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jeudi 2 octobre 2008

Qu'est-ce qu'on se poêle...

Hier, je quittais mon doux cocon coloré en vue de m'acheter un collier à la mode, de ceux qui sont longs et accrochent divers motifs comme un coeur, une plume, un ange. En gros, quelque chose qui pourrait te paraître moche décrit ainsi mais qui est beau maintenant que la mode en a décidé ainsi et que moi je trouve ça beau.

Et là, le drame : happée par la vitrine d'une quincaillerie, je m'y suis retrouvée, négociant avec un vendeur paki très croyant me jurant que le 52 était un nombre porte bonheur et que c'est pour cela que tous les produits de sa boutique se terminaient par ce nombre magique.

Je déambulais alors, même pas honteuse, dans ma rue des martyrs avec une poêle teffal à induction en main à 40 euros et 52 centimes avec un couvercle des fois que je serais prise d'une furieuse envie de sauteuse.

J'ai de fait troqué cette envie de me faire sauter contre un éventuel plaisir futur à faire sauter...des aliments.

Quand G. m'a rappelée ce week-end lors de son court séjour parisien, je n'ai daigné répondre.
La dernière sauterie avec lui manquait en effet de l'assaisonnement appelé communément Amour, devenu quasiment essentiel à la vieille rombière que je campe en ce moment.
Et pas envie d'aller chez l'esthéticienne, il fait trop froid.

Mes amis me voient rampant dans une phase célibataire-cooconing.

Le marin ne se lasse néanmoins pas de m'appeler 3 fois par jour pour me déclarer une flamme qu'il éteindrait aussitôt s'il venait à Paris.
C'est pourquoi il ne vient pas, le con.

Si cette phase célibattante me fait grossir, promis, je serai plus docile envers ces messieurs.
Pas d'urgence donc.

Rien à ajouter, ma nouvelle poêle a besoin que je lui taquine son manche.

Ah, si : Je me demande si je ne vais pas pousser le vice jusqu'à m'acoquiner avec le catalogue 3 Suisses, après le repas.
Pour tout achat, est offert un "énorme édredon polaire réversible".

Que demande le peuple?

mercredi 24 septembre 2008

T'as les boules?



Lorsqu’hier, entre deux bouchées de rosbeef sauce poivre agrémenté de carottes maraîchères pas dégueues, ma collègue me vantait les mérites de la boule que tu mets directement dans la machine à laver et qui, grâce à un système de transformation des ions négatifs en ions positifs lave ton linge- "quand il n’est pas trop sale"- elle souriait en constatant les économies en terme de lessive depuis août et l’achat de cette boule révolutionnaire, sur un marché breton qui lui offrait, le temps d’un repas, ce moment de gloire.


Et moi, de penser à d’autres boules également capables d’agir positivement sur mes ions.

Puis, elle m’apprenait que le liquide vaisselle était le meilleur des détachants avant lavage.

Je songeais alors à un autre liquide qui ne nécessite pas de détachant avant lavage, tant il part bien à l’eau.

Puis une cacophonie féminine autour des lessives et de la difficulté à en assumer les 4 hebdomadaires.

Je rassurai ces jolies dames en leur confiant qu’aux Etat-Unis, la saison 5 de
« Desperate Housewifes » se préparait.

L’espace de ce déjeuner, j’ai presque envisagé, un jour, de prendre du plaisir à aborder avec Monique ces problèmes domestiques autres que masculins.

Puis, j’ai pensé à G. à nos mots échangés sur un autre terrain.
Des mots chauds mais dits froidement.

J’ai revu défiler notre aventure explosive d’il y a dix ans, l’image si fatale que je lui donne encore aujourd’hui et j'en ai presque regretté ses ions positifs que je n’ai mis que quelques jours, autrefois à rendre négatifs.

J’ai presque éprouvé le besoin de parler lubrifiant à mes collègues, mais, comme chaque midi, mon téléphone a vibré, en vain : le marin.

Il n’a jamais su manier le tube de lubrifiant, lui.


Possible que G. revienne ce week-end.

samedi 20 septembre 2008

Le marché des amants


Plus de PQ à la maison, je me torche au sopalin.

Plutôt me laisser mourir que d'arborer la rue des Martyrs, toute affaiblie par mon rhume que je suis. Je n'oserai plus être môche dans mon quartier tant les gens s'y embellissent ces derniers temps.

Mercredi soir, avec G., j'ai dormi nue.

Je paie et renonce à des invitations des plus intéressées ce soir.

C'est marrant, le lendemain de cette nuit G, quand je suis rentrée, j'ai trouvé ma vaisselle faite par ses soins, il avait même lavé le verre de moutarde qu'il avait finie le soir, en y trempant goulûment des morceaux de gruyère, il m'avait affirmé que c'était très belge cette habitude.

Est-ce belge aussi d'avoir mis sur ma table de nuit, bien en évidence, une photo individuelle d'école de CP de moi toute sourire, belle et scolaire?

Est-ce belge de me demander lors de notre première série d'ébats si j'ai du lubrifiant "au cas où"?

G. n'est pas belge. Rien de tout ça ne l'est.
Si : le gruyère à la moutarde, admettons.

Manger des frites, boire de la bière et aller tantôt avec un autre, une fois, au ciné, ça l'est.

Toute parisienne que je suis, j'ai mal.

G. a voulu me revoir le lendemain soir pour dormir à mes côtés. Mais j'ai eu envie de m'aimer plus que lui, m'abandonnant à une nuit qui me veut du bien.

G. n'a jamais joui qu'avec moi. Il me l'a redit mercredi soir, comme il y a dix ans.
Et pourtant...

Je ne sais si ma déprime post G. a entraîné mon rhume ou si c'est celui ci qui a entraîné ma déprime post coïtum.

J'ai relu mes journaux intimes d'ado cet après-midi, entre deux passages du dernier Christine Angot.
Un peu pareils finalement.

En effet, toutes deux victimes d'une image froide et incendiaire donnée, malgré nous, à ceux qu'on veut juste aimer.

Comment attirer alors autres que des pervers polymorphes, juste avides de nous faire taire avec leur mât?
Et comment être attirées par des mecs juste bien puisque c'est tout ce que nous tentons de cacher en nous?

Mes amis mecs me conseillent de mentir à mes proies, de ne point leur narrer ma vie d'avant eux, de jouer la princesse, de ne pas donner tout tout de suite.

Tout ça relève du paradoxe : de moi, je ne donne rien puisque ma sensibilité sommeille dans leurs bras. Je joue justement. Je ne donne rien et pourtant je donne trop.


Et en dessous le rien, qu'y a t-il?
Juste moi?
Peut-être.


Allez, je vais finir "le marché des amants".

mercredi 3 septembre 2008

L'infidélité est génétique

Dans ma nouvelle école, l'Eddy que je suis se trouve fort déboussolée face à cette horde de Linette.
Je demeure en effet la seule célibataire sans enfant dans mon nouveau lieu de travail, par trop édulcoré.

Aussi, me suis-je inventée un mec parfait et une passion dévastatrice : le théâtre d'une part pour avoir la paix, d'autre part pour trouver une excuse à quitter cette prison avant 19 heures, contrairement à ces dames dont le métier a certainement plus d'atouts que la bite de leurs maris.

G. (celui qui m'a dit m'aimer la dernière fois qu'il a dégainé sa cartouche) va venir de Bruxelles dans deux semaines. Rien que pour mes yeux.
Nous copulerons à la hussarde, comme à notre habitude.
Il me faudra être encore plus sauvage, distante et évanescente que d'ordinaire si je veux qu'enfin il ose me demander l'exclusivité.

G., je l'avais cocufié quand nous étions ensemble avec Nicolas Rey, qui était alors mon chevalier baisant.
Dans les chiottes de la péniche Concorde Atlantique alors que nous venions de danser un rock endiablé ponctué par des arrosages de nos corps au Ricard et de sa langue partout sur moi pour que surtout, je ne reste pas sale.

Le jour où G. m'annonçait que j'étais la femme de sa vie, je lui avouais cette incartade culturelle. Un mois après, c'en était fini de nous.

Normal à présent qu'il n'ose plus me demander de camper pour lui la fille plan de carrière, que de toutes façons, il exècre.

G. n'est pas le "boy next door" préconisé par Charl'.
G. est l' intello-musico-sensuelo-artisto étalon quoté A+++ au guide -M-(le mieux noté au pieu avant que je ne rencontre le marin dont le mât s'avère indétronable).

Le boy next door, c'est Vincent, qui chaque jour m'appelle des heures durant parce qu'il baigne encore dans la "logique de nos débuts".

Je coucherai avec Vincent quand je serai bourrée et G. me punira de cet écart.
J'ai hâte.

jeudi 18 octobre 2007

Jour de grève, comme un grand pull, tu me protèges...

Tout était prévu : le trajet à petons jusqu'à Saint-Lazare avec une amie, le réveil à 6 heures, même la table du petit déj' était déjà dressée, les baskets sorties. Tout.
Le réveil fut obéissant dés 6 heures, mais le trouvant obséquieux, je ne lui donnai pas raison et me rendormai tout de go. Les quatre heures de sommeil qui s'ensuivirent furent alors ponctuées de cauchemars de mauvaise conscience, ça m'apprendra.

J'ai planté mes élèves qui m'attendaient, sourire en coin pour un championnat inter-école d'athlétisme, les parents accompagnateurs et mon amie.

La grève a bon dos, je te le dis moi. Tout le monde s'en plaint mais combien comme moi, en profitent bassement pour s'octroyer une journée de pu-pute esthéticienne-powerplate?Moi, j'ai honte. Va falloir que je me trouve une sacrée punition.
Bouffer du chocolat pour compenser et grossir?
Rester enfermée à Wizzer ou poker?
Manger des haricots verts?
La punition est trouvée : je me pose des questions d'esthéticienne, tiens, ça me double-apprendra!

dimanche 7 octobre 2007

j'ai mal au dos mais je n'oserai jamais demander à un mec de me masser, c'est grave docteur?

L'engueulade conjugale est toujours teintée d'un enjeu dangereux : se faire aimer (désirer) plus et/ou aimer l'autre(désirer) moins.

En amitié, l'engueulade me fait juste du mal.
L'enjeu n'étant pas sexuel, ce n'est que fondamentalement qu'on a la possibilité ou non de dé construire ce qui en l'autre ne plaît pas ou bien l'obliger à composer avec.
Pas de maquillage teinté de semence ou de bruitages quelconques, pas de sous-vêtements pour le faire passer outre mon imparfaite nudité.

L'amitié, c'est la pilule avalée sans l'eau. Ça peut rester coincé cette connerie. Allégorie du sexe considéré comme liquide, si tant est que la femme mouille.

Bref, autour de moi foisonnent quelques filles, des amies même. Toutes ont un mec sauf une. Je ne m'engueule avec aucune sauf une. Même pas besoin de vous faire deviner qui c'est.
Recréer ensemble tout ce qu'il y a de délétère dans le couple, c'est cynique car réalistement sombre. Et après...?
Après, juste cette misérable réflexion commune :
"Revoyons-nous quand on aura un mec".

Obligées un peu de la trouver cette paire de couilles. C'est moche ça l'obligation. Un pansement s'use vite, c'est crade et sans intérêt quand on le jette.
Et aux couilles, j'ai toujours préféré les cheveux fous. Va comprendre...
Trouver des pieds, à la limite. Bonne limite, tiens.

Tout ce qu'il m'est jamais arrivé de bon, voire de transcendantal n'a émané que d'un surplus d'"assumation" de moi, un bien être absurde.
Jamais du manque : Le manque crèe la demande. La demande honorée, le pouvoir puis la lassitude enfin l'abus de pouvoir, la haine de soi et le manque de pouvoir le dégoût de soi.

Tu crois qu'un dimanche débuté par la masturbation peut se solder en dimanche sous vos applaudissements?! Il fait beau, ce serait chouette.

Sinon, ouais, ça baignasse. Vu et adoré "99 francs" hier. J'aime Beigbedder pour les mêmes raisons que je m'aime moi : il est un peu trop facile de le (me) détester.

La facilité m'a toujours déroutée.
Arrêtons un moment de croire qu'elle me dégoûte. (C'étaient mes fleurs, bah quoi merde, on est dimanche)

dimanche 9 septembre 2007

Case- toi, tu pues


Levée à 7 h 30 un dimanche : je ne vis qu'au travers de mon statut professionnel en ce moment.Je me lève instit', je bouffe instit', je dors instit', je baise instit' (...) quand d'autres sont maîtresses : je me demande encore ce qui me conviendrait le mieux...

Je vais devenir aigrie car "juste instit'"comme beaucoup de mes "semblables", penses-tu?
Mouais, peut-être mais au moins, mes discussions ne tourneront pas autour de mon mari- qui-je comprends pas, rentre de plus en plus tard et part en séminaire 4 jours, bizarre un séminaire quand on bosse à la poste...ou de mes enfants si petits mais déjà si bons en classe.
Aucun risque, je suis trop fainéante et trop lucide pour les trouver, eux.

Je n'écris plus ici hebdomadairement et ça devient de fait plus difficlie de fluidifier mes idées, de faire couler mes pensées.

J'ai tristement remarqué que l'apparence revêtait une importance cuisante dans un métier, quel qu'il soit. Depuis la rentrée, il m'est arrivé juste de m'habiller "bien", genre talons attitude, pas instit' quoi : ces jours là, mes co(n)llègues n'ont pas daigné m'adresser la parole!

Le soir même, je discutais avec Anaïs à propos de la situation matrimoniale des instits : TOUS maqués, elle me répondait alors :
"Bein, j'comprends pas, y sont tous môches!". Je relatais alors mon expérience de la "beauté" (putain, juste des talons un beau petit jean pas de maquillage, ça aurait été l'assassinat sinon?!) décrite ci-dessus et me demandais si, finalement, avec les mecs, ce n'était pas un peu pareil, si la laideur, du moins la banalité les rassurait et donc les attirait.
Etre lambda-casée ou soi-même & seule-toute, telle est ma question.
Tu la connais la réponse!

Pas trop d'inspiration, là.

Facebook, c'est pas mal foutu, je n'ai pas revu "Petis S." depuis la soirée foot et nous nous manquons. Malgré un panier rempli sur Meetic, je ne rencontrerai aucun de celui qui le composent, un connard de daron a osé hier, lors de la réunion parents-élèves mettre en cause mon système de sanction et gueuler devant tout le monde que je n'avais aucune expérience : Il m'a foutu en l'air ma journée le babos si bien qu'à midi je suis allée fluncher toute seule, Non? Si!!

J'ai matté "Little Miss Sunshine" hier soir pour me calmer et puisque c'était the film à voir et je sais qu'il ne laissera pas en moi de souvenirs impérissables : mignon, on va pas demander la lune non plus, juste le soleil.

J'en ai presque marre, en vérité.

samedi 1 septembre 2007

Oui, maître, j'ai déjà aimé

Qui n'a jamais rêvé d'être, en toutes circonstances, maître?

Moi, en tous cas, j'ai du le rêver très très fort (non, non, les draps ne s'en souviennent pas, lubrique obsessionnel, va!) puisqu'aujourd'hui, je suis à la fois maîtresse et maître du jeu, du moins de mon jeu.

En effet, pas de système hiérarchique au sein d'une école, juste un inspecteur qui vient une fois tous les 5 ans, histoire de faire croire que...quand-même...big brother veille..Une liberté avérée devant des disciples, langues pendues devant toutes les conneries que tu vas leur asséner. Du one woman show, mon frère, à chaque heure, chaque minute.

Quand je vois mes petits CM1 et m'agite pour à la fois les instruire et les faire rire, je me dis que le bonheur m'est accessible.
Quand je réussis une journée durant, à obtenir d' eux un silence doublé d'une détente et d'un enthousiasme évidents, je me dis que je suis capable de trucs pas mal quand-même.

C'est juste quand je rentre le soir, souvent tard (je reste après la classe 2 heures au minimum pour cravacher ma mère, faut pas croire), que la tête éclatant, j'voudrais seulement me faire masser, qu'"il" me fasse la bouffe torse-nu, qu'"il" me lave les cheveux aussi..., que je rumine un peu.

Toutes les instits de mon entourage (collègues ou potes) sont sur-maquées.
Pourtant, la moitié d'entre elles (les non-copines) sont lambda voire vilaines et surtout chiantes comme ta belle-mère.
Il doit être la le secret : leur banalité affligeante les pousse à l'acceptation voire l'adoration de tout autre qu'elle, puisque l'autre, sur le marché aux humains, est plus cher que cette-dite chiante.

Ces filles la, aussi peu imaginatives que ta tante quand elle cuisine, ne peuvent même pas se permettre d'aimer ou d'agir pour la beauté du geste.
Pragmatisme et réserve obligent.
Tout doit générer du profit. Ici en terme de profit, c'est de sécurité, fric, gosse et mariage qu'il s'agit.

Je baiserais bien ce soir, tiens.

vendredi 22 juin 2007

Une perruque et on s'connaît plus


Je n'arrive pas à bosser, à me résoudre à l'exercice si contraignant des fiches de prép', à anticiper mes séances de mardi prochain, en vue de l'inspection.

En effet, des fiches de prép', je peux t'en pondre à la demande, mais sur mon petit Moi-je essentiellement : j'ai du être Reine de France dans une vie antérieure : Le souci de la rumeur publique, j'en ai fait mon moteur. Mais ce moteur est cassé et je suis trop fainéante et pas assez riche pour lui racheter de l'huile.

Bon, tu comprends pas grand chose, on est d'accord : y a rien à comprendre si ce n'est que j'ai remplacé ce moteur tout terrain par une paresse délétère.

Hier soir, ma guitare est restée sous mon lit bien que me réclamant sa sortie annuelle, fête de la zique oblige.
Je ne prends plus soin d'elle, lui refuse de la guérir en lui offrant sa corde manquante, en la grattant quotidiennement pour la soulager rien qu'un peu.

Je vire égoïste Madame : qui me gratte et me guérit moi? Personne. Qui est capable de venir faire le tour de mon âme en peine? Personne, madame. Qui me tient par le manche dans la rue, fier d'exhiber mon son si parfait? Je te le demande pas, je te le dis : nobody madame.


Et voilà que cette phrase de Marius et Jeanette me revient : il n'y a plus assez de musique dans son coeur pour faire danser sa vie.
La première fois que je l'ai entendue, contexte du film aidant, j'en ai chialé ma mère.

L'anguille me rappelle chaque jour depuis samedi mais l'anguille me dégoûte de me croire à eux tous, offerte.

L'anguille représente ceux que je collectionne depuis quelque : des macros désireux de me piquer de leur dard, histoire de marquer leur territoire.
Des chiens, Madame, des chiens au taquet.

Matthieu s'inquiétait le soir dernier à mon sujet, lui qui pourtant ne voue pas une passion aux choristes en bermuda, de me voir attirer ces derniers mois, des queutards finis. C'est l'homme sans innocence qui a ouvert la voie aux autres : allez les gars, on peut circuler place Mel, y a pas de péage!

Anaïs me parle de respect de moi-je, me dit que je me livre trop vite à l'autre.Foutaises : ma dernière activité sexuelle remonte à des mois, Madame.

Certes, les autres "essaient", et c'est ça qui alerte mes amis : Qu'ils osent "essayer". Moi ça ne m'inquiète pas, juste ça me dégoûte d'eux et de
Moi-je : il est là le blème.
Et je ne laisse pas les supers beaux, super brillants, super chevelus "essayer" car de confiance à donner, je ne déborde guère.

Hier, à l'IUFM, j'ai pleuré Madame. Devant toute une assemblée de blaireaux enseignants. J'ai pleuré pour ne pas leur donner de l'agressivité, pourtant commandée par ces moutons. (c'est d'ailleurs hier que j'ai affublé mon blog de la superbe vidéo de Julien du Mal-aimé, écoute juste...)
J'ai pleuré le plus naturellement du monde, comme je pleure quand je me sens inutile au bien public.
Et ces larmes naturelles m'ont servi.
En effet, ça va leur faire les pieds à ces clebs de l'Etat de savoir que même Wonder Cynique Girl qui n'affiche, à l'IUFM, que mépris de l'autre,(car soi-disant manque de "responsabilité et de savoir vivre") souffre.
Ils vont comprendre qu'ils ont poussé le bouchon.

Putain, c'te rumeur, j'aurais du vivre à la cour du Roi moi, je me serais empiffrée de brioches, de petits fours, de jeunes premiers, et les ragots, j'en aurais rigolé puisque j'en aurais fait mon métier.

Mais v'la t-y pas que je me retrouve maîtresse.
Elle est pas belle la vie?

jeudi 14 juin 2007

Connasse

Souvenez vous de mon casseur de ventilo...
Si vous remontez à la source (de mon blog), vous apprendrez qu'il n'est autre que David, meilleur ami de Michaël et accessoirement l'un de mes plus charmants collègues.
Enfin, c'est ce que j'ai toujours pensé même si objectivement, il a ses torts, l' Hector.
En effet, c'est en partie à cause de lui que ma titularisation n'est pas encore effective.
Nous avons pondu un travail de français à 2, un des éléments constitutifs de la validation de la formation dans notre secte : l'IUFM.

Théoriquement, nous devions le bosser tous les 2, ce labeur se serait alors mué en petits instants de jouvence.
Mais nous décidâmes que le français étant ma spécialité, j'en faisais mon affaire et que lui, matheux devant l'éternel, se collait seul à la proportionnalité.

Il s'avère fort malheureusement qu'une pute de prof (qui déteste assurément les grandes blondes aux grandes bouches) l'a validé lui sur le devoir de français et moi, pas!!!
Mais jamais je ne me serais permise de lui balancer toute la vérité à cette incompétente et nymphomane de prof, ne voulant pas mettre le jovial camarade David en péril.

Nous sommes donc tous deux allés voir la prof môche, lui assurant que nous avions ardemment cravaché pour ce devoir.
Peut-être attendais-je simplement que David lui souffle que mon taux de participation était bien plus grand que le sien, et que c'était normal que dans un devoir, l'un bosse plus que l'autre. Ou peut-être aurait-il pu simplement lui offrir sa spécialité : le cunnilingus.

Mais c'est bien confortablement dans sa bouche à lui qu'il garda sa langue, flippant pour sa titularisation.

L'affaire resta lettre morte jusqu'à ce que, mercredi dernier, j'apprenne que l'IUFM avait refusé de valider ma formation pour cause d'"irrégularités théoriques".
Mon dossier n'appartenait désormais qu'au Recteur d'Académie.

Mon réflexe ne fut pas pour autant d'en vouloir à mon binôme, bien trop chevelu pour être malaimé (la prof de français en sait quelque chose) mais de me confier à l'assemblée féministe formant mes copines.

Toutes s'insurgèrent contre maître David, ne comprenant pas du tout comment celui-ci avait pu se montrer aussi "perso".

Mais c'est contre moi que je me révoltai alors.
En effet, si ce garçon n'avait pas eu ces cheveux là, s'il n'avait pas été le seul à me faire vraiment rire dans la classe, ou pire, s'il n'avait été qu'une fille, je crois que j'aurais tout balancé à la prof.
Ou pas...

J'ai toujours eu la fâcheuse tendance de penser à l'autre avant moi.
Et en moi, s'est toujours animée la naïveté de croire qu'il en était de même pour les autres.

Putain, quand j'y pense, si jamais quelqu'un comme.....au hasard......Michaël.... avait pété mon ventilo et éraflé mes chances de titularisation, il y a bien longtemps que celui-ci m'aurait offert la clim' et qu'il se serait dénoncé à ma place!

Résultat : dépression en attente du verdict (demain? Lundi?)et mise sur liste d'attente de beaux prétendants pour cause de libido en mode coma.

Mon médecin m'a aujourd'hui arrêtée 3 jours, m'affublant d'anxiolytiques et de somnifères.

Je relisais hier soir certains articles du blog du "Divin connard" (cf mes liens : Connard).

Cela ne fait plus un pli : Je suis une divine connasse.

dimanche 10 juin 2007

J'ai 14 ans


Hier soir, c'était décidé.... j'avais prévu de me livrer à la bagatelle.
Quatre plans sur la comète allaient se succéder mais....j'ai tout annulé!
Trop chaud, mal digéré mes sushis ou juste suffisamment exigeante.
Bref, mes 28 années ne représentent pas 28 pattes d'oies ou 28 vergetures mal logées mais juste l'âge physique ajouté à l'âge psychique (pour les non matheux, dans les 2 cas, j'ai 14 ans!)

Rendez-vous aujourd'hui avec Michaël à 17 h 30 métro Hôtel de Ville, envie de l'emmener dans un bar gay pour qu'il se rende compte que même aux hommes, il ne plaît guère. C'est un peu mauvais cette pensée mais un peu faux aussi, juste envie de me faire complimenter. Ensuite, nous rejoindrons ses potes, dont David, qui m'a cassé mon ventilo. Je réfléchissais ce matin en tentant de le réparer et ruminais ces pensées : si ce garçon n'avait pas eu ce regard, cette image évanescente, ce surplus de mâlitude et ces cheveux là, je lui aurais pété son ventilo à lui.
Mais bon.... c'est la midinette qui rachètera un ventilo chez Tati et non la méchante maîtresse qui le sommera de me le racheter (j'attends de lui toute autre forme de don, ou pas...)

Hier soir, je rencontrais une amie d'amie qui m'assurais que je lui faisais "trop" penser à Valérie Lermercier, pas physiquement, s'en défendait-elle mais même humour, même prestance. J'ai trouvé ça bouaif puis finalement pas pire que d'être comparée à une goudou comme Muriel Robin ou à une vendue telle Florence Foresti.
Cette fille, sympa, a finalement compris l'essentiel de mon personnage en quelques minutes. C'est seulement à ce genre de personnes que je laisse leurs chances, une des raisons sans doute pour lesquelles je demeure bien expéditive à l'égard de ces messieurs.

Comme mes armoires sont pleines à craquer et que mon meuble à chaussures va bientôt plier sous le poids des marques (Jacobs), j'ai du trouver d'autres façons de faire tourner la société de consommation : je vais chez le coiffeur chaque semaine!
En effet, j'y suis allée 5 fois depuis un mois et demi, souhaitant toujours un peu plus raccourcir derrière pour laisser long devant.
Résultat : un carré court qui rebique (j'ai trop de cheveux) et des dépenses supplémentaires en produits "disciplinants" (vilains cheveux, au coin!) et en maquillage de luxe pour les yeux pour que ma coupe passe finalement inaperçue.
Pour ces demoiselles, Benefit reste la meilleurs marque à mon goût.
Joli trou dans mon portefeuille.

Bientôt, je verrai B.
Comme j'ai perdu l'habitude de rencontrer de nouveaux garçons, habituée telle une mémère à rappeler mes ex PQR, je ne suis pas des plus détendues du string à l'idée de ses yeux dans mes bleus d'autant que B. s'avère des plus mignonnets.
Il paraît que je n'ai qu'à me persuader que je lui plais déjà et que c'est parti pour le show.....
Allez, du maquillage super reuch sur les yeux et jeudi, je l'aveugle!

Sinon, j'ai des soucis avec ma titularisation : l'IUFM met des braises sur ma route, les profs me considérant comme un trouble-fête, défiant toute hiérarchie.
L'iufm forme de bons petits soldats et non d'excellents profs, on comprend maintenant certaines causes de l'échec scolaire. Arghhh.

Mais, mes copines (avec qui je rigole chaque jour un peu plus) sont dans la place, j'ai d'ailleurs envie de les citer, tiens, histoire de, genre les dédicaces sur Fun à la grande époque de "Doc et Difool" (bah quoi, mes 14 ans me permettent tout).
Big up à Vanou, Sabine, Adeline, Sylvie, Aurélie, Lara (X2)et Big big up à Matthieu. Ouais ouais.

Comme je suis malade, je retourne à mon lit et à mon dictionnaire des rêves (!)

dimanche 3 juin 2007

Sous la robe



Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.

Sénèque






Matthieu est la seule personne "autorisée" à me soulever la jupe en société. Un de ceux qui sait ne pas exprimer sa douleur au compte-gouttes ni la payer à crédit avec des intérêts astronomiques.
Qu'Anaïs ne le comprenne pas ne m'étonne point, qu'elle ne mesure pas la portée de ce geste quand il est sien, m'énerve un peu, d'autant que le sujet, maintes fois, fut étalé lors de notre scrabble politique téléphonique existentiel quotidien.

C'est à 28 ans que le vent de rage commence à se lever en moi, que j'assaisonne ma vie de mon catéchisme à moi, notamment en exploitant la joue tendue par le pêcheur, pour qu'il ressente la même douleur que ,par masochisme, mon autre joue a subi.
La première fois aussi que je me donne le droit d'en vouloir à celui-ci. Cesser de ne penser à l'autre plus qu'à moi-même, savoir peser en soi l'échelle de la justice, et bien, j'y aspire messieurs dames..

Bref, voie de la sérénité, de la confiance en moi, peut-être.

Je commence à ne plus me sentir responsable pour "les autres", à cesser de me torturer quand j'ai rendu leur peine à ces gens, même et justement si "les autres", c'est une bonne amie.
Il n'est pas de douleur exploitable quand elle habille notre (é)moi.
A douleur physique, douleur orale, le pire c'est que ça fait moins mal.
Toucher les autres comme ils me touchent, et ce en bien comme en mal, me paraît non pas responsable, mais humain. Si je détendais donc la ficelle de mon string...?

Ne donner à l'autre que ce qu'il a semé, non pas parce que l'on ne l'aime pas ou peu mais parce qu'on caresse l'idée juste de s'aimer un tout petit peu.

En écrivant ceci, aie, je me justifie, mais contextualisons un peu, très chers...

Il est 9 h 30. Je suis raide fonce-dé. La soirée a pris fin à 6 H 30, c'est chez moi qu'on a fini Michaël & ses amis et mon Matthieu.
Seule avec des paires de couilles, je m'en sentais presque pousser.

Matthieu dort dans mon lit et, depuis 3 heures, j'erre chez comme un zombie en lunettes de soleil, robe de soirée, humant la bière imbibant le sol que David a renversé sur moi (ça me rappelle d'ailleurs ma soirée douche anisée avec Giovanni sur une péniche, il y a 9 ans), remerciant tous mes amis de faire confiance en mon amour (comme je l'entendais ci-dessus).

Depuis 3 heures, je me demande de plus en plus si oui ou non, il lit mon blog en connaissance de cause.
En revanche, depuis 3 heures, je ne me demande pas s'il embrasse bien ou mal, je le sais (trop) habile à l'oral.

Depuis 3 heures, je regrette l'envoi de quelques textos tard dans la nuit à ce garçon dont les cheveux me plaisent.

Depuis 3 heures, c'est pourtant mon Matthieu que je regarde dormir dans mon lit, c'est lui que je regarde dégueulasser mon oreiller et que j'écoute ronfler et c'est moi qui souris tendrement à ce spectacle sons et lumières parce que je suis restée la petite fille romantique qui jamais ne fera de mal à quiconque, jamais.

Anaïs, malgré le tar ta gueule à la récré suivi du ta gueule,et parce que le téléphone (;-) ), je te dédie ces maux, car c'en sont (Véronique), aussi mignonnets soient-ils.

lundi 7 mai 2007

Histoires inédites du Petit Nicolas, suite et fin de la trilogie



Dés aujourd'hui, mes 53 % d'amis jusque là ennemis vont se faire une joie de m'aimer à nouveau.

J'en profite pour (leur & vous) balancer ceci :
Aussi juive et hongroise sois-je, je demeure fonctionnaire.

Médite dessus, petit Sarkozyste....

jeudi 26 avril 2007

Sarko soirée

Dans la série incohérences Mélaniennes, mon programme pour la soirée à venir : le monologue vergesque du petit Sarko sur France 2.
Pourquoi ce (non) choix?
Ce soir, il n'y a rien d'autre à la TV.

Hier soir, ce n'est pas pour Ségo mais pour Julien de la nouvelle star que j'aurais pu voter.

Anais aime ça en moi : ce côté à la fois cynique et fondamentalement léger.
C'est vrai ça, je suis capable de m'extasier devant des prouesses école-des-fanesques,jusqu'à en ressentir de la joie, palpable trop souvent.

Capable assez souvent d'affirmer j'M/ j'M pas tout en condamnant tout ce qui croyait me plaire la seconde d'avant, quand je pousse un tantinet la réflexion.

Capable d'aimer la légèreté tout en refusant de m'y livrer au quotidien, de pousser hier 3 de mes copines à se faire chacune une coupe avec moi, pour justifier mon envie de simili carré plongeant.
Une façon à la fois de me sentir libre de tout dogmatisme et enfermée dans ma petite censure narcissico-sensible.

Je refuse de chercher un mec, juste pour la bagatelle. En effet, je n'aime plus trop boire pour avoir, et sans stupéfiant, il n'est de rapport physique à proprement joyeux ou plutôt libéré de toutes contraintes.
Obligées de jouir, obligées de s'agglutiner à une chair suante dans le but de vivre, de bouger nos petites fesses, d'onduler (ce verbe m'a toujours joliment dégoûtée), de montrer à l'autre combien on est bonnasses dans l'exercice sensuello-esthétique de notre corps en mouvement.
C'est de la vente au rabais.
Un exercice de style lambda.
Non merci, je ne suis (peut-être) pas de celles.

Pourtant, je continue à me faire épiler chez l'esthéticienne toutes les 3 semaines, réclamant à chaque visite l'autoroute, de façon à favoriser tout type de circulation, je m'achète des fringues constamment, je me délecte d'un regard, d'un sourire, d'un mot doux masculin.
Je pense même parfois à faire ma "Sam" avec lui.

Est-ce parce qu'ils me font envie ou parce que finalement, je ne sais pas vraiment qui choisir, entre le rose clair et le rose fuschia...?

mardi 24 avril 2007

Le faire-valoir




Il paraît qu'il ne faut plus que je remplisse cet espace virtuel, que s'adresser à une masse de lecteurs pour la plupart "inconnus" s'avère un instantané de non-vie.

Il paraît aussi qu'on ne peut mesurer mon intelligence au travers de mes propos bloguesques.
Donc, me revoilà....!

Je ne m'étalerai pas sur les élections au risque de paraître trop concernée et de vous étonner par mes analyses pour le moins pertinentes. Je vous préciserai juste que je suis gauche et que le rose me va aussi bien que le nain-de-jardinisme peut frustrer tout homme, surtout si celui-ci est déjà un roquet.

Ma parenthèse enchantée mais néanmoins chaste de deux semaines (de vacances)a pris fin, faim aussi,hier.

Sans sexer, ni même me laisser tenter par quiconque, j'ai joui messieurs dames.

Pourtant, le coiffeur a tenté de m'aigrir un tantinet, jalousant certainement le laxisme fonctionnarisant, en s'accaparant 15 cm de mes ex longs cheveux.

Petite fifille a en effet écouté sa maman qui ne cessait de lui asséner des mots amers à l'égard des dégradés.
Résultat : un carré au dessus des épaules, façon Marie-Chantal pour le bonheur de ma génitrice et la rentabilité de mes élastiques et barrettes.

Ré-émane alors ce doute existentiel : dois-je ou non céder au carré plongeant?

Comme si s'était logée dans ma longueur capillaire une once de logique et d'amour propre, aussitôt après en avoir perdu une bonne partie (de cette-dite longueur), je me suis inscrite sur Meetic...

Dans mon panier : juste un prototype, sans photo mais assez habile à l'écriture et me faisant songer par bien des aspects à lui.

Puis il m'envoie sa photo, ça passe plutôt pas mal : tête un peu psychotante, j'aime bien.

Aujourd'hui, je le rencontre :ô Reur, ô malheur!
Le mec le plus moche de la planète.
Quel dommage d'en arriver à réduire autrui à son physique mais là, il en est venu à me dégoûter de m'être faite belle pour lui.

Fissa, au bout d'une heure à blablater informatique et enseignement, je lui invoque une excuse des plus gamines :
"Merde alors, un collègue m'attend devant ma porte pour me "prêter" son bébé d'une semaine ce soir!".
Et je m'arrache aussi sec.
Ce troglodyte ose me passer la main sur la hanche au moment de la dernière bise.
Beaaaarkkkk.

Résultat : un restau en terrasse, seule, et ce triste constat :

Avec lui, une once de beaux mâles me yeutaient à m'en faire des appels de phares (image) comme c'est pas permis, alors que seule : que nenni!




Le lendemain soir... :


samedi 21 avril 2007

La vie en rose, j'aimerais tant!

Demain, je voterai pour la dame.
Faisez pas les cons, votez pas pour les méchants et pas beaux messieurs....

dimanche 1 avril 2007

Je l'ai pensé mais Beigbeder, un peu plus connu, l'a publié...

-Mon principal fantasme? Trouver en moi la force d'accepter la monotonie.

-Il y a des jours avec, et des mois sans.

-Quelqu'un est passé dans ma vie. C'est si rare que quelqu'un m'arrive.

-Je suis un romantique obsédé sexuel.Ce n'est pas incompatible puisque j'existe, et que je pleure souvent pieds nus sur mon lit.

-Quand on méprise quelqu'un qu'on a aimé, c'est soi-même qu'on injurie.

-Pourquoi est-il si agréable de baiser sans capote? Parce qu'on prend les 2 risques principaux : donner la vie et attraper la mort.

-Souvent je baise bourré, uniquement pour retrouver l'ivresse amoureuse. Si le coeur ne bat pas, il faut au moins avoir la tête qui tourne.

-Il y a deux choses que l'homme est incapable de faire : partir et rester.

-On dit souvent que la beauté est aux femmes ce que le pouvoir est aux hommes : leur premier atout de séduction. On ne dit pas qu'un joli visage est aussi une barrière. La beauté attire les crétins vulgaires et laids, et effraie les timides intelligents et tendres. Elle effectue un mauvais tri; c'est pourquoi les jolies filles sont toujours avec des connards. La beauté physique devrait plutôt être comparée à la célébrité qu'au pouvoir éphémère comme elle, tout aussi factice et destructrice, elle est le pire critère d'une rencontre.

-Pour obtenir le pouvoir, faites croire que vous êtes faible.

-Mieux vaut vivre des choses tristes que de ne pas vivre des choses gaies.

-Savoir pourquoi l'on est triste rend moins con, mais pas moins triste.

-L'amour, c'est comme les montagnes russes : au début ça monte, puis soudain ça descend, puis ça remonte, ça redescend, et à la fin on se vomit dessus!

-Notre intimité est trop précieuse pour ne pas être connue du plus grand nombre.


In L'Egoïste romantique

lundi 1 janvier 2007

Prenez LA bonne résolution en 2007...




Votez pour ce candidat la!

Bonne année à tous!

dimanche 31 décembre 2006

Bilan sanguin




-Médias :


L'homme politique de l'année : Dominique Strauss-Kahn

La femme politique de l'année : Je cherche, je vous dirai ça en 20O7...

L'acteur de l'année : Gaspard Ulliel

L'acteur anglo-saxon de l'année : Jude Law

L'actrice de l'année : Charlotte Gainsbourg

Le film de l'année : L'enfant des frères Dardenne

La chanson hype de l'année : Je veux un Mec d'Adrienne Pauly

La chanson de l'année : Protège-moi, Placebo

La série de l'année : Nip Tuck (même si déçue par la saison 3)



-Vie sociale :


Ceux qui m'ont fait le plus rire : Matthieu, Prune, Moi, Nima, I., Sapine, François, Cyril A, A.: ce n'est pas assez pour une année!!

Ceux qui m'ont fait pleurer- : Matthieu, A., J., Raph, Prune.

L'amie 2006 : Prune

L'ami 2006 : Matthieu

La découverte amicale 2006 : Lara I.

Le Collègue 2006 : Olivier

L'évaporation amicale 2006 : Adeline

L'histoire d'"amour" 2006 : I.

La personne intelligente 2006 : Prune


*mecs :

Le meilleur queutard 2006 : Ju.

L'enfoiré 2006 : V.

Le beau mec 2006 : A.

L'Amoureux 2006 : I.

L'Homme invisible 2006 : Mi.

L'Homme virtuel 2006 : -M-

Celui qui aura tout essayé 2006 : J-M

L'homme le plus bête 2006 : Ju. (mais bon, c'est aussi le meilleur queutard, ça rattrape!!)



-Souvenirs :

Le meilleur : Lorsque j'ai été appelée à enseigner début mars

Le pire : Y en a tellement, éternelle insatisfaite que je suis..
Je vais donc opter pour le problème d'ordre juridique-fan d'NTM que je suis- lorsque j'ai failli me retrouver au trou, ruinée et sans métier pour une sombre histoire avec l'UCPA

Meilleur concert : Cali au Zénith en avril surtout à la fin lorsque j'ai bravé la fosse pour Le retrouver...

Meilleure (ou pire) engueulade : avec Matthieu, en Croatie, lorsqu'on s'est retrouvés paumés à 100 km de notre hôtel car nous avions loupé notre car, il a perdu son sang-froid :"T'es qu'une bourgeoise!!!etc"

L'engueulade la plus mesquine : avec JM, lorsqu'il a voulu récupérer soudainement les 65 euros des Stan Smith blanches orthopédiques que j'execre.

L'engueulade la plus surréaliste : avec O., au sujet d'une (im)possible réforme de l'IUFM, je n'ai pu m'empêcher de lui balancer un "tu te prends pour qui?" Résultat : 1 mois de "dépassionnement"

L'engueulade la plus passionnelle : Avec I.,lorsqu'il a appris pour A. (cf article "mort d'une belle plante")

Le moment le plus fou : évanouissement en Croatie devant I. et Matthieu,un vrai beau moment qui a abouti sur une histoire d'un mois 1/2 avec I., tombé sous le charme ce soir la!

Le moment le moins fun : tous les trajets en RER B à 7h du mat'pour se retrouver au trou du cul du monde avec des incapables!



-Mon principal Désir pour 2007 :

trouver la personne qui méritera de voir son nom figurer dans toutes les catégories des rubriques "Souvenirs" et mecs

vendredi 15 décembre 2006

T'es trop flex pour moi


Dans la série "conversations collégiales", je demande celle du vendredi!
En effet, je remarque que ce jour s'avère propice en ébats et débats intellectuels peu prolixes.
Souvenez-vous, j'étais taxée la semaine dernière de quasi réac' car je pimentais le dialogue sur Bézu/Valérie Lermercier (Bézu est mort, je sais, je sais).
Je m'étais alors jurée de me taire sur tout sujet épineux pour ne converser que mode et putasseries.

Malheureusement, d'une forme olympique dés 8h, j'engageais dés mon arrivée au boulot un débat des plus poussés sur mon fameux (futur?) carré plongeant. Et L. de me conseiller de télécharger un logiciel de morphing, et C. de me mettre en garde sur l'impossibilité de m'attacher les cheveux après et enfin l'autre L., détenant la phrase choc: "Attention, tu risques de faire trop classe avec cette coupe!".La journée commençait fort, elle monta crescendo.

A la première récré, j'appris à mes collègues moult expressions masculines destinées à la femme, étonnée qu'ils ne les connaissent pas, à part O., évidemment! Un petit florilège :

"-Cette fille la, elle me donne mal à la tête = elle me fait tourner la tête cette jolie demoiselle
-Je lui mettrais bien une cartouche : aussi m'accouplerais-je bien avec elle
-C'est l'heure de pointe= comme j'ai envie d'elle, mon corps me l'annonce
-J'suis trop vénère, y a rien à grailler ici! = Flûte alors, l'Education Nationale est mal représentée, et la parité, bordel!
-C'te zouze, c'est trop une crève-la-dalle!= De quelle énergie à la quête du graal fait preuve cette demoiselle!
- C'est frais = c'est chanmé
-T'es flex = t'es mou ...etc etc....

Ce fut une récré fort sympathique au demeurant. Mais à la cantine, tout bascula (;-) )... Le fond du problème : tous les sujets putasseux épuisés, il fallait rebondir, quitte à aborder un sujet qui fâche (j'adore ça)...
J'annonçais donc entre deux navets, steack trop cuit entre les dents, avoir matté notre ministre Gilles de R. sur canal récemment et saluai alors sa volonté de réforme de l'IUFM et O., toujours au taquet "Allez, Mel, assume d'être à droite!".. Je me suis vénère sa mère( pour m'exprimer comme à la récré), tant et tellement que j'ai un instant voulu être ambidextre ou plutôt supputé fortement que mes collègues le fussent.
La conversation a roulé sur "bobo, pas bobo?"
L. : "D'ailleurs, Mel, tu serais pas un peu bobo toi?"
Si, si, ça ne me dérange pas, ai-je répondu mieux vaut, lorsqu'on est bourge (ce qui n'est même pas tant que ça mon cas) se déguiser (bobo) que se marie-chantaliser (prout-prout). J'ai annoncé à O. que lui aussi d'abord, il était bobo, et na, dans les dents!
Vas-y, je les kiffe sa mère mes coco-collègues!