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vendredi 23 janvier 2009

reconfiguration

L'ingénieur s'est abandonné avec émulation à une de ses ex parce que tu comprends, elle avait un cadeau pour lui, il ne pouvait donc pas dire non.

Trop pragmatique et sans doute débutant, l'ingénieur m'a avoué sa faiblesse quand d'autres se seraient vautrés dans leur chair et tendre sans mots/maux dire.

Étrangement, cet aveu m'a mise hors de moi et après avoir taxé notre scientifique de l'amour de pute (le coup du cadeau, tout-de-même!), je l'ai quitté.

Pourtant, j'avais fait de notre relation une simple distraction,avais sommé ce garçon bien trop petit pour moi de ne point s'attacher et de, surtout, garder sa liberté.

Son physique reste sommaire, son comportement des plus classiques, son membre des plus ordinaires et à force de WII, il manie mon trésor comme un joystick, en appuyant trop fort sur la manette.

Il n’est pas artiste, quoi.


Je ne sais donc toujours pas pourquoi, le lendemain, je suis revenue à lui par ce mail :

« Monsieur,

Ingénieur de votre état, vous avez certainement flairé au travers de mes mots/ maux (sur msn) une certaine colère de ma part.
Pour votre gouverne, cette colère est la preuve que je vous appréciais bien, mine de rien. Je n'aurais sinon pas pris la peine de vous contacter après mon "nique ta mère" dont je ne suis pas peu fière.
Vous m'avez déçue. Mais vous ne le savez que trop.
Il est vrai que dés le début, j'ai été claire sur ma non-volonté de quelconque engagement avec vous.
Aussi, n'aurais-je pas du avoir cette réaction aujourd'hui.
Mais je ne suis pas ingénieur.

Bien à vous,

M. »




Sa réponse :


« Mademoiselle M,

J'ose espérer que vous n'êtes pas M la Maudite et que vous ne tomberez
pas toujours sur des cons de me espèce. Dans tous les cas, veuillez
croire en mon plus sincère désespoir. Je ne sais que trop que votre
colère doit être grande et qu'envoyer des fleurs ou vous harceler ne
feraient qu'amplifier votre colère qui si elle n'est pas légitime en
termes de faits, l'est en terme de cœur.
J'ai la plus grande sympathie pour vous et je crois bien que vous avez
quelque peu chaviré mes sentiments ces derniers jours. Non, je ne suis
pas à la hauteur, mais je ne le dois qu'à moi même. Je suis un con, mais
je retiens les erreurs et ne tiens pas à en faire d'aussi grosses avec
vous, jamais. Aussi, je l'espère, quand votre courroux se sera un peu
dissipé, je retenterai de vous approcher en réfrénant mon arrogance et
ma trop haute opinion de moi même. Vous aurez bien sûr loisir de vous
moquer ou de me rejeter avec violence, je ne vous en voudrai pas et
sachez que je ne serai pas un cauchemar pour vous à ce moment : un mot
de vous suffira alors à me faire disparaître pour de bon.
C'est la première fois depuis longtemps que j'éprouve de tels sentiments
pour quelqu'un surtout pour l'avoir vue aussi peu de temps. Et si mon
attitude vous chagrine, mon chagrin de vous perdre est bien réel.
Je vous remercie pour ce mail, vous vous y livrez avec simplicité comme
vous savez le faire. Ne changez pas, vous êtes adorable. Quant à moi, je
suis usé, je vais prendre une semaine de vacances pour me reposer,
réfléchir à ce que je vais faire de ma vie et analyser un peu mon
comportement.
Sachez dans tous les cas que vous avez bien égaillé ma vie et que je
vous en suis très reconnaissant.

Je l'espère sans rancunes et dans tous les cas avec tendresse.

Un imbécile
»



Adolescente que je suis, j’ai besoin de votre avis.



21h08 : l'heure de l'EDIT:
En rentrant chez moi, j'ai découvert devant ma porte un joli bouquet de fleurs, accompagné d'une lettre manuscrite (important le côté manuscrit, hein)

Je l'ai retapée, la voici :


"Ma chère Mélanie,

Voici une lettre écrite à l’arrache, n’ayant qu’une feuille er un peu de temps pour l’écrire enfin. J’espère que de ce jet naîtra une spontanéité dont tu m’as déjà reproché l’absence.
Aujourd’hui, je viens de rendre le fruit d’un travail de près de deux années, deux années à trimer sans relâche ni prendre le temps de respirer. Déjà, je sens le stress retomber et la fatigue s’abattre sur moi. Les deux derniers mois furent parmi les plus éprouvants de ma vie et alors que tout se termine vient l’heure des questions, des choix de vie. Prendre à nouveau le temps de vivre dans la vraie vie va être douloureux, cela faisait bien longtemps que je ne m’en pose plus, il est sans doute venu le moment d’être un peu objectif et de s’interroger sur les questions qui brûlent.
Ma rencontre avec toi est symptomatique, une boulimie de travail et de consommation. N’être qu’une machine n’est pas amusant, je veux vivre, vivre avec le vrai plaisir, le plaisir d’être et non d’avoir. Je ne vis que trop pour les autres, j’ai envie de vivre pour moi, d’assumer mes choix et les imposer, surtout dans ma vie personnelle.
Oublier le superflu, croire dans les choses qui remuent et font vibrer, prendre le temps d’aimer les choses simples.
A défaut d’être une amie, confidente, amante ou copine, tu m’as un peu ouvert les yeux. Il n’y a que les choses vraiment importantes qui comptent, pour le reste, on s’en fout.
Je ne pensais pas revenir si vite vers toi, mais qu’importe, tu me plais réellement et quand tu étais là le week-end dernier, j’étais joyeux et heureux, malgré le bordel ambiant, malgré tout le reste.
Tu es une fille admirable et bien consciente de l’être et tu as bien raison. J’aime ta vivacité, ton sens de la répartie, ton goût du jusqu’au boutisme, ta simplicité…et ta complexité.
Ce que je sais de toi, pas grand-chose en somme, mais chaque rencontre me procure plus de plaisir que la précédente. Quand je dis plaisir, je ne parle pas charnel, mais de paix de l’âme et d’une complicité qui me touche et m’étonne à la fois.
Je ne t’ai vue que deux fois réellement, mais ce furent les meilleurs instants de ma vie récente depuis longtemps.
Ces fleurs ne sont pas une excuse, encore moins une façon de t’acheter, juste un gage, un remerciement pour ces quelques instants.
Je comprends ta colère et j’ajouterai même que je la partage, je m’en veux réellement de tout gâcher dans un monde où pour une fois quelqu’un m’intrigue réellement et me fait autant vibrer.
Avant de te revoir, c’était l’instinct, c’est désormais certitude, tu es en ce moment la seule personne que je désire et celle à laquelle j’ai envie de donner le plus.
Tu ne me dois rien et je n’attends plus rien. J’espère juste que ta première intuition sur mon compte sera nuancée.
Voilà, tu trouveras cela « too much », c’est sans doute vrai mais peu importe, j’ai envie de le faire et c’est important, alors c’est parti pour une lettre sans queue ni tête dans un café à Cadet.
Prends cela avec un sourire, encore un prétendant de plus, mais crois le ou non, un prétendant sincère.
Quant à moi, je vais dormir et prendre une semaine à rien faire, juste réfléchir un peu sur moi et pas sur une problématique de boulot à la con.
Je ne pourrai m’empêcher de regretter, mais aussi d’espérer.
Passe un bon week-end et profite bien de la vie. Si tu as envie de me revoir, fais-moi signe, ce sera avec une joie et un plaisir non dissimulés.

Je t’embrasse et ne t’en fais pas, je ne te harcèlerai pas.

P.
"


Deux heures après, j'envoyais par sms ce simple "Merci".
Mais j'ai toujours besoin de vos avis...

dimanche 19 octobre 2008

Ennemis privés

Je viens de m’acheter des fleurs, justement parce que c’est périssable.

Après une semaine d’indigestion post-Giovannesque (vomis, nausées, amaigrissement) et de refus d’accepter de le voir tous les soirs depuis notre nuit fauve, j’ai fini par céder cette nuit parce que son souhait n’était que de se réveiller dans mes bras.

Il est arrivé à une heure du mat’, alors que dans mon lit, je reniflais et ronchonnais.
Il a tout de suite remarqué mon T-Shirt « I wanna be your dog » et m’a alors taxée de rockeuse.
- Que la nuit
-Ca tombe bien, il fait noir...

Étonnée qu'il n'ait nourri quelque autre allusion, je l'ai laissé m'embrasser.

Il a ôté ses vêtements et parce qu'il est vraiment beau, nous avons fait l’amour.

Ses premiers mots m’ont apaisée :
« Tu m’as manqué ! Comment as-tu osé me faire attendre si longtemps.. »

J’ai cette fois pris le dessus, en lui interdisant fermement de me parler d’avantage ou d’esquinter mon si joli minois.

Après l’amour, ses mains dans mes cheveux et cette éternelle phrase :
« Il n’y a qu’avec toi que je jouis et ça n’a rien à voir avec moi. C’est de ta faute »

Il a voulu s’endormir dans mes bras mais je lui ai tourné le dos.
Quand dans la nuit, il tentait de s’étaler, je le poussais et quand il ronflait, je le faisais méchamment taire.

Et ce matin : des baisers, des croissants, une douche commune, une discussion tournant sur la forme de mon profil Facebook :
« Qui sont tous ces mecs qui te tournent autour ? Tu as du succès sur Facebook, quand-même… »


Pas que sur Facebook, petit. Il va bien falloir que tu te mettes ça dans le crâne si tu veux qu’un jour, un prêtre, déguisé en Elvis, scelle notre union à tout jamais.

Enfin cette fin de matinée d'amoureux à Montmartre puis cette volonté commune, après le succès houellebecquien et ma correspondance d'avec Anais, d'écrire la notre : "Ennemis privés".

Hélas.

mercredi 24 septembre 2008

T'as les boules?



Lorsqu’hier, entre deux bouchées de rosbeef sauce poivre agrémenté de carottes maraîchères pas dégueues, ma collègue me vantait les mérites de la boule que tu mets directement dans la machine à laver et qui, grâce à un système de transformation des ions négatifs en ions positifs lave ton linge- "quand il n’est pas trop sale"- elle souriait en constatant les économies en terme de lessive depuis août et l’achat de cette boule révolutionnaire, sur un marché breton qui lui offrait, le temps d’un repas, ce moment de gloire.


Et moi, de penser à d’autres boules également capables d’agir positivement sur mes ions.

Puis, elle m’apprenait que le liquide vaisselle était le meilleur des détachants avant lavage.

Je songeais alors à un autre liquide qui ne nécessite pas de détachant avant lavage, tant il part bien à l’eau.

Puis une cacophonie féminine autour des lessives et de la difficulté à en assumer les 4 hebdomadaires.

Je rassurai ces jolies dames en leur confiant qu’aux Etat-Unis, la saison 5 de
« Desperate Housewifes » se préparait.

L’espace de ce déjeuner, j’ai presque envisagé, un jour, de prendre du plaisir à aborder avec Monique ces problèmes domestiques autres que masculins.

Puis, j’ai pensé à G. à nos mots échangés sur un autre terrain.
Des mots chauds mais dits froidement.

J’ai revu défiler notre aventure explosive d’il y a dix ans, l’image si fatale que je lui donne encore aujourd’hui et j'en ai presque regretté ses ions positifs que je n’ai mis que quelques jours, autrefois à rendre négatifs.

J’ai presque éprouvé le besoin de parler lubrifiant à mes collègues, mais, comme chaque midi, mon téléphone a vibré, en vain : le marin.

Il n’a jamais su manier le tube de lubrifiant, lui.


Possible que G. revienne ce week-end.

jeudi 24 avril 2008

Un mât, des maux

Depuis 5 mois, seules les rubriques amour, spleen et vacances de ce blog ont de quoi manger.
Pourtant, je ne crains qu'une chose; c'est que bientôt, chaque rubrique retrouve de quoi subsister jusqu'à la saison prochaine.

Pas de nouvelle de lui depuis son retour en grandes pompes puantes.
Juste un texto le lendemain : "Je vois que tu boudes vraiment", auquel je n'ai pas pu résister de répondre dés le lendemain, et le surlendemain, et gentiment en plus.

Mais sans rendement aucun.

En vacances aujourd'hui, hélas.
Les gamins ont pourtant parfois cette capacité de me vider presque assez pour que la fatigue du corps et de l'esprit l'emporte sur mon besoin de son corps et de son esprit à lui.

Il va falloir trouver moult occupations : rappeler des ex, décupler mes séances chez le kiné, faire semblant de trouver du plaisir lors de l'exposition de Sophie C. ou de Camille Claudel.
Aller au cinéma avec untel et rentrer bourrée avec unetelle. Réenvisager sérieusement de trouver avec Anais des cours de tectonik fréquentés par des bobos et trouver, avec elle, la force de son mât à lui.

Accepter de me faire belle pour d'autres qui eux, le remarqueront.
Reconquérir peut-être cheveux gris dents jaunes pour garder une façade lisse et faussement attirante.

Et tel un retour à l'adolescence, cette envie de citer Goethe in Les souffrances du jeune Werther :
" Ah ! ce vide ! Ce vide épouvantable !
Souvent je me dis : si je pouvais, ne serait-ce qu’une fois, le serrer sur mon cœur, tout ce vide serait comblé."

"J’ai tant de richesses et mon sentiment pour lui engloutit tout ; j’ai tant de richesses et sans lui tout n'est plus rien pour moi."

Dommage que Simon soit parti avec mon autre livre à moi : Journal d'un séducteur...

mercredi 20 février 2008

Je Paris encore



Comme toute parigotte un semblant bobo et cinéphile qui se respecte, c'est en ouvrant le premier oeil crotté ce matin que j'ai songé à aller voir "Paris". Ni d'une, ni de deux, c'est en jogging American Apparel et en veste kakie à moumoute en lapin que j'ai rejoint mon collègue amoureux devant le Pathé Wepler...Habillée comme Binoche dans le film, et wesh...

C'est peut-être parce que je connais cette ville comme ma poche que "Paris" ne m'a pas transportée et aussi parce qu'il serait indécent d'oser critiquer Klapisch que je ne peux pour autant démonter son oeuvre, artistiquement au poil (de lapin).

Envie de féliciter chaque acteur un par un plus que le film en lui-même : là réside le problème.
Je me dis alors que le réalisateur (présent d'ailleurs à la projo : la classe) a voulu que nous, pauvres petits spectateurs éternellement contemplatifs, ressentions devant son film cette même belle, triste, emmélée, légère et si juste froideur que dans la ville que nous aimons parfois plus que nous-même.

Mais rien que pour Luchini et son spleen despogien-baudelairien et Binoche et son strip-tease en pull camionneur, ce film vaut au moins une balade près du Sacré Coeur, au pire, une visite des catacombes.

Mais il vaut assurément mieux que le KFC qui s'en est suivi.

Mon collègue m'a avoué ses sentiments pour moi, le fait que ma froideur fragile le touche et que de moi, il se sente si proche.

Beaucoup d'acuité en effet dans nos échanges, de psychanalyse dans mon écoute de ses problèmes d'intériorisation de ses envies à mon égard (Dieu, merci!), de confiance l'un en l'autre, de richesses exploitables, oui, énormément.

Mais cette envie de ma main dans ses cheveux reste aussi enfouie que le poulet du KFC est gras et que mon marin est là.

vendredi 16 novembre 2007

Ce soir, j'ai répèt'

Il me dit : "Ce soir, j'ai répèt'" puis me somme par texto de ne pas draguer ce soir et moi, de sauter sur ma jambe de bois.
Ouf, j'ai re 15 ans! Le sourire revient tout de go.

Depuis 3 semaines, je nourrissais de sérieux doutes quant à mon âge : plus fatiguée et moins rock que ta grand mère, ne me servant à rien, je ne voulais servir à personne tant ma jeunesse noircissait à l'image de ma jambe.. Ouais, c'est pas folichon cette histoire de jambe qui n'en finit pas de s'enliser dans une apathie que médiocrement, elle me communique la salope.
Mais il faut bien que salope subsiste alors, cyniquement, je la remercie.

Je reste irrésistiblement maladroite, pourtant j'aime à laisser souffrir le gauche, le côté du coeur.

Toute nouvelle rencontre ne m'est guère recommandée en cette période de vacuité cul-turelle. Alors, les soirs où j'ai 15 ans et qu'il m'est permis d'écouter BB Brunes, je chatte avec un jeune marin guitariste chevelu et gentiment barré. Je le vois en web cam et je souris comme lui, pour lui, avec lui, avec moi surtout. Il m'écrit dans un français grammaticalement incorrect, me fait penser à moi à 13 ans mais ce sourire.
Il ne vit pas à Paris, mais je ne parie plus rien de la vie : je paris et je souris. Il vient me voir dans une dizaine de jours.
On parie qu'il me sourira?

Je reprends le 26 : Comme d'hab' mon malheur est tombé au moment fortuit : celui des grèves.

Je suis une rescapée et bientôt la mer me portera.

lundi 22 octobre 2007

Demain, je ne baiserai point

Quand Simon me contacte via MSN, je peux prévoir ma soirée du lendemain, l'épilation qui la précède et la réflexion qui s'ensuit.

Simon n'a pas réussi à "entrer dans mon bouquin" (journal d'un séducteur). Je ne lui ai pas précisé que j'avais son parapluie à la maison et il m'a invité chez lui demain soir pour que je constate les magnifiques changements de son intérieur ("Un petit bijou, tu verras").
J'ai dit non.
D'autant que mon intérieur à moi est resté le même : sans fond.

Simon est ce qui se fait de mieux dans le marché actuel des soupirants, voire des mâles : aussi beau que drôle et aussi artiste que tourmenté.
Pourtant Simon est trop gourmand et il ne sait pas que la saucisse ne me fait pas envie pour elle-même si bien que demain, comme il y en aura à la cantine, je ne déjeunerai pas.

Simon a autant envie de me baiser que j'ai pu l'aimer il y a 2 ans et qu'il m'a aimée cet été quand, enfin, je ne voulais plus de lui.

Simon est un magnifique con.

mardi 16 octobre 2007

jeudi 11 octobre 2007

Brève d'école




Après la classe, échange avec un adorable cancre :

"-Maîtresse, pourquoi les femmes quand elles marchent, et bein elles font plein de bruit avec leurs chaussures?
-Parce que leurs mots, seuls, ne résonnent pas, petit."

lundi 18 juin 2007

Le lundi, c'est voici

Je viens de quitter, le coeur lourd, mon Arnaud.
Raison? Mon ex a oscillé en quelques années entre bellâtre bobo à se damner et Willem Dafoe botoxé et collagéné, tout juste échappé de Spiderman 2, looser au demeurant.
Ne m'en veux pas mon A, d'autant que même toi, lassé par ma guitare, tu t'étais mis au pipeau.





Au temps béni de notre roots attitude. Je n'aurais jamais quitté pour un autre ma petite chambre rose pour le marron palestinien.
Quand on faisait l'amour, cachés dans les chars, qu'est-ce que je t'aimais...






Mais un jour, tu t'es mis à cotoyer Nicolas : Il est beau le résultat!

jeudi 7 juin 2007

Bar toi

Incipit



Merci pour ton cadeau d'anniversaire Marcel; tu vois je l'ai enfin essayé!
Mais qu'on arrête de me chanter que les bonbons, ce n'est pas périssable...!



Développement

Le soir, quand je rentre chez moi, j'éteins mon portable. Puis je l'allume, inexorablement, chaque heure puis chaque demi-heure, puis chaque quinzaine de minutes pour tenter d'être surprise par un simple bip vibrant annonçant le message d'un beau. Entendre sonner son portable alors que celui-ci, allumé, ne demande que ça symbolise cette banalilté qui m'effraie. Da ist mein Problem.

La tentation mélée à l'espoir permanent de la surprise, oui, c'est cela qui me tient encore debout aujourd'hui.

Il y a ce barman de la rue Rodier, dans son rade de quartier des plus déniapés qui me regarde passer depuis 9 ans et me voit me retourner et suivre son regard jusqu'à ce qu'un immeuble ait raison de notre songe visuel. Je n'ose jamais suivre un beau regard inquisiteur d'ordinaire, un de ceux qui me cherchent, jamais.
Il y a donc ce barman, beau comme un Mi et moi, parfois pas mal, qui me plaît à faire croire que j'aime un garçon que je n'ai pourtant pas envie de voir nu (Indochine est dans la place).

En effet, j'ai bien réfléchi sur lui, et ce tant et tellement que cette masturbation mentale a pris le pas sur toute notion de désir brut, animal.
Je ne l'imagine pas nu dans mon lit, tous poils dehors, sgeg au garde-à-vous en train de me compter fleurette pendant que ma guitare me démange.
Je ne l'imagine même pas en train de m'embrasser car j'ai la certitude qu'une simple bise de sa part me ferait rosir fuschia, c'est tendance comme couleur de vernis, mais cet apparat est loin d'être une couverture.

Je ne sais pas ce que je veux avec lui.
J'ai certainement besoin d'un alibi pour ne rien vivre avec le barman, B., ou l'homme sans innocence, qui pourtant nourrit en moi ces fameux désirs bruts.
A croire que je leur préfère les allégories. (Mais putain, faudrait que je ken quand-même!)


Il est rare que je vous fasse intervenir, chers lecteurs,mais en juin, paraît que c'est pas mal de s'insérer dans un débat participatif hautement philosophique alors voilà votre part de gâteau :

-Vous arrive-t'il force d'idéaliser voire de sacraliser un être, de ne plus savoir si ce que vous ressentez à son égard relève du pur fantasme ou d'un désir réel?

-que ce même être inspire en vous un merveilleux baiser (qui résonne dans votre imagination comme la meilleure baise de votre vie) que vous n'osez lui donner (tant ce baiser est intense, tant ce garçon vous intimide) de peur de lui donner avec ce baiser, un peu de votre vie...?




Excipit

Si je rallumais mon portable, tiens...?

mercredi 4 avril 2007

Bagatéléphone-moi


J'aime bien mes nouvelles chaussures.

Lui, je l'aime chaque nuit, un peu plus fort.
Mais le jour, il n'est qu'un garçon inaccessible parmi tant d'autres, et un de ceux qui ne me méritent pas (ça rassure, la tasse-pé pensée).
En fait, le jour, il erre, sans italique aucun.

J'hésite à me faire un carré plongeant : peur que la tasse-pé attitude l'emporte alors sur la mignonette tasse-pé pensée

A part ça, tout va bien.

C'est fou ça, c'est vraiment par hasard que je suis tombée sur la nouvelle star ce soir, et telle une minette en salopette, j'ai dit à ma copine, en voyant Julien, le mec super stylé artisto-bobo, joueur de youkoukoulé, barrette dans les cheveux :

"Tu vois ce mec, c'est le genre qui peut rendre n'importe quelle fille amoureuse
"
-Bah quoi, y a pas que les grands qui rêvent, y a pas que les grands qui ont des sentiments, j'voudrais qu'il m'embrasse sur lès lèvres, pas comme une enfant, merde-
Sauf que ce genre de mec m'est intouchable quand je le sais toucher les autres.
Pas fan des clubs échangistes.

Je sais, je sais :Un peu chiante et un peu triste : institutrice.

Ce soir, devant l'émission, j'ai rêvé de l'arrivée soudaine et non moins miraculeuse d'un beau mâle que je pourrais à foison exposer dans des concours canins et l'y faire courir, mais courir, courir presque trop vite pour moi, mais pour de faux, aussi lent en fait, aussi con, aussi amoureux.

Ce soir, j'ai eu un Ami au téléphone qui m'a dit que j'étais un cas, je lui ai répondu que je ne faisais pourtant rien pour et lui de me répondre :
"C'est ça qu'on aime tous chez toi : tu amuses sans rien faire pour"

Anaïs, nouvellement libérale a alors projeté de se faire du fric sur mon dos en programmant, un jour, mon exploitation scénique.

J'ai pensé alors à Juvénal, qui eût été certainement très bon dans l'amour physique sans issue ainsi qu' à la skunk de Dam, sommes toutes excellente également.

samedi 10 mars 2007

Je ne veux pas travailler



Sensée accoucher, dans un mois, d'un mémoire professionnel de 30 pages sur "l'avantage de la marotte de classe en petite section dans la construction du langage des petits", je préfère écrire ici mon désintérêt total à cette sordide tache.
Il faut que j'élabore mon plan ce week-end, ce qui me sert finalement d'excuse à rester peinarde chez moi, toute de moche et de conne vêtue et m'apprêtant probablement à mater les victoires de la musique ce soir.

'M'en fous, j'ai du shit à la maison.

Le garçon sans innocence m'aura au moins offert, malgré lui, cela.
La dernière fois que je l'ai vu, je suis repartie, toute innocente que je suis, avec une boulette et 2 euros 50, je ne me suis pas évaluée à plus ce matin là mais la prochaine fois, j'y songerai...

Sur les murs de la chambre de ce garçon-là, des photos de son ex dont une ou elle trône debout sur son lit (avec ses chaussures, c'est dégueulasse), cheveux courts et noirs,yeux marrons, t-shirt vert, mini-jupe en jeans, leggings, escarpins.La panoplie parfaite de la fausse cool, de celle qui a besoin de vert et de leggings pour se frayer une place dans la diagonale VIP de sa morne vie tant son physique ou sa personnalité n'ont rien de transcendant.
Le type de meuf qui ne pourrait être mon amie, que de surface.
Elle est petite et son visage, plutôt ingrat, ses jambes ne sont même pas fines.Incompréhension.

Je constate alors amèrement une nouvelle fois que les garçons très beaux, très hype, très genre- je m'éclate au tryptique et je fume de la weed en écoutant Vitalic,je suis très busy la semaine mais je t'appelle après- sont attirés par ces filles lambdas, voire moches mais très très "au courant", cosmopolitainement parlant.

Ce genre de filles prend de la C. pour le dire ou l'écrire sur son blog,en plus de son blog, forcément, elle écrit un roman j'accuse à l'encontre se son ex qui l'a trompée avec une petite bimbo, fait l'amour mais préfère dire qu'elle baise pour faire croire à une certaine désinvolture ("soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien", tel est son blaze), ne pense qu'à son apparence du matin au soir en affirmant qu'elle n'en est en rien responsable,que ce n'est pas une pouffe blonde, elle, n'a pas de goût propre mais connaît toujours the place to be .

Ce genre de fille attire les petits péteux narcissiques -qui me plaisent bien- à qui elles ne peuvent faire d'ombre que vestimentairement, et me permettent de trouver de nouvelles raisons de contourner habilement ce putain de mémoire.

Je me demande s'il est un genre de mâle que la -M- attire tout particulièrement.
-Les minets? Eliminons-les, je les effraie ces pauv' fillettes.
-Les ingénieurs? Ils raffolent de moi, hélas.
-Les commerciaux? L'affaire n'est pas dans le sac.Il faudra que je songe sérieusement au marketing de luxe.
-Les instits? Cela dépend : tout comme les électro hype, ils fuient pour certains leurs propres désirs, mais ceux qui exercent leur profession comme moi je l'exerce, alors la oui, je leur plais. Mais ce n'est souvent pas réciproque. Faut voir ce qu'on se tape comme animateurs pseudo guitaristes ou comme chimistes reconvertis dans l'Education Nationale!

Je ne vais pas dresser ici une liste exhaustive car le problème reste posé à l'envers : plaire à tous, je le pourrais si je savais seulement à qui et à quoi j'aspirais et surtout avec qui j'aurai envie de passer l'aspirateur le dimanche jusqu'à la fin de mes jours.

Ce qui me rassure un brin néanmoins réside dans le fait que tous les garçons qui m'ont aimée ont pour points communs d'être : incroyablement difficiles,intello ou/et intelligents, de vrais bonshommes aussi, souvent drôles, féministes, joueurs, fidèles, sensuels,atypiquement beaux, humbles et...manquant à l'appel aujourd'hui!

Il me tarde de le revoir, lui, de le séduire sans lui mentir. C'est en effet un des rares individus que je parviens à draguer alors qu'il me plaît vraiment et ce, de façon naturelle. Quand on admet que "séduire c'est mentir" (je te les filerai tes droits d'auteur, Anais!) et qu'on sait qu'avec lui, je ne mens presque pas, on se dit....bah rien, on se dit rien à part :
Bosse feignasse!!
Oui, chef.