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lundi 27 octobre 2008

Entre les murs



Je suis en retard, mea culpa : je n'ai vu "entre les murs" qu'aujourd'hui. Je ne pouvais donc taire mes impressions à chaud.

La première pensée qui m'est venue à l'esprit quand la lumière s'est rallumée : "Pourquoi, l'Esquive n'a t-elle pas eu la palme d'or, en son temps?"
L'esquive, c'était du cinéma. J'avais adoré ce film.

Le choix de la palme reste ici politique.

Mes amis m'avaient dépeint les élèves de cette classe de 4ème comme de sombres sauvages. Or, j'ai trouvé l'esprit et l'indiscipline de cette classe bien en deçà de ce à quoi j'ai déjà fait face, à Nanterre, devant des CM2.
Une copine m'avait même avoué que ce film poussait au racisme. Diantre!
A part 3 cas vraiment difficiles, j'ai trouvé les élèves volontaires, vifs certes mais volontaires. Leur enseigner le français m'aurait plu, je crois.

Les choix pédagogiques du prof, en revanche, m'ont laissé un goût amer :
Pourquoi juger Voltaire trop difficile pour des élèves de 13 ans?
Pourquoi admettre que l'imparfait du subjonctif ne sert finalement à rien si ce n'est dans les milieux "snobs"?
Il faut les pousser vers le haut nos rejetons! Esmeralda a adoré la République, de Platon, n'en est-ce pas le symbole précis?

Pourquoi, pour se faire à tous prix aimer, donner toujours raison aux élèves, jusqu'à admettre que l'Autriche revêt peu d'utilité sur la carte de l'Europe?

Quant à mettre en danger et en suspens toute une classe à cause d'un élève (quand le prof interrompt son cours pour emmener lui-même Souleymane chez le principal), ça tient de la faute professionnelle, ni plus, ni moins.

Et admettre le chewing gum, la veste et le sac à main en classe alors que depuis la maternelle, les élèves sont conditionnés à obéir sans broncher à ces règles de base, c'est à mon sens, de la démagogie.

Je sais ce que vous pensez : la critique est facile et l'art est difficile.
Mais là réside le problème : y a t-il dans la pédagogie de Bégaudeau un art quelconque de pousser ses élèves vers le haut? J'en doute.

Faire lire les autoportraits d'élèves à la classe entière, ça aussi c'est maladroit. Je l'avais fait une fois avec des CM1 excités et ça avait tourné aux règlements de compte interpersonnels, aux conflits socio-personnels. Ça avait été le clash, le pujilat et ça avait vite viré au délit de sale gueule.

Bien sûr qu'il a du bon ce prof : son humanité à fleur de peau, son réel attachement à ses élèves...

Mais sa volonté de se faire aimer l'emporte sur sa volonté de transmission de savoir savant.

Et cette satanée maladresse.

Peut-être que si je le critique autant, c'est parce qu'en lui je me reconnais.

Ah...ce foutu besoin de plaire...

J'ai néanmoins aimé ce "film" même s'il m'apparaît difficile de poser un jugement de valeur sur un fait de société filmé et non un film.


A part ça, tout va moyennement, vous l'aurez compris.

lundi 25 août 2008

Un baiser sans conséquence


Je viens de regarder un dvd : "Un baiser, s'il-vous-plaît".
J'ai aimé ce film.
Il a pour thème les conséquences incommensurables du-dit baiser.

J'ai envie d'un baiser sans conséquence, là maintenant.
Comme celui échangé il y a quelques semaines avec un petit musclé, non loin de Perpignan...

Quoique, je ne suis pas tout à fait sincère puisque les conséquences de notre baiser, je cherche maintenant à les amener.

En effet, une fois à Paris, j'ai ré établi, via des moyens détournés, des contacts avec ce garçon fort attirant au demeurant.

Celui-ci, encore envoûté par mon baiser et toujours animé de l'image de ma silhouette bronzée, à peine colorée par un maillot de bain rose, au bord d'une piscine où nous nous cherchions alors du regard, fut flatté de cette mise en oeuvre ô combien cavalière pour le retrouver et émit naturellement le désir de me revoir aujourd'hui.

Comme je souhaitais préserver l'effervescence de nos rencontres passées, j'ai décidé de ne le voir que 20 minutes, dans un café en plein après-midi, à la fin de sa pause déjeuner.

Sa jeunesse et sa reconnaissance à mon égard m'ont grandement mise à l'aise.

Je l'ai fait rire autant que j'ai cloué son bec par mon extrême franchise.
Je lui ai parlé de Vincent et de mon dégoût quant à son accoutrement de clandé.
Il a aimé que je m'exprime comme un de ses pairs et non comme sa mère.

L'entrevue finie, il m'a envoyé ce texto : "Ce fut court mais intense..."

Je sais désormais que c'est ainsi que notre aventure s'auto-définira et cette perspective m'excite.

Me voilà néanmoins désormais partagée entre l'envie de le chevaucher sauvagement et la crainte que cette fois là ne soit qu'une.
J'ai envie de le faire mariner dans son jus et de ne lui sauter dessus que lorsque moi non plus, je n'en pourrai plus.

Demain, je quitte Vincent et ce soir, je pense au petit musclé car il n'y pas d'heure pour en manger, du petit musclé.

mercredi 11 juin 2008

La chute

Ses roses flétries et durcies d'il y a 2 semaines, je les ai jetées ce matin.

Il ne me reste plus de cadeau palpable de sa part puisque le parfum n'est qu'essence.

Il a de moi une lampe feux rouges, dont chaque L-E-D change de couleur chaque seconde. De fait, il m'a dans sa chambre.
Peut-être cette raison justifie-t-elle le fait qu'il n'éprouve pas le besoin de toujours m'avoir à ses côtés. Ou peut-être veut-il de moi à plein temps mais attend que je fasse l'éternel pas.

Il a daigné répondre à mon texto hier seulement, après 3 jours de mutisme enfantin.

A mon "Guten Appetit", il a répondu : "Merci, à toi aussi", et m'a envoyé une photo de lui, casque de mobylette sur la tête, le soir, en quittant son boulot.
Mais ce matin, rien.

Pourtant, depuis le début, il m'envoyait chaque matin un texto pour me souhaiter une bonne journée et chaque midi un texto de bon appétit.
Mon petit doigt me dit qu'il y a eu fêlure sinon dans son attachement, du moins dans son enthousiasme.

En jetant les fleurs, j'avais conscience de franchir un cap dans ma quête de liberté.
Mais, pour parvenir un jour à camper le personnage de Sagan (il me faut voir ce film!), il me faudra encore moult années.

Vendredi soir, alors que je prenais le train au sortir de mon école, je rencontrai dans celui-ci mon premier amour, le garçon qui m'avait fait rêver quelques mois, à 17 ans.
Il avait alors 24 ans et venait me chercher au lycée à mon lycée du 16ème le midi en bagnole, nous nous y enfermions pour fumer un joint, puis j'arrivais en cours, la tête dans les nuages.
C'était bien car fou avec lui.

Donc, je le revois vendredi dans le train, et, machinalement, je prononce son prénom et son nom, comme pour faire l'appel et me rendre à l'évidence de sa merveilleuse présence.
Il prononce à son tour mon prénom et de sa main de pianiste, effleure mon épaule. Machinalement, je tente de descendre à sa station, histoire de faire semblant de croire l'espace d'un instant, en lui parlant, que c'était mieux avant.
Mais l'émotion et ma maladresse légendaire aidant, je loupe le marche pied et ma jambe tombe dans l'espace bien trop immense entre le train et le quai.
Je manque de perdre l'équilibre et de perdre l'autre jambe quand un mec me remonte. Sauf qu'en me remontant, ma jambe est râpée par le rebord du train. Résultat : le jean foutu, la jambe en sang et à présent des hématomes insensés qui, lorsque je les regarde, me font largement caresser l'idée d'un rôle dans "les dents de la merde"

Encore une blessure augurée par un mâle.

Quand je suis assise dans la cour de récréation à côté du collègue qui m'aime follement, je rêve qu'à sa place, se présente n'importe qui susceptible de me plaire.
Il pourrait alors me demander en mariage.
Avec ce collègue, beaucoup de rires, de points communs, une culture commune.
Un quotidien partagé.
C'est injuste pour le marin.
C'est injuste surtout qu'il ne me plaise pas de folie le collègue.

Hier soir, Simon devait venir chez moi, ça faisait longtemps qu'il insistait pour me revoir et longtemps que la fatigue m'aidait à refuser sa compagnie par trop masculine.
Simon est le plus beau garçon qu'il m'ait été donné d'embrasser et même qu'il m'a aimée.
Bref, à la dernière minute, pensant à mon captain, j'ai annulé notre soirée comme une débutante, via texto, mal à l'aise à la simple pensée d'envisager Simon comme l'être sublime et intéressant qu'il est. Je sais pourtant que je n'aurais pas embrassé mais rien que me trouver seule avec lui m'aurait rendu coupable.
C'est nul.

Je veux que ça change.

mercredi 4 juin 2008

Quatorze ans et demi

J'ai une très bonne amie noire (pour le quota et par amour) et dés lors que je la présente à un mec, il la trouve "très belle" alors qu'elle ne l'est point spécialement.
C'est, à mes yeux, du racisme moderne.

Mes élèves, je les aime d'amour et quand je les prends dans mes bras, je n'arrive pas à me projeter dans un futur proche avec un mini être à moi.
Ça me fout les boules.

J'ai eu 29 ans et j'ai percé ce matin un bouton pas assez mûr sur ma joue gauche, on ne voit plus que lui. Du coup, j'ai 14 ans et demi pour quelques jours encore.

Mon collègue m'aime de plus en plus et la plupart de mes proches le voient comme l'homme de ma vie.
Mais je n'aime toujours pas ses dents mal alignées, sa maigreur et son début de calvitie que je vois comme une pelade.

Sex and the city au cinéma, c'était l'effet pop corn attendu du week-end.

La semaine dernière, je montais les escaliers de mon école avec une collègue nympho et me permettais alors de lui signaler à quel point je trouvais un de mes collègues (le beau musicos), magnifique.
Forcément, je tombai les yeux dans les siens au moment opportun!
Le soir, il prenait le train à mes côtés.

14 ans et demi
, vous disais-je...

Hier soir, alors que je savourai un tajine dans un resto à deux tablées d'Olivia Adriaco qui exhibait sa connerie et son beauf de mec, je faisais se décupler la migraine de Noémie en lui affirmant que je me devais de quitter le marin mais que je n'y arrivais pas.

C'est vrai et fou à la fois ça, je me sens liée à lui, tant et si mal que je ne songe même pas à un autre, même au fin fond de mes nuits.

Pourtant, mon lit est trop grand, je ne fais plus la cuisine pour moi-même, m'ennuie terriblement le soir sans cet autre que moi, ne construis pas grand chose sinon mes fantasmes hystériques.

Je n'ai jamais autant vu mes amis qu'à présent. Je n'en ai d'ailleurs jamais eu autant.
Normal, je suis seule depuis que je suis avec lui.

Je m'attendais à sa visite surprise pour mon anniversaire. A la place, une livraison de roses, la veille, jour de la fête des mères.
Sauf que sa mer, il la voit plus que moi.
Et pour couronner le tout, sa mère, je l'ai vu et revu!

Je dois donc le quitter pour aimer un parisien et lui offrir la chance d'enfanter un mini lui avec moi.
Je dois aussi travailler mais je mange des chips.
Je dois me rendre dans le sud pour l'enterrement (de vie de jeune-fille) de la copine à quota mais je ne ferai ma valise que quelques minutes avant mon départ pour la gare.
Je dois m'aimer plus que lui mais je n'y arrive pas.
Je dois me laisser pousser les cheveux pour enfin les rattacher et rentabiliser ainsi ma cinquantaine de boucle d'oreilles mais ne cesse de me faire raccourcir le pelage par tous les coiffeurs de la rue des Martyrs.

Putain, merde, fait chier.

dimanche 27 avril 2008

Il y a longtemps que l'on sème...


"J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
J'irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n'ai pas la vertu des femmes de marins.
"

En train de tenter de digérer son besoin de "travail sur lui-même", sa réflexion sur le fait qu'il ne peut avoir d'emprise sur mon bonheur et sa capacité ou non d'accepter "les prises de tête".

A lui d'accepter de troquer sa bleuette sentimentale par intermittence contre la vie et ses larmes.

A lui de se rendre enfin compte s'il ne confond pas amour et désir.


A moi de savoir, si au malheur et à l'attente, je mérite un ailleurs...


(Sinon, si tu veux pleurer pour des raisons extra-sentimentales, cours voir "Il y a longtemps que je t'aime")

dimanche 23 mars 2008

spleen d'huître


J'en ai super marre de ses absences qu'il croit excuser par un surplus de
"je t'aime", de ses courses de voile aussi existencielles pour lui que l'est mon envie d'un ailleurs, justement sans vague.

Il me laisse bien trop de temps à cogiter pour que j'arrête ce blog alors que cesser de me lamenter me plairait finalement.

Il a réveillé ma jalousie et éteint ma libido et ma soif du jeu. Du je, presque aussi..
Il m'a déprogrammée pour les autres et m'a abonnée à un forfait d'amour virtuel ponctué de baise irrégulière.

Je ne supporte plus de l'entendre au téléphone me raconter sa voile.
Je voudrais son mat en moi et que nous emmerdions le reste.

Je crois que j'ai trop besoin d'amour et que par masochisme, j'ai justement décidé (car oui, on reste maître de notre bord) de tomber pour lui parce qu'il ne peut que me conforter dans un demi-bonheur.

Pour que j'arrête d'y croire une bonne fois pour toutes.


PS : Il faut absolument que tu regardes "Naissance des pieuvres", absolument

vendredi 14 mars 2008

Le scaphandre, c'est moi


Je m'étais refusé d'aller voir "le scaphandre et le papillon" lors de sa sortie en salle car pleurer alimentait certainement par trop mon quotidien.

Je viens juste de me laisser prendre par l'oeil d'Amalric.
Un piège ce film, dont l'obligation est de nous happer.

Je me suis sentie minable en le regardant :
minable de ne pas faire de moi plus qu'une simple vivante,
minable de ne pas chaque jour rejoindre le petit prince dans ses envolées lyriques mais d'au contraire, faire semblant de penser comme une adulte pour en dominer certains dans mes rêves de midinette,
minable à l'idée de penser que mon court passage sur terre ne laissera une place que si l'on me donne un coup de pied au cul tel qu'il pourrait presque me paralyser.

Justement, avant la paralysie, il y a les larmes, sa voix du matin, ses cheveux et mes caprices, ma prétention feinte qui me fait horreur, ma force d'attraction qui finalement me nuit, mon poil dans la main et mon amour pour E., un élève de ma classe si indiscipliné, violent et vivant que le terme "amour" est bel et bien approprié à son encontre.

Je souris en coin quand je songe au trait de crayon marron-verdoyant qui, le matin, me permet d'essuyer quelques compliments de la part de collègues subjugués et vulgaires exactement comme je pourrais essuyer sur mon buste un surplus de sperme avec du sopalin.
Enfin, à mes yeux collés du matin et mes cheveux gras que seul celui que je veux fasciner voit.
Si peu, trop peu.

mercredi 20 février 2008

Je Paris encore



Comme toute parigotte un semblant bobo et cinéphile qui se respecte, c'est en ouvrant le premier oeil crotté ce matin que j'ai songé à aller voir "Paris". Ni d'une, ni de deux, c'est en jogging American Apparel et en veste kakie à moumoute en lapin que j'ai rejoint mon collègue amoureux devant le Pathé Wepler...Habillée comme Binoche dans le film, et wesh...

C'est peut-être parce que je connais cette ville comme ma poche que "Paris" ne m'a pas transportée et aussi parce qu'il serait indécent d'oser critiquer Klapisch que je ne peux pour autant démonter son oeuvre, artistiquement au poil (de lapin).

Envie de féliciter chaque acteur un par un plus que le film en lui-même : là réside le problème.
Je me dis alors que le réalisateur (présent d'ailleurs à la projo : la classe) a voulu que nous, pauvres petits spectateurs éternellement contemplatifs, ressentions devant son film cette même belle, triste, emmélée, légère et si juste froideur que dans la ville que nous aimons parfois plus que nous-même.

Mais rien que pour Luchini et son spleen despogien-baudelairien et Binoche et son strip-tease en pull camionneur, ce film vaut au moins une balade près du Sacré Coeur, au pire, une visite des catacombes.

Mais il vaut assurément mieux que le KFC qui s'en est suivi.

Mon collègue m'a avoué ses sentiments pour moi, le fait que ma froideur fragile le touche et que de moi, il se sente si proche.

Beaucoup d'acuité en effet dans nos échanges, de psychanalyse dans mon écoute de ses problèmes d'intériorisation de ses envies à mon égard (Dieu, merci!), de confiance l'un en l'autre, de richesses exploitables, oui, énormément.

Mais cette envie de ma main dans ses cheveux reste aussi enfouie que le poulet du KFC est gras et que mon marin est là.

mercredi 19 septembre 2007

Histoire d'un autre


Je sors de l'avant première de l'"histoire de Richard O.". L'inspiration du réalisateur puisée certainement dans "Histoire d'O." demeure juste un coup de pub. On en est loin.

Ce film, ni bon, ni mauvais (contrairement à Matthieu Amalric, toujours juste, limite trop, ce qui contraste avec le jeu des actrices pour la plupart débutantes), à la limite de la prétention parfois ,donne néanmoins envie de baiser.
Et quel pari, me concernant!


(Sinon, 1m87,ça le fait.)

lundi 28 mai 2007

Mel-ancolie


"Aime-moi moins mais aime-moi longtemps" :

Cette phrase, clé de voûte de l'élégantissime film
"Les chansons d'amour', me fout un cafard à couper au couteau.

3 jours que je pleure, que je me refuse à voir ceux qui me connaissent si mal, que je n'arrive à jouir de toutes mes inspections pourtant concluantes et que je me refuse à jouir du reste.

Et ce matin : ce film, éblouissant, qui donne à ma peine tout son sens et à mes larmes l'autorisation de couler la journée encore, au moins...

Aime-moi moins mais aime-moi longtemps, aime-moi moins mais aime-moi longtemps.....

Je me demandais hier encore ce que je souhaitais accomplir avant mes 29 ans.
A présent, je le sais : dire cette phrase à un homme que j'aime (moins que trop) et la penser.

Aimer trop, en effet, s'avère délétère puisque forcément on aime l'autre plus que soi-même. Aimer moins, c'est tout-de même aimer assez, non?
Moins que trop, tel devrait être mon nouveau credo.

Aurais-je autant adoré ce film si son acteur principal ne ressemblait pas dangereusement à Mi dans son étrange et mystérieuse beauté, dans sa dualité, sa féminité? Aurais-je pu apprécier ce film si à la place de Louis Garrel, c'était le corps et les yeux d'un quelconque Frédéric Dienfenthal qui m'étaient donné à voir?
Et s'il ne m'avait pas confortée dans ma (douce) mélancolie, l'aurais-je autant aimé ce film?

Je n'ai finalement rien à essorer ici.
Je ne regrette pas d'avoir vu ce film seule. Michaël voulait le voir avec moi, mais non,impossible désormais de voir des films d'amour avec celui que je n'aime pas.

Parfois, durant la projection, pour ajouter du pathos à ma situation, je regardais le siège vide à ma gauche, imaginant Mi.
Après le film, j'ai même songé, une minute durant, à frapper à sa porte puis la raison m'a rappelée à l'ordre : c'est vrai ça, même à ses côtés, j'aimais caresser (bien trop sauvagement) le malheur.

Trouver quelqu'un qui me lave, m'essore, et qui surtout, ne pleure pas.
Ca m'arrivera.

mardi 8 mai 2007

L'araignée qui pue des pieds



J'ai de la buée sur mes lunettes.
Parce qu'au lieu de travailler, je mange des spaghetti.
Peut-être devrais-je alors mettre mes lentilles, arpenter les terrasses embrumées de la rue des Martyrs et renoncer ainsi à faire semblant de cravacher pour mon stage en maternelle (qui commence jeudi), que j'appréhende plus que tout.

En effet, mener un projet sur une chenille qui fait des trous, j'y crois autant que l'annonce faite par Sarko d'augmenter la prime ZEP, mais j'ai pas envie de parler encore de Sarko, c'est encore moins mon métier que maîtresse, c'est dire...

Spiderman 3,sinon, ça déchire sa mère.
Allez voir ce film. Le sujet tourne autour des dérives du pouvoir, du narcissisme, de la possibilité qu'on a tous , d'être juste soi, même s'il apparaît risqué pour certains ego sur dimensionnés tels le mien de n'être que "juste quelqu'un de bien".

Pourtant, au lieu de m'escrimer à trouver des activités autour d'une chenille, je devrais suivre la trace de Spidey.

Ainsi, je n'aurais plus à entendre du garçonnet qui m'accompagnait hier voir le film, des absurdités telle :
"Je doute fort que je puisse plaire à une fille comme toi. Je te vois plus avec un Melvil Poupaud qu'avec un gamin comme moi...Tu es tout le contraire d'une femme-enfant toi...".

Gamin, toi qui me lis, sache que tu as tort : Melvil est sans doute plus petit que moi et s'il est aussi chiant que dans "Contes d'été", je te préfère largement à lui.
De plus, Melvil a perdu toute l'innocence dont toi tu débordes, celle qui fait rêver, qui donne réellement envie de changer, de tendre à la gentillesse même et surtout apparente.
Melvil n'aurait pas hésité 2 secondes à me prendre la main dans la salle obscure, encore moins à m'emmener dans son bel appart' luxembourgeois, aussi marié fût-il. Mais toi, tu as toujours été fidèle et tu crains qu'embrasser une fille mène forcément plus loin, là où l'innocence se mue en mécanisme.

Tu aurais du voir hier que cette femme fatale que tu crois être moi n'est qu'une autre gamine, timide, incapable de te prendre la main, incapable d'afficher quelque concurrence avec ta provinciale.

Je te respecte, gamin, car ce gamin, je le porte en moi, encore, toujours peut-être, se substituant alors à toute idée prochaine de maternité.

Mais être fidèle à 2 personnes, n'est-ce pas là le vrai changement socialiste?!
Je t'aiderai à y croire moi, en la rose...


La semaine dernière, celui que j'avais élu l'enfoiré 2006 est venu chez moi. Après m'avoir affublé cette fois de réelles gamineries du genre,
"Tu es bien trop jolie et trop intéressante pour être mon amie",et les 2 bouteilles de rouge "aidant", il m'a embrassée.
Au même moment, la Barbara (ou l'Amelie Poulain, qui sait?) en moi a parlé :
"Je suis trop sensible, marre qu'on joue avec moi, je ne suis pas une fille facile..."
Etait-ce une façon pour moi de garder sur lui telle ou telle maîtrise ou juste d'être vraie?

La seule vérité : il ne m'a jamais rappelée. Et comme il lit mon blog, je lui annonce tout de go que fort de la branlette intellectuelle que je lui ai inspiré la soirée durant, il peut à présent se servir de sa main (droite sûrement en plus)en pensant à moi.

Mais à l'égard de l'homme sans innocence, de grief, je n'éprouve point.
Il m'a textoisée cette nuit qu'il souhaitait que nous devenions amants. Au moins c'est clair.
Mais je préfère le sombre ou le néant, moi, on ne se refait pas.

Allez, tous au ciné!

jeudi 22 mars 2007

Ensemble, c'est tout.

Ensemble, c'est tout était, paraît-il un très bon livre. Je l'avais offert à ma mère qui s'était surprise à apprécier le style, pourtant très contemporain, très parlé d'Anna Gavalda.
Je n'ai jamais lu d'Anna Galvalda même si les titres de certains de ces livres m'éblouissent : Je l'aimais; Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part et Ensemble, c'est tout.
Tel est à peu près mon chemin amoureux, ça doit être pour ça.

Le film est bon, très bon.

Il m'a donné envie de me rapprocher de ma grand-mère que j'ai appelée dés que j'ai quitté la salle obscure, pour lui dire qu'elle me manquait, qu'il me fallait la voir la semaine prochaine. Elle va mourir, comme toute grand-mère, qu'en est-il alors de mes jérémiades pseudo sentimentales ?
Ce n'est pourtant pas demain que je cesserai de m'en plaindre, pauvre petite conne que je suis.

Le bluette qui unit Audrey Tautou et Guillaume Canet est belle et saine, certainement belle car saine d'ailleurs.

Unis dans la pauvreté. Liés par ce refus des convenances et ce besoin d'ailleurs. Elle (Audrey Tautou) a peur d'elle-même, peur de lui, peur de tout, ce sont ses mots.
Lui reste simple et vrai en toutes circonstances : il l'a donc le secret.
Lorsqu'elle lui dit "Je suis bien avec toi", il lui répond : "Rien à foutre que tu sois bien avec moi, je veux que tu sois avec moi".
Ce seul dialogue donne au titre du film, tout son sens.

C'est un mec comme le personnage qu'incarne Guillaume qu'il me faudrait, merde, un mec qui me mette face à mes contradictions, ma complexité et me dise :
"Vis Mel, vis, et oublie tout le reste!"
Un mec qui me demande comme une faveur d'accepter que lui, aussi génial soit-il m'aime pour ce que je suis. Un mec qui me dise la tête dans le cul, au petit-dèj', après m'avoir réveillé par ses baisers :

"Qu'en est-il du nom originel de ton blog : "l'essentiel, c'est de foutre?" En quoi les gens peuvent-ils comprendre que "l'important, c'est la robe" n'est en fait qu'un pied de nez?.
Sois vraie, bordel, ne donne plus d'indice, personne n'est assez intéressant pour qu'on enquête sur lui!
Sois simple! Ne porte pas sur toi cette lourde culpabilité de m'aimer puisque je t'aime tout autant. Laissons-nous porter, mon amour. Laissons notre amour nous faire voyager, tu verras il peut nous emmener loin, sans aucun scénario, ma beauté..
Ne pense pas que parce que tu m'aimes, tu te dépossèdes un peu de toi-même,
ne compare pas sans cesse notre amour,
sois -M-, c'est con mais c'est tellement ce que j'aime
."

Je sais que ce Guillaume là arrivera seulement au moment ou j'aurai réussi à répondre à toutes les missives que cet être fictif pourrait me demander.
Je sais qu'il arrivera quand je saurai que je le mérite largement lui, et plus que ça peut-être: que je me mérite, moi.
Ce jour la, le fameux il ne sera qu'une 3ème personne du singulier.

Bref, allez voir ce film et vous philosopherez comme moi, bande de veinards!

jeudi 15 mars 2007

Voler, c'est pas bobo


Je vous avais promis une pause bloguienne mais je suis allée au cinéma ce soir. Cinéma du soir, espoir..

Non, ce n'est pas vraiment le propos mais il faut que je m'exprime sur le nanar du soir :

"Par effraction"
Dans le film, presque tout sonne faux :
Voici la trame : Un magnifique couple bobo s'installe dans un sordide quartier rosbeef, ils sont tous les 2 blonds aux yeux bleus, tout de lin et de vêtements flottants vêtus et expriment à eux deux tout le vide que je tente de cacher depuis 27 ans! Le beau Jude Law, qui m'a déçue par ses épaules tombantes, son petit cou, et son piètre jeu d'acteur-genre je me contente d'être beau et bobo- a décidé de monter son entreprise dans un grand loft mais il se fait cambrioler par un petit Bosniaque et Jude, grand tombeur devant l'éternel finit par le retrouver pour pécho sa mère qui n'est autre que Juliette Binoche dont le jeu est bon sauf quand elle parle avec son accent bosniaque, là, on est dans le burlesque. Avant de se le taper, elle lui dit : "Je vais me donner à toi, j'espère que ça en vaudra la peine". A ce moment, je dis à Anais ma voisine : "Encore de la vente au rabais!".
Il faut savoir que la meuf de Jude Law est complètement dépressive à cause d'une fille hyperactive et d'une psy qui fout la merde dans sa vie, (comme toutes les psys?).
Alors, Jude, qui se lasse de la pute -qui pue trop le parfum- qu'il utilise pour se sortir de sa pauvre petite vie déprimante et de son épouse, dépressive car trop parfaite, nique Juliette qui elle, est bien trop pauvre pour s'en payer du parfum comme ça c'est moins grillé auprès de sa femme Santa Barbara...

Je ne raconte pas la suite au cas ou certaines d'entre vous veulent néanmoins se faire plaisir grâce au cils du beau Jude et certains grâce au corps parfait de la dépressive Robin Wright Penn et le piquant de la Juliette.

Ce qui m'a autant gênée que fait sourire dans ce film -qui doit se prévaloir d'un message humaniste, c'est ça le pire- est le léché parfait des images en décalage avec la tristesse de ce que celles-ci désignent, le fossé entre méchants bobos dont la vie est trop facile pour connaître autres que des problèmes d'ordre psychologiques et le misérabilisme ambiant des pauvres voleurs de réfugiés bosniaques qui n'ont d'autres moyens de s'en tirer que la baise ou le vol.
Le spectateur ne fait qu'apparaître un temps dans leur vie qui ne sera en rien bouleversée.
En gros, socialement, ce film ne sert à rien sinon à creuser ceux que certains nommeraient la fracture sociale. Et Jude est presque mauvais, et ça messieurs dames, c'est scandaleux!

Moi, en tous cas, je vais déjà un peu mieux et après le mémoire, je reviendrai sans foutre ma cagoule, ta ta ta tin....

mercredi 14 mars 2007

Battement d'elle

La poule -M- n'a pondu que la moitié de l'introduction de son mémoire, et ce en...5 jours!

J'ai envie d'une poêlée de champignons persillée et aillée accompagnée de noix de Saint-jacques mais tout le monde s'en fout car de rubrique cul-inaire, ce blog n'aura point.

Je me suis délectée avant-hier soir, sur France 4 de la vision du "battement d'ailes du papillon" qui traite du hasard; pas mal foutu ce 'tit film avec le 'tit Faudel et la 'tite Audrey Tautou et ça m'a fait penser à toutes mes rencontres avec "ils", ça va m'occuper, tiens, d'en faire l'inventaire (de ceux qui ont compté) de ces rencontres hasardeuses mais non moins heureuses et surtout amoureuses :

-Christophe M :
J'entre dans le métro, station Boulogne-Jean Jaurès, je m'assois, triste car je viens de m'engueuler avec ma mère qui me reproche de sur-glander l'année du bac, vénère dans le métro donc. En face de moi, un mec, lambda, un énorme casque de walkman sur les oreilles (et oui, c'était l'époque) me dessine. Il descend à Javel et me tend sa feuille avec moi-je esquissée et un mot "Tu avais l'air si triste que je n'ai pu te dessiner correctement. Blabla suivi de son numéro."
Je ne l'ai rappelé que 6 mois après, il s'est souvenu de moi, je lui ai demandé ce qu'il écoutait dans son walkman au moment du portrait "Adieu Minette", de Renaud "C'est marrant, moi aussi" (car je l'avais aussi mon petit walkman en plastoque).
Résultat : un an de relation. La "faute" à qui? Au bac, à maman, aux walkmans et à Renaud.

-G. :
Dans le-dit bar QG, je rencontre un garçon magnifique avec qui je passe la nuit, il a les clés du clocher de l'Eglise des Abbesses et quand je le quitte au petit matin il m'envoie ce texto : "amoureuse", tout un programme...
Mais ce garçon n'est qu'un accident.
Je revois le lendemain, par hasard, l'ami qui l'accompagnait le soir de la drague : Boris. De fil en aiguille, je sors avec ce Boris et celui-ci ne fait que me parler de son meilleur ami : G :
"G., il est trop fort, il réussit à s'endormir en soirée, musique à fond, G. il est trop beau, G. C'est un rital, G. c'est un rockeur...etc"
Un matin, G. appelle chez moi, il cherche Boris, Boris n'est pas là. Je reste une heure au téléphone avec G. ce matin là, puis un an à l'aimer.
Merci au garçon et son clocher, à Boris et au téléphone.

-Mi
Adeline est mon amie de toujours. Pascale est l'amie d'Adeline. Pascale est restée 3 ans avec Thomas avec qui je sors depuis quelque.
Un soir, Thomas vient me chercher chez moi pour m'emmener à une soirée. A ses côtés, Mi : coup de foudre, le premier réel. En 2 temps 3 mouvements, je lui joue "About a girl" à la guitare comme une débutante : il commence à fondre, je largue donc Thomas, et fait état à Mi de toute ma dévotion.
Après une soirée à ses côtés, ou nous n'étions qu'ensemble c'est tout, il me faut le revoir.
J'organise une soirée la semaine suivante pour fêter ma licence (ça date!), il est là, mes copines sont brieffées : cette soirée sera action-vérité ou ne sera point!
Nous tombons tous deux en amour ce soir là.
Résultat : 3 ans et demi et ce blog!
Merci (ou allez vous faire foutre, j'en sais rien!) à Adeline, Pascale, Thomas et ma guitare.

Depuis, les rencontres dues à M. Hasard n'ont d'égal que ma motivation à torcher mon mémoire :
je crois même qu'I. fait figure d'exception : Merci la Croatie et son hôtel pourri et merci Matthieu, alors.

Depuis, toutes mes rencontres, je les ai provoquées, tous ces garçons ont mêlé entre eux les fils des marionnettes que je voulais qu'ils fussent pour moi.
Certains- faut quand-même que j'arrête de me la péter- ont bien tiré sur mes cordes aussi, à m'en faire presque mal, et les meilleurs d'entre eux animent encore mes espoirs envers "ils" aujourd'hui.

Surtout lui, rencontré certes au hasard mais choisi pour ce qu'il représente à mes yeux plus que pour ce qu'il est, pas par hasard du tout en somme.

Ouais, ouais... ce n'est pas les hommes ici ou la que j'aime, mais l'idée que j'ai d'eux et que je pense qu'ils ont de moi. Moi, qui prétendais ne pas m'entendre avec les commerciaux, je n'aime en "ils" que les représentants de commerce.

Autre film à voir : "Je vais bien, ne t'en fais pas". C'était bon de chialer hier soir devant Lili, un pied dans la tombe, à l'annonce de la disparition soudaine de son frère. Ce refus de tout qui s'ensuit, l'absence de désirs, même de besoins. Plus besoin d'être protégée de ses désirs Lili, moi, si, ou juste les assumer, pourquoi pas...

jeudi 8 mars 2007

Je vais (presque) mal, ne t'en fais pas.



Ras-le bol de rentrer le soir chez moi, harassée, énervée, avec la tête débordant de cris de gosses à tout va, envahie d'une seule envie lascive : le visionnage d'un bon Dvix..., pour tomber une énième fois sur.... un film porno-crado-mêmepasrigolo!

Ce soir, j'avais prévu "Je vais bien, ne t'en fais pas" qui a rafflé 2 Césars, qui paraît-il fait bien chialer comme il faut et qui m'intéresse parce que Moi-je ressemble à l'actrice principale-surtout niveaux oculaire- selon untel ( Aurais-je pu faire meilleur choix de film en cette soirée de la feu-meu?!)

Mais Emule en a décidé autrement...
Après "femmes mûres pour bites dures" et "chattes qui pissent" (un festival de femmes s'amusant à pisser sur les hommes du haut des ponts, direct aux chiottes c'est hygiénique au moins, c'est free ride allons donc), je tombe sur "vieilles secrétaires salopes dans l'espace".

Donc, tout ne va pas bien, tu peux t'en faire.

Je sais qu'il lit mon blog, ce qui ne fait qu'intensifier mon mutisme.
Je sais que je lui plais, ce qui ne fait qu'intensifier sa frustration et je sais qu'il me sert à m'en foutre complètement d'être en couple ou non, ce qui me permet d'obéir à mes idéaux d'indépendance.
Mais je sais surtout que notre relation ne mènerait à rien et que c'est pour ça qu'il me plaît.
Je sais qu'il pourrait devenir un vrai pote et qu'il faut donc que je fasse profil bas sur ce blog.
Je sais qu'il sait tout néanmoins et par conséquent, j'ai le droit de faire profil bien haut dans la vie.

Michaël, en un mois et demi, sinon, n'a pas animé en moi les mêmes pulsions d'avenir que le garçon sans innocence en 2 soirées!

Outre le fait que ce garçon sans innocence présentait une infiniment plus belle robe que celle de Michaël, un meilleur phrasé aussi, une drague incroyablement plus aiguisée, affinée, maîtrisée, j'ai vite compris qu'il m'était inaccesssible-c'est moi qui ai souhaité le rendre tel quel- et c'est ce qui fait que c'est de lui dont j'ai rêvé une fois et non du gentil Michaël.

Et oui, on en revient là : dés qu'un mâle se montre gentil, en demande, en attente alors que je ne partage pas une once des ses sentiments, mon désir pour lui se mue en dégoût.

Je ne pourrais aimer un gentil Michaël, ni même un gentil Martin, même pas un gentil Mi, c'est dire!
Mais je pourrais aimer un mec (lambda mais divinement beau et malin) qui m'envoie 2 jours après notre première nuit, ce texto pourri :
"Bisou, à bientôt j'espère..." avant de disparaître comme un connard de la circulation, même à robe égale je crois.

Quoique... Si Michaël m'avait rincé l'oeil comme jamais, ce plaisir visuel aurait pris le pas sur toute branlette midinetteuse.
Un temps, du moins.

Heureusement donc qu'il est là,et heureuse pour lui que je sois au moins autant là pour lui.

NDMJ (note de moi-je post 10ème lecture) : Il est question non de 1, non de 2 mais de 3 mâles dans ce billet, mais seuls 2 d'entre eux font (un peu) mal.

mercredi 14 février 2007

Bel Ami


Qu'est-ce que c'est naze la saint-Valentin! A part pour celui, peut-être qui s'appelle Valentin et qui est très mais alors très chrétien , et encore...

Je me rends encore compte de l'effet pervers de cette fête à fric : seule, elle me fait presque chialer car culpabiliser d'appartenir à la caste des sans Valentin mais accompagnée, elle m'insupporte, je me dis : "Si Michaël m'offre des fleurs aujourd'hui, je vais lui rire au nez..."
(Peut-être qu'accompagnée par quelqu'un que j'aimerais, toute perspective miéleuse me ferait un bien fou, mais est-il besoin d'un 14 février pour cela?)

Bref, la n'est de toutes façons pas la question : il me faut quitter Michaël. C'est prévu aujourd'hui mais mes amis me disent d'éviter de lui faire un coup pareil justement en ce jour de rose connoté et moi je ne sais si je pourrai encore faire semblant plus longtemps.
Voilà, David, tu sais à présent que je vais quitter ton ami, non pas qu'il ne soit pas extra en ami, mais comprends qu'en petit-ami, il m'est autorisé de viser beaucoup plus haut, toi même tu sais, ouais ouais...

A bien y réfléchir, cela ne peut en rien entacher notre amitié, bien au contraire même et sache seulement que je ne l'ai jamais pris pour un con ton ami d'une part parce que ce n'en est guère un et d'autre part parce que...toi.
Je ne l'aime pas et je sais que je ne l'aimerai jamais et je sais que c'est parce qu'au premier regard, je ne me suis pas dit en le voyant "Viens, petit garçon dans mon comic strip, viens faire des bulles...etc"

Cette perspective de rupture me donne envie de reprendre la gym que j'avais lâchement abandonnée ces dernières semaines au profit d'une gym bien moins physique, j'en conviens. Mon cerveau de sportive va revenir aussi vite que mon déterminisme à réadopter ce mythique nom de blaze : "l'essentiel, c'est de s'en foutre"

Hier soir,reciné avec Max : "Das Leben der anderen" (la vie des autres).
A 9 euros 50 la séance, ça pouvait être bien et ce fut pas mal, je l'admets.

Pas de pop corn cette fois ci ni de bouteille de coca mais un Max plus beau et plus drôle que jamais. Un Max qui retourne chez les schleux fin mars, un Max avec qui il ne se passera donc jamais rien. Juste un Max qui vraiment, mérite mon amitié. Je me suis endormie, l'espace de 5 minutes sur son épaule pendant le film, c'est la première fois que je m'endors au cinéma, il faut croire que j'attendais l'endroit le plus approprié pour....

J'ai aimé le moment de silence qui a suivi la séance aux alentours de minuit entre Odéon et Saint-Michel, celui aussi ou j'étais incapable de retrouver ma ligne 4 alors qu'on était en plein dedans, celui ou il s'est cogné la tête dans le métro en me quittant et cette phrase :"toi au moins, tu me fais sourire"

Ce n'est pas Michaël qui pourra dire celà tout-à l'heure, je le souhaiterais pourtant.

jeudi 8 février 2007

The good German




Hier soir, devant le jeune Hannibal Lecter, mes envies de piquant-passion-folie-flamme, d'histoires façon "l'été meurtrier" et "37,2 le matin" se sont (encore) réveillées.

Comme Tomasi dans "le péril jeune", j'ai été détournée par un assistant de langue hier soir. Sauf qu'il ne s'agissait pas d'une mignonnette petite anglaise aux longs cheveux blonds mais d'un gigantesque Allemand, Max, des plus gironds également.

Le film, je vous en touche quand-même quelques mots avant de revenir à mes doutes existenciels, pétasseux, oui, mais tellement essentiels!

M'attendant à une daube sans nom, je suis ressortie d'"Hannibal Lecter" le sourire au lèvres, même si, je le sais, ce n'est pas le but escompté.
Mais bon, esthétiquement, ce film ne fait pas un pli : le dangereusement attrayant Gasparounet crève l'écran autant que la sculpturale Gong Li, et les scènes de crime, bien que trop pudiques à mon goût sont souvent teintées d'humour noir. Dommage qu'on ne croit pas une seule seconde aux raisons enfantines qui ont poussé Hannibal à psychoter toute sa vie. Dommage aussi, qu'il apparaisse plus comme un super héros qui tue les très très méchants plutôt que comme le réel psychopathe qu'il est tout au long de la saga.
Dommage aussi qu'il soit trop beau pour être vrai et que l'acteur qui l'incarne se tape le laideron Cécile Cassel, mais ça, ça ne nous regarde pas!!

Donc hier soir, j'ai enfin accepté un rendez-vous avec Maxou et pas mal de petits détails m'ont permis de le comparer à Michaël et d'à nouveau douter de ce dernier.

Déjà il nous a pris des pop corn, les plus grands (et pourtant, j'ai pour habitude de chier sur les bouffeurs de mais des salles obscures), et une bouteille de coca en insistant bien sur le fait que c'était à nous 2 et avant chaque gorgée de Coca (non light mais bon, de sa part...), il me tendait la bouteille. Détail sûrement insignifiant pour vous mais quand on sait que Michaël a toujours sur lui sa canette planqué au cinéma et qu'il la boit honteusement seul à chaque séance, et bein ça calme.

MAx est super à l'aise sinon, il parle hyper fort pendant les bandes annonces, se sent partout comme un poisson dans l'eau, se contrefout du regard des autres, me demande toujours si ça va. D'ailleurs, lors de son 3ème "ça va?" durant ma délectation visuelle face à la beauté du diable, je lui réponds que non car je me prends pleins de coups dans mon siège par le type de derrière, et lui, le plus naturellement du monde, se retourne vers l'agresseur et lui demande gentiment d'arrêter avec ses genoux.

C'est juste ça être un mec, et pourtant, ce n'est pas donné à tout le monde...

mercredi 13 décembre 2006

Moins 37°2 ce matin


Hier soir, A. voulait s'inviter chez moi (son éternelle bouteille de champagne a bon dos) mais j'étais de Paris-Première : "37 °2 le matin " m'appelait, je n'avais pas vu ce petit film depuis quelques années...
Si je tenais absolument à le revoir, c'est parce que la seule fois ou je l'avais visionnée, adulte, c'était aux côtés de Mi et, étrangement, je m'étais trouvé beaucoup de similitudes avec Betty (Béatrice Dalle, ou clinique de la forêt noire, je me comprends ;-) ).
Sa hargne, son impulsivité, son masochisme, sa rage de vivre mélés à son innocence, sa fragilité, sa dépendance au malheur, son enfance en ébullition m'avaient touchée.
Hier soir, cette fille m'a fait peur.
Hier soir, je n'ai pas envié l'histoire d'amour misérabiliste que lui offrait le sexy Zorg( (Jean-Hugues Anglade) (il m'est rarissime d'employer le terme sexy tant je le trouve ridicule et réducteur mais en ce qui concerne ce gars, c'est le premier qui me vient, dommage d'ailleurs que ça soit également le premier qualificatif qui viennent à certains pour me "définir", mais ceci relève d'un autre "débat"!).
Hier soir, j'ai enfin compris que cette fille, ce n'était pas moi. Hier soir, j'ai en moi remercié Mi de n'avoir pas fini comme Zorg.
Hier soir, j'ai aimé la mélodie, j'ai aimé le passage aux 2 pianos, le gâteau d'anniversaire oublié au profit d'un baiser fougueux, le "je l'aime!", le "c'est vous qui l'avez rendu folle avec tous vos médocs!", le travestissement final et ce sont ces moments la que j'ai reconnus comme pouvant m'appartenir.
Avant, tout ce qui m'a hier fait peur dans le film : -scènes de remue-ménage à la maison, poursuite dénudée dans la rue, prises de bec en veux-tu en voila, "ce n'est pas rocky que je vois la, c'est toi en train d'écrire ton bouquin", oeil arraché, crime passionnel- m'avait fascinée, je pensais que l'amour ne pouvait que revêtir les formes brûlantes de la passion.
J'ai grandi peut-être...

mardi 28 novembre 2006

Tous des K


Hier, dans mon petit film du lundi soir, une jeune protagoniste belle et rebelle se plaignait: Zut alors, je me rends compte que ma vie, et bein elle est toute pas belle : les garçons me terrorisent, alors, je les terrorise encore plus, crotte, chier, c'est pas frais la vie, pas chanmé, chanmé!
Alors, la je me suis demandée si tel était mon cas et de me répondre : non, ce n'est pas mon cas, c'est mon caca.
Sur ce, je file aux toilettes :-)