mercredi 4 juin 2008

Quatorze ans et demi

J'ai une très bonne amie noire (pour le quota et par amour) et dés lors que je la présente à un mec, il la trouve "très belle" alors qu'elle ne l'est point spécialement.
C'est, à mes yeux, du racisme moderne.

Mes élèves, je les aime d'amour et quand je les prends dans mes bras, je n'arrive pas à me projeter dans un futur proche avec un mini être à moi.
Ça me fout les boules.

J'ai eu 29 ans et j'ai percé ce matin un bouton pas assez mûr sur ma joue gauche, on ne voit plus que lui. Du coup, j'ai 14 ans et demi pour quelques jours encore.

Mon collègue m'aime de plus en plus et la plupart de mes proches le voient comme l'homme de ma vie.
Mais je n'aime toujours pas ses dents mal alignées, sa maigreur et son début de calvitie que je vois comme une pelade.

Sex and the city au cinéma, c'était l'effet pop corn attendu du week-end.

La semaine dernière, je montais les escaliers de mon école avec une collègue nympho et me permettais alors de lui signaler à quel point je trouvais un de mes collègues (le beau musicos), magnifique.
Forcément, je tombai les yeux dans les siens au moment opportun!
Le soir, il prenait le train à mes côtés.

14 ans et demi
, vous disais-je...

Hier soir, alors que je savourai un tajine dans un resto à deux tablées d'Olivia Adriaco qui exhibait sa connerie et son beauf de mec, je faisais se décupler la migraine de Noémie en lui affirmant que je me devais de quitter le marin mais que je n'y arrivais pas.

C'est vrai et fou à la fois ça, je me sens liée à lui, tant et si mal que je ne songe même pas à un autre, même au fin fond de mes nuits.

Pourtant, mon lit est trop grand, je ne fais plus la cuisine pour moi-même, m'ennuie terriblement le soir sans cet autre que moi, ne construis pas grand chose sinon mes fantasmes hystériques.

Je n'ai jamais autant vu mes amis qu'à présent. Je n'en ai d'ailleurs jamais eu autant.
Normal, je suis seule depuis que je suis avec lui.

Je m'attendais à sa visite surprise pour mon anniversaire. A la place, une livraison de roses, la veille, jour de la fête des mères.
Sauf que sa mer, il la voit plus que moi.
Et pour couronner le tout, sa mère, je l'ai vu et revu!

Je dois donc le quitter pour aimer un parisien et lui offrir la chance d'enfanter un mini lui avec moi.
Je dois aussi travailler mais je mange des chips.
Je dois me rendre dans le sud pour l'enterrement (de vie de jeune-fille) de la copine à quota mais je ne ferai ma valise que quelques minutes avant mon départ pour la gare.
Je dois m'aimer plus que lui mais je n'y arrive pas.
Je dois me laisser pousser les cheveux pour enfin les rattacher et rentabiliser ainsi ma cinquantaine de boucle d'oreilles mais ne cesse de me faire raccourcir le pelage par tous les coiffeurs de la rue des Martyrs.

Putain, merde, fait chier.

5 commentaires:

richard a dit…

Manger des chips , C'est déjà une grande ambition !

Jen a dit…

tu verrais mes tempes... couvertes de boutons affreux d'ado, je vieillis et ma peau dit non, mais moi j'aimerais bien avoir un marin qui me fasse un mini-nous
hmm
putain mais pourquoi même chez les autres je ramène tout à moi ?!
hmm
sorry
arf, même pas
bisous poulette, tain faudra qu'on se prenne un verre avec charl' un jour quand même

-M- a dit…

Richard : sauf que manger des chips, ça donne des boutons! Arfff
j'ai peur de la réaction de mes élèves aujourd'hui...

Jen : Mon bouton étant unique et sur la joue, on ne voit que lui<;
Mal barrée pour faire un enfant à un mec qui vit son amour par intermittence.
Pourquoi pas un verre pour comparer les dégâts de l'âge sur nos peaux ;-)?
Bisous

CAPTAIN a dit…

les cheveux longs ca cache les boutons.

-M- a dit…

Sauf que le-dit bouton, disparu depuis quand-même, résidait sur ma joue alors à moins de se la jouer Sclach, même des cheveux ne m'auraient pas sauvée ;-)