux quartiers, il bégaie et zozotte un peu, a toujours une binouze à la main, quand ce n’est pas son membre vaillant.
Sa famille, ce sont ses «potes», sa vie est une «teuf» et moi, la femme de sa vie.
Il regarde Infosport, est fan du PSG.
Non, je ne l’admire pas.

Il trouve que je suis ce qu’il y a de plus beau sur terre, que je suis dingue au lit, drôle à en mourir. Enfin, il trouvait.
J’aimais donc l’image qu’il me renvoyait. CQFD.

3)Pourtant, Michaël, je l’aime.
Parce qu’avec lui, je suis moi, parce que sans lui, je suis mal. Parce qu’il déteste Arnaud Fleurent Didier et les hypeux qui écoutent des noms de chansons que même pas on sait si ils existent. Parce que j’aime la nouvelle scène française et les hypeux et que lui pas du tout et que je trouve ça drole.
J’aime sa peau, sa bouche, son regard sur moi et ses tremblements quand il pose ses yeux trop longtemps sur un être qu’il voit tellement mieux que ce qu’il n’est vraiment.
J’aime qu’il aime «Titanic» et que je déteste ce film.
J’aime quand il est dans sa voiture parce qu’on dirait qu’il est dans une auto tamponneuse.
J’aime qu’il se joue de la vie mais qu’il joue pas, pas avec moi, car l’amour, ça plaisante pas.
J’aime son souvenir et j’aime qu’il m’aime.
Je ne sais pas si c’est lui que j’aime, mais je l’aime.

4)80% d’amour de moi + 20% d’amour de lui.
Je suis Mel à 20% sans lui. Faut qu’il revienne.

5)Oui, j’ai déjà aimé pour la beauté du geste.

jeudi 1 avril 2010

Conne back

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mardi 27 octobre 2009

Je crois qu'il doit rester une demi pizza quelque part

Notre corps, c'est de la flotte, si on ne le bouge pas, il pourrit.

C’est ce que mon ostéopathe m’a dit hier, étonné de constater à quel point j’étais incapable de me relâcher quand il tentait d’apaiser mon terrible mal de dos, triste pour moi en m’imaginant ne jamais lâcher prise.
Faire des manies, tout le temps, pour tout.

Ca fait longtemps, nous. Je suis presque intimidée de revenir ici, sans valise, ni sac de couchage, mais seulement munie d’un attaché case moisissant…

J’ai presque honte de me rendre compte qu’à l’instant même, c’est de boulot que j’allais vous parler. Alors je ne le fais pas. Parlons du vide, plutôt, mais parlons-en vite.

Petit inventaire de mon bestiaire amoureux depuis juin dernier : (c’est l’ostéopathe qui m’a conseillé de remettre mes pendules à l’heure)
En juillet, j’ai couché avec un garçon qui voulait que je lui lèche le fion. Ca pourrait être moche mais comme ça rime, vous ne pouviez passer à côté. Lui, si, il est passé à côté de moi. Dégueu, il était.
Au mois d’août, j’ai failli tomber amoureuse d’un petit gros compensant son habillage ingrat/gras par un humour et une gentillesse à rendre amoureuse une aveugle. Mais mon regard Rayon X ne l’a pas loupé. Ou si, peut-être. De toutes façons, il embrassait mal.

En septembre, je l’ai revu, lui, celui dont je pourrais bouffer la peau, arracher les cheveux, faire cuire la langue, le seul qui a le droit de me porter, de m’emporter, celui dont je peux, dés le matin goûter la peau, sentir le souffle, celui qui me fait tellement mal parce que celui qui fait le plus mâle : Oui, j’ai revu le marin.

Pendant un week-end, nous sommes restés à l’abri de la lumière, enfermés chez moi, à se consommer, à se consumer. Je l’ai regardé m’aimer, il m’a regardé mémé.
Après ce week-end, hormis quelques textos, rien.
Il ne faut jamais allumer la lumière.

Je ne suis amoureuse de personne, je couche de temps à autre avec un mec casé qui jamais ne se soucie de moi hors cabriole. Je ne coucherai plus avec ce mec casé, tiens.

Je n’ai plus envie d’avoir à rallumer la lumière, je veux juste jamais ne la quitter des yeux.

dimanche 17 mai 2009

Ca fait bientôt vingt ans que j'ai dix ans.


Giovanni m'a tiré les cheveux un peu trop fort vendredi soir.
Mais il a le droit,lui: il est beau. Je mens pas, c'est lui sur la photo.



L'homme tout petit ne m'aura finalement jamais fait l'amour et je l'ai quitté pour cette raison, reste à trouver les mots qui font le moins mâle pour le lui annoncer, tant il est peu viril.

Je suis heureuse, les 30 ans me guettent et je n'ai jamais autant été sûre de mon popo-tentiel, de ma différence, de la beauté de mes seins et de la finesse de mes statuts sur facebook.

J'ai passé deux mois et demi avec un petit garçon qui m'envoyait des sms pour me raconter qu'il mangeait du poulet devant un match, ou qu'il partait s'acheter un jean parce que chez GAP, il y avait 50%.
Je l'ai accompagné faire du shopping en constatant à chaque fois que dans chaque jeans, il flottait, j'ai accepté de lui quelques cadeaux dont des dents de vampire-normal vue l'amante religieuse qu'il voyait en moi.

Je l'ai vu pleurer, j'ai caressé son crâne chauve, j'ai supporté d'embrasser son corps inondé de Dolce et Gabanna, il m'a vue en lunettes devant un dvd mais ce n'est pas pour autant qu'il a tenté de réellement me pénétrer.

Fin juillet, il sera définitivement guéri. (cette précision pour ne pas que vous pensiez que je suis un monstre de le quitter maintenant)

L'homme tout petit est bien trop petit.

A moins que ce ne soit moi qui devienne de plus en plus grande.

vendredi 2 janvier 2009

Ouais, quand-même

Le trop ou le pas assez se battent en vain en moi mais contrairement au petit diable et au petit ange dans la tête des personnages de dessins animés, ces deux là restent sans voix devant le tournez manège (et méninges) de ma vie.

J'ai fini 2008, la tête éclatant d'un trop plein virtuel (facebook, deezer, facebook) et d'un Bagdad sentimental.

Je commence l'année avec une tête de noeuds. Et là, franchement, ça me ferait zizir de me faire installer un robinet derrière la tête.

Le marin m’envoie des messages d’insultes parfois, pour l’hygiène.
La mienne d’hygiène, c’est de me laisser tenter régulièrement par le physique presque trop parfait de l’homme au prénom de pâtes.
D’osciller entre moult garçons aussi, mais ça c’est pas de l’hygiène mais de la laque plutôt.

Un serveur d’un bar bobobiobeauchapeau de Ménilmontant me fait de l’œil depuis quelques. Mais pas que. Il m’affuble également de LOL sur msn, de «salut salut » au téléphone et me parle zouk, reggae et bonne humeur : il est divinement beau et saurait me mettre mal à l’aise juste comme il faut.

Et à cette soirée du jour de l’an, celle où si tu bois pas comme un trou, tu risques limite de perdre ta place de winner auprès de tes nombreux fans (parce que putain, j’en ai de plus en plus des groupies mais non non non, ce n’est pas pour autant que je m’aime un peu plus), j’ai bu sans robinet derrière la tête et à 4 heures du mat’ je me retrouvais dans le lit de notre hôte à lui demander combien j’étais bonne.

Un hôte à qui il manque assurément 4 bons centimètres, un poil de dandysme, plein de poils de cheveux ondulés et un kilo de poil de folie. Mais un hôte gentil, bientôt amoureux et d’une culture presque assez estimable à mes yeux. Mais seulement presque. Il reste ingénieur, faut pas déconner.

Cet ingénieur m’a offert un petit-déjeuner royal, un déjeuner royal, des joints royaux, des caresses de bisounours et de l’argent pour un taxi à 18h30.
Et un texto sur-emballé 3 minutes après que je l’ai taxé de nain à l’humour douteux.
Hier, quand je rentrai chez moi, Giovanni m’attendait. J’ai ressenti du plaisir, mimant un peu la Merteuil.

Putain, je suis bien.

Bonne année à vous et merci de me lire.

jeudi 25 décembre 2008

Directrice artistrique


Ce blog n’est pas en train de mourir, il met juste du temps à s’en remettre.

De moi, d’eux. De nous.

Je me suis débarrassée du parasite marin, je continue de faire jouir Giovanni chaque week-end mais il sait désormais que ce n’est pas réciproque.

Mon cercle d’amis s’agrandit et ma volonté d’un il n’est plus qu’une évidence.
Qu’il vienne demain ou après-demain ne changera pas la taille de mes soutien-gorges ni ne réduira mon mâle de dos.

C’est très très con à dire, enfin, à écrire plutôt, mais je sais aujourd’hui à quel point je suis « une fille bien » (je sais, je sais, ça sonne bleuette américaine, à la fois, on s’en fout, c’est Noël).

Je remercie mes Amies de ne s’être lassées de m’en convaincre et à mes détracteurs virtuels d’avoir donné à cette « fille bien » de jolis moyens de défense.

Je suis aimée, que peut-il m’arriver.
Sinon, lui ?

Et moi, après.

samedi 29 novembre 2008

Pire que le balai : le mât dans le cul

Toujours avant d'écrire, ce sempiternel rituel : celui du vide.
Plus de téléphone, pas de fenêtre msn, le lecteur windows média en suspens.
Plus de fenêtre facebook par trop aguicheuse.
Rien.

C'est justement pour ça que je me montre si discrète ces derniers temps : parce que ce vide, je le fuis.
Faut dire qu'il me suit sacrément ce con.

Mes statuts Facebook, bien trop régulièrement remis à jour, à heure presque, ont remplacé trop de maux enchaînes ici.
J’ai peut-être trop de mal avec les connecteurs logiques.
Ouais ,c'est ça. Juste ça.
Je les touche à pleines mains mes petits problèmes de fond : ces petits mathématiciens de connecteurs logiques.

Pourtant, il en est un con-necteur qui me fait revenir à vous : le marin.
Connecteur illogique de ma logique pathétique, celle des maux de tête, de gorge et de cœur aussi, si ce soir, j’accepte de le revoir.

Il est à Paris, le con.

Il s’était pourtant juré depuis avril, de ne jamais tenter de chercher de nouveau sous les bitumes cette plage littéraire que seuls les « prouteux » comme moi aiment à en crever.
Et depuis le 14 juin, je m’étais jurée de ne plus le revoir. Parce que son océan était impraticable. Ni plus, ni moins.

Comme par peur de ce moment où, quand je recoucherai avec lui, il me sera indispensable de lui faire l’article de tous ceux qui depuis lui, ont maladroitement fait grincer mon lit, pourtant flambant neuf.
Peur que sa façon de m’embrasser ne trahisse plus qu’une mécanique pas assez fluide pour qu’entre lui et moi, ça coule de source.

Le marin n’est qu’une tête pleine d’eau robinet derrière la tête et je ne sais que trop l’issue de notre rencontre ce week-end : le démâtage.
A la fois, un mât, c’est sacrément encombrant.

Prendre chair avec lui,tout au plus, parce qu’entre nous, que peut-il m’offrir d’autre ?

Ah , ce vide, je ne le supporte pas. Je viens de rallumer mon téléphone. J’attends le bip bip, son bip bip.

Pourquoi, alors que je le méprise plus que quiconque, je le maîtrise encore moins que moi-même ?

Pas de bip...

Giovanni vient me voir toutes les deux semaines, je ne ressens rien dans ses bras,l'impression d'être sa boîte à musique si, ou peut-être quelques boums et bangs quand il m’embrasse après avoir pris le soin de choisir la partie « blues » de ma playlist. Et que pauvre de lui, il tombe sur "la mélodie du bonheur" chantée par Biolay.
Seule la dérision me fait sourire.
Le mécanisme me débecquette.

D’où l’éternel absence des connecteurs logiques d’une existence d’un mètre 79.

samedi 15 novembre 2008

mouaif

Ma maman vient de m'appeler pour me dire de mettre mon bouquet de roses, fraîchement offert dans ma salle de bain, la nuit.

Le garçon avec qui j'ai partagé l'apéro tout-à-l'heure m'a proposé de partir prochainement en week-end à Amsterdam pour qu'on s'échange les alliances puisqu'on est déjà mariés sur Facebook depuis une semaine. A noël, il m'emmènera en Thaïlande sur l'"une des dix plus belles plages du monde".

J'ai encore 29 ans : Je peux encore dire non.

Il est pas mal ce mari,chef de pub, minet, un peu rond peut-être mais sarcastique et prétentieux à souhait, comme j'aime.

Comme j'aimerais être.

Et ce, pour de vrai.


Je ne suis pas des plus joisses ces derniers temps : trop de Facebook, du sexe mensuel, même pas hygiénique. La peur des rendez-vous, l'angoisse de n'être aussi cool que le sont les débuts de relation.

Des casseroles pleines de peau de lait du marin et de Giovanni pas assez derrière moi, encore.

Putain, merde, fait chier.

samedi 20 septembre 2008

Le marché des amants


Plus de PQ à la maison, je me torche au sopalin.

Plutôt me laisser mourir que d'arborer la rue des Martyrs, toute affaiblie par mon rhume que je suis. Je n'oserai plus être môche dans mon quartier tant les gens s'y embellissent ces derniers temps.

Mercredi soir, avec G., j'ai dormi nue.

Je paie et renonce à des invitations des plus intéressées ce soir.

C'est marrant, le lendemain de cette nuit G, quand je suis rentrée, j'ai trouvé ma vaisselle faite par ses soins, il avait même lavé le verre de moutarde qu'il avait finie le soir, en y trempant goulûment des morceaux de gruyère, il m'avait affirmé que c'était très belge cette habitude.

Est-ce belge aussi d'avoir mis sur ma table de nuit, bien en évidence, une photo individuelle d'école de CP de moi toute sourire, belle et scolaire?

Est-ce belge de me demander lors de notre première série d'ébats si j'ai du lubrifiant "au cas où"?

G. n'est pas belge. Rien de tout ça ne l'est.
Si : le gruyère à la moutarde, admettons.

Manger des frites, boire de la bière et aller tantôt avec un autre, une fois, au ciné, ça l'est.

Toute parisienne que je suis, j'ai mal.

G. a voulu me revoir le lendemain soir pour dormir à mes côtés. Mais j'ai eu envie de m'aimer plus que lui, m'abandonnant à une nuit qui me veut du bien.

G. n'a jamais joui qu'avec moi. Il me l'a redit mercredi soir, comme il y a dix ans.
Et pourtant...

Je ne sais si ma déprime post G. a entraîné mon rhume ou si c'est celui ci qui a entraîné ma déprime post coïtum.

J'ai relu mes journaux intimes d'ado cet après-midi, entre deux passages du dernier Christine Angot.
Un peu pareils finalement.

En effet, toutes deux victimes d'une image froide et incendiaire donnée, malgré nous, à ceux qu'on veut juste aimer.

Comment attirer alors autres que des pervers polymorphes, juste avides de nous faire taire avec leur mât?
Et comment être attirées par des mecs juste bien puisque c'est tout ce que nous tentons de cacher en nous?

Mes amis mecs me conseillent de mentir à mes proies, de ne point leur narrer ma vie d'avant eux, de jouer la princesse, de ne pas donner tout tout de suite.

Tout ça relève du paradoxe : de moi, je ne donne rien puisque ma sensibilité sommeille dans leurs bras. Je joue justement. Je ne donne rien et pourtant je donne trop.


Et en dessous le rien, qu'y a t-il?
Juste moi?
Peut-être.


Allez, je vais finir "le marché des amants".

dimanche 14 septembre 2008

Success story


Hier soir, chez moi, deux pères de familles, aussi frais que mariés et aussi désirables que désireux de ce moi "chaud mais froidement".

E. : celui avec lequel parfois je fume des joints et
David : celui "à cause" duquel je suis sortie 2 mois avec ce Mickaël que je n'ai su que dénigrer il y a déjà deux ans, se disputaient insidieusement le haut de mon podium.

Autour de ce panneau solaire, quelques faire-valoir dont Vincent, qui aujourd'hui, ne souhaite plus me parler.

Seule tentatrice parmi cette horde de burnes, je ne pouvais que me les imaginer se caressant à la simple pensée de mon décolleté, jusqu'à ce qu'ils en oublient le sparadrap sur la joue gauche, qui fort de masquer un bouton, chassait mon visage.

Mon succès n'est plus à prouver.
Reste juste à trouver le successeur du marin.

mercredi 3 septembre 2008

L'infidélité est génétique

Dans ma nouvelle école, l'Eddy que je suis se trouve fort déboussolée face à cette horde de Linette.
Je demeure en effet la seule célibataire sans enfant dans mon nouveau lieu de travail, par trop édulcoré.

Aussi, me suis-je inventée un mec parfait et une passion dévastatrice : le théâtre d'une part pour avoir la paix, d'autre part pour trouver une excuse à quitter cette prison avant 19 heures, contrairement à ces dames dont le métier a certainement plus d'atouts que la bite de leurs maris.

G. (celui qui m'a dit m'aimer la dernière fois qu'il a dégainé sa cartouche) va venir de Bruxelles dans deux semaines. Rien que pour mes yeux.
Nous copulerons à la hussarde, comme à notre habitude.
Il me faudra être encore plus sauvage, distante et évanescente que d'ordinaire si je veux qu'enfin il ose me demander l'exclusivité.

G., je l'avais cocufié quand nous étions ensemble avec Nicolas Rey, qui était alors mon chevalier baisant.
Dans les chiottes de la péniche Concorde Atlantique alors que nous venions de danser un rock endiablé ponctué par des arrosages de nos corps au Ricard et de sa langue partout sur moi pour que surtout, je ne reste pas sale.

Le jour où G. m'annonçait que j'étais la femme de sa vie, je lui avouais cette incartade culturelle. Un mois après, c'en était fini de nous.

Normal à présent qu'il n'ose plus me demander de camper pour lui la fille plan de carrière, que de toutes façons, il exècre.

G. n'est pas le "boy next door" préconisé par Charl'.
G. est l' intello-musico-sensuelo-artisto étalon quoté A+++ au guide -M-(le mieux noté au pieu avant que je ne rencontre le marin dont le mât s'avère indétronable).

Le boy next door, c'est Vincent, qui chaque jour m'appelle des heures durant parce qu'il baigne encore dans la "logique de nos débuts".

Je coucherai avec Vincent quand je serai bourrée et G. me punira de cet écart.
J'ai hâte.

samedi 2 août 2008

Encore en vacances



J'ai troqué mon Julien contre son homonyme qui me voit comme un mélange d'Emmanuelle Seigner et de Marina Fois.

Sur mon portable, pas de vide, au lit, pas d'erreur, quand je prononce son prénom, c'est au marin que je pense.

Ils sont beaux les Julien.

Le nouveau, objectivement, est beaucoup mieux : très beau, parisien aussi tactile que doux et aussi innocent que flatteur.

Sain.

Là est le problème car j'associe mec sain à médecin à défaut de l'associer à mes deux seins.

Bref, ça fait 3 semaines que je ne me trompe pas de prénom.

Cela n'empêche bien évidemment pas qu'en Corse, j'ai couché avec un magnifique moniteur de voile dans une pinède qui portait bien son nom et qu'à ce moment là, je n'ai pensé à l'un ou l'autre Julien.

A Berlin, j'ai embrassé un ami, un homo. Il m'a trouvé goulue.

Demain, je pars dans le Sud, j'espère le tromper de manière à ce qu'il s'en rende compte puisqu'il serait malvenu de le quitter alors que tout avec lui "fonctionne".

Le marin est encore amoureux de moi, il m'assaille de textos et d'appels, amnésique quant à la rupture d'il y a presque deux mois.


Je m'en veux de ne lui en vouloir.

vendredi 11 juillet 2008

Je vais vous manquer un peu

E. a ce visage et ces yeux d'enfants que seuls ceux que je vise possèdent.
J'ai moi aussi un visage et des yeux d'enfants.

E. est ce fameux garçon avec qui je fume des joints, l'été venu, quand sa femme qu'il aime et sa merveilleuse petite fille dorment en ne rêvant plus puisqu'ils ont déjà tout.

E.adore ma peau et ma répartie.
E. veut me revoir mais je ne me pense plus capable de copuler sans amour. C'est un peu triste ; mon corps restant pas mal du tout.

Hier soir, j'aurais pu m'abandonner dans les bras de ce garçon trop beau, trop show biz', et trop "j'suis cool avec mon chapeau",
j'aurais pu être amusée par le fait qu'il se fasse appeler autrement que par son prénom.
J'aurais pu surtout largement me sentir à sa hauteur.
A la place, j'ai pris un taxi avec mes éternels comparses Anais et Matthieu et, dans cet éternel taxi vers le rien heureux, j'ai téléphoné à Julien et ai annoncé à son répondeur que je l'aimais.

Nous étions tous les 3 dans cet éternel taxi il y a 4 ans et c'est à Mi.que je confiais mon amour avarié.

Puis le garçon au chapeau m'a envoyé un texto me confiant son regret de ne pas passer sa nuit à mes côtés.

Pourtant, de ces 3 ersatz de bonheur, je ne reverrai certainement que l'homme marié.

Puis dimanche, je serai en Corse.

lundi 9 juin 2008

Entre 2 personnes, l'enfance, c'est pire que 30 ans de mariage.



Il est immature mais dangereusement désirable,
inconstant mais drôlissime,
égoïste mais irréprochable amant,
macho mais incroyablement sensible,
parano mais écorché vif comme la midinette que je resterai déteste à aimer mais n'aimerait pas détester,
peu littéraire mais "juste" humain

Sa vie est dissolue mais il sait se marrer non stop,
il est contre le mariage mais demeure un insatiable des plaisirs de la vie,
il dit m'aimer mais me laisse sans nouvelle depuis 3 jours et lorsque je lui demande si je viens le voir, me répond : "T'es une grande fille"

J'ai pris mes billets de train pour aller le voir samedi prochain mais pour les raisons énoncées ci-dessus, en guerre l'une avec l'autre, je ne sais ni si je dois continuer à me battre contre lui, contre moi, pour lui ou juste pour moi.

Pour une fois.

mercredi 4 juin 2008

Quatorze ans et demi

J'ai une très bonne amie noire (pour le quota et par amour) et dés lors que je la présente à un mec, il la trouve "très belle" alors qu'elle ne l'est point spécialement.
C'est, à mes yeux, du racisme moderne.

Mes élèves, je les aime d'amour et quand je les prends dans mes bras, je n'arrive pas à me projeter dans un futur proche avec un mini être à moi.
Ça me fout les boules.

J'ai eu 29 ans et j'ai percé ce matin un bouton pas assez mûr sur ma joue gauche, on ne voit plus que lui. Du coup, j'ai 14 ans et demi pour quelques jours encore.

Mon collègue m'aime de plus en plus et la plupart de mes proches le voient comme l'homme de ma vie.
Mais je n'aime toujours pas ses dents mal alignées, sa maigreur et son début de calvitie que je vois comme une pelade.

Sex and the city au cinéma, c'était l'effet pop corn attendu du week-end.

La semaine dernière, je montais les escaliers de mon école avec une collègue nympho et me permettais alors de lui signaler à quel point je trouvais un de mes collègues (le beau musicos), magnifique.
Forcément, je tombai les yeux dans les siens au moment opportun!
Le soir, il prenait le train à mes côtés.

14 ans et demi
, vous disais-je...

Hier soir, alors que je savourai un tajine dans un resto à deux tablées d'Olivia Adriaco qui exhibait sa connerie et son beauf de mec, je faisais se décupler la migraine de Noémie en lui affirmant que je me devais de quitter le marin mais que je n'y arrivais pas.

C'est vrai et fou à la fois ça, je me sens liée à lui, tant et si mal que je ne songe même pas à un autre, même au fin fond de mes nuits.

Pourtant, mon lit est trop grand, je ne fais plus la cuisine pour moi-même, m'ennuie terriblement le soir sans cet autre que moi, ne construis pas grand chose sinon mes fantasmes hystériques.

Je n'ai jamais autant vu mes amis qu'à présent. Je n'en ai d'ailleurs jamais eu autant.
Normal, je suis seule depuis que je suis avec lui.

Je m'attendais à sa visite surprise pour mon anniversaire. A la place, une livraison de roses, la veille, jour de la fête des mères.
Sauf que sa mer, il la voit plus que moi.
Et pour couronner le tout, sa mère, je l'ai vu et revu!

Je dois donc le quitter pour aimer un parisien et lui offrir la chance d'enfanter un mini lui avec moi.
Je dois aussi travailler mais je mange des chips.
Je dois me rendre dans le sud pour l'enterrement (de vie de jeune-fille) de la copine à quota mais je ne ferai ma valise que quelques minutes avant mon départ pour la gare.
Je dois m'aimer plus que lui mais je n'y arrive pas.
Je dois me laisser pousser les cheveux pour enfin les rattacher et rentabiliser ainsi ma cinquantaine de boucle d'oreilles mais ne cesse de me faire raccourcir le pelage par tous les coiffeurs de la rue des Martyrs.

Putain, merde, fait chier.

lundi 19 mai 2008

Flou de moi

Ce qui m'a toujours fait avancer à reculons n'est autre que ce foutu regard extérieur m'entraînant à anticiper, analyser et intellectualiser mes faits et gestes, mes relations et ma vie plutôt que de me laisser entraîner par son tourbillon.

Jusqu'à lui.

En effet, la Mel d'avant consciente d'un amour au goût d'inachevé aurait recraché depuis longtemps ce poison, certes doux mais tellement ponctuel.
Elle n'aurait pas accepté l'idée nouvelle d'avoir tout le temps, elle à se déplacer vers sa rive sans même plus oser demander qu'il ne la rejoigne.
La Mel d'avant aurait osé demander des preuves de l'amour de l'autre, et ne s'en serait d'ailleurs pas contentée. Elle aurait toujours voulu plus : Le goût du meilleur de l'impossible et non l'acceptation soumise des rares miettes qu'un être peut-être plus beau et plus enfant qu'un autre lui lance de l'autre côté du pentagone.

Je ne suis pas heureuse.

Mon week-end était formidable, nos corps ensablés au soleil, puis irrités de ce trop plein de chair, ses Je t'aime au compte goutte et sa volonté de ne plus se heurter à ma capitale mais me voir chez lui, larguer mes amarres.

Même endormi devant Ruquier, je ne parvenais pas à me rendre compte d'une faille certaine de sa passion pour mon simple moi-je.
Pourtant, souvenez-vous l'été dernier de l'homme "Koh lanta"... Pour dix fois moins, je l'ai renié.

Le marin projetait, les premiers mois, de vendre son bateau pour me laisser un peu de son temps. Celui-ci est désormais réparé et il navigue plus que jamais.

Je pense qu'il m'aime, je ne remets pas en cause ce besoin infantile qu'il a de me le dire de temps à autre.
Mais le fait est qu'il ne pense pas que je l'aime, non, il en est convaincu.
Et il va me faire naviguer.

Sauf si enfin, j'emmerde enfin son mât.

mercredi 14 mai 2008

Je sais pas ce que je veux mais j'm'y prépare

J'ai vu sa gueule en web cam à midi : il mangeait.
Ses cheveux ont poussé. Un peu trop à mon goût. Je l'aurais souhaité plus bronzé, un t-shirt plus serré.

Plus de photo de lui devant mon bureau.
Ses affaires autrefois éparpillées, sont presque trop bien rangées dans un placard rempli d'un surplus d'eux.

Pourtant, tout est à reconstruire avec lui.

Il est revenu, comme si de rien n'était, m'a convié au mariage de son frère, j'en ai accepté l'invitation, sacrifiant ma propre soirée d'anniversaire.
29 ans, tu me diras...

Voilà, il m'a endurcie, j'ai pris dix ans dans la tronche à force de camper l'adulte pour deux.
J'ai peut-être un peu moins d'amour à revendre tant, fût un temps, j'en ai donné pour deux.

Je le verrai samedi, après un mois de vide.

Ah, je verrai, je verrai, tout recommencera, je verrai, je verrai, l'amour c'est fait pour ça...
Ou pas.

Beaucoup de sorties ces derniers temps, de rencontres aussi, d'approbations évidentes de mes qualités mais cette foutue retenue, depuis six mois déjà...

samedi 24 novembre 2007

marine

Je l'avais prévenu quant à mes attentes :
"Si je ne te trouve pas assez beau à l'instant même où je te rencontre, nous ne passerons pas la soirée ensemble".

Vendredi après-midi, diagnostic ultime du médecin au sujet de ma jambe :

"-Vous pouvez reprendre toutes vos activités, mademoiselle
-Toutes? Vous en êtes bien sûr?!"

Sourire béat en quittant ce beau savant-fou m'ayant annoncé pourtant me reprise du boulot ce lundi.


J'appelle aussitôt le marin pour lui demander de me mettre sa corde de "la" sur une guitare qui me démange. Il connaît mes conditions et je doute fort passer cette soirée dans ses seuls bras si je m'appuie sur nos conversations juvéniles (sur)passées..

Et pourtant. Wahou : Beau. Chevelu. Lèvres épaisses. Yeux en amande. Corps sculpté. Non timidité et drôlerie. J'adhère, j'adore, j'achète.

Je regrette dés lors que je le vois les sournoiseries crachées à son égard sur mon blog car ses deux phares sombres dans mes billes bleutées et mon innocence m'est rendue.

Soirée nuit et matinée collés, sans faire l'amour tant je redoute d'avoir, outre la jambe, perdu la main.

Mon marin ressemble au meilleur ami de Mi : Tous les garçons qui ont comptés avaient leur sosie dans ma petite vie.

Il m'a laissé en souvenirs, une dose de weed et un t shirt aussi grands que j'ai le visage rouge de lui, bien meilleur rendu que le rouge de la honte que je me traîne depuis un mois.

En une soirée, j'ai perdu les années que j'avais, par fainéantise subaigue, regagnées en un mois. Et même encore plus.

Preuve en est : je lui ai glissé dans la poche de son blouson un papier Hello kittyeste gribouillé de ces mots : "J'te kiffe. -M-"

Le week-end prochain, enfin, je me jette à la mer car je lui manque déjà.

vendredi 9 novembre 2007

Ma jambe à ton cou

Dix jours de rien, je peux te dire que ça fait mal au dos et au cerveau.

Dix jours que j'observe ma bulle très colorée pour m'enivrer de cette ponctuelle unique aimée. Dix jours que je me lève à midi, me douche à 16 heures et facebooke à pas d'heure.

Dix jours à attendre autant qu'à redouter la guérison de ma jambe.

Attendre revient en effet à continuer de manger du chocolat au lait, noisettes et fine couche de praliné en jogging, lire parfois histoire de conseiller un livre à Bidulle.
Attendre, c'est recevoir des visites de chouettes copines, se faire poster le courrier et acheter Voici par ces dernières.
Attendre c'est en profiter pour remercier Vanou, Matthieu, Sylvie, Aurélie, ma dévouée Lara, Stéphane, Julie & Laurent, Anaîs et tant d'autres parmi quelques blogueurs bien égarés. (c'était ma seconde remise de la jambe d'or)
Attendre c'est se rendre compte que pas mal de gens t'aiment pour de vrai, c'est un peu rassurant quand-même l'attente.

Attendre, c'est chaud, c'est vil et dangereux parfois, c'est inconséquent : c'est bon.
Attendre c'est se demander si l'épilation sera toujours d'actualité une fois la jambe guérie, si la forme et l'envie reviendront après avoir goûté à cette confortable fainéantise aiguë.

Ne plus attendre, c'est partir de chez moi à 7h30 puis dire bonjour à quelques queues sur pattes. Ne plus attendre, c'est revoir des nains morveux que j'aime, je le confesse, mais qui sont quand même nains et quand même bien morveux.
Ne plus attendre, c'est revoir chaque matin dans le bus les mecs gravures de mode de l'école de commerce à côté de mon école, cheveux Beattles, slim, insolence et 20 ans au compteur, m'imaginer à leur âge et dans leur chambre à écouter du Pete Doherty tout en regardant un dvd sans le son.
Ne plus attendre, c'est continuer à me faire draguer par dents jaunes cheveux gris et autres spécimen masculins bien trop âgés et/ou trop grossiers et ne pas oser soutenir le regard d'un assez bien pour moi que je pense justement trop bien.
Ne plus attendre, c'est se poser bien trop de questions et avoir froid.

Pas d'histoire de mec à vous servir, pas d'amourette à nourrir, nulle envie d'envier quelque couple poulet rôti frites du dimanche que ce soit, c'est aussi ça l'attente.

Affaiblie, je ne pourrai avant un bail prendre mes (ma)jambe(s) à mon coup alors, forcément, il m'attrapera ce con, quand je ne l'attendrai pas.