jeudi 30 novembre 2006

De moi à moi

Je vais certainement me coucher à 21 heures ce soir, je vous vois sourire jaune; vous avez tort, je suis heureuse. Marre de blesser les gens, de les snober même. Marre qu'ils doutent de ma sensibilité. Marre en fait d'avoir ouvert ce blog pour m'en justifier. Mais pas marre de me répandre, ça jamais. J'ai fait lire à W. la lettre de hum hum aujourd'hui pour que ça soit lui qui me pousse dans ses bras, pour qu'il sache à quel point l'on peut me trouver belle et intéressante, pour qu'il se souvienne qu'il a pensé ces choses au centuple il y a quelques semaines. Une façon de me pousser dans ses bras à lui aussi, croit-il seulement mais il ne le sait pas et je ne le veux pas, plus maintenant: le temps a fait son oeuvre. S'il me lit, j'hiberne, si vous comprenez ces mots, c'est ma tournée.
Demain, c'est la journée mondiale du SIDA et ça me donne vraiment mais alors vraiment envie de commu-niquer...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Se répandre est un art. En amour également on peut se répandre à défaut de dépendre...
De toi à toi, de qui faut-il se cacher pour ne surtout pas dépendre ni se répandre?

Anonyme a dit…

Sorry, j'ai oublié d'ajouter:
Est-ce une question de personnalité? Persona en latin signifie "masque", je crois...

Mélanie a dit…

Oui, tu as vu juste, c'est tout à fait une question de perso-nnalité. Je crois que j'ai surtout peur d'être aimée en fait, aussi paradoxal que cela puisse paraitre...

-M- a dit…

Merci à l'auteur de ces commentaires. Je suis flattée que cette personne prenne de son temps pour me lire, vraiment.

Anonyme a dit…

L'auteur de ces commentaires ne trouve pas paradoxal qu'il puisse y avoir la peur d'être aimée..
A quelle acception de flatter fait-on référence?...
Il est intéressant de lire ces reflexions, c'est un peu comme un journal qui ne porte pas le nom d'intime....
BONNE LECTURE...