jeudi 18 septembre 2008

Cette nuit, je suis allée chez l'armurier

"-Quand est-ce que tu vis de ton écriture?
-Tu es drôle, ironique, cynique et perverse, et pour moi c'est un compliment.
-Je ne comprends pas les mecs : tu leur demandes de te parler au lit et tout ce qu'ils trouvent à rétorquer est tourné autour d'eux alors qu'en face de leur petite personne se trouve une fille sublime.
-Plus tu deviens femme, plus tu es belle
."

Je viens de rentrer dans mon studio AB Prod' et j'ai trouvé le ménage fait.
G. a dormi chez moi.

Cela faisait des années qu'un garçon n'avait pas dormi à mes côtés un soir de semaine.

J'ai adoré la soirée autant que détesté cette nuit.

A chaque minute, je redoutais que sa main sur mon sein ne se fasse la malle, qu'il me tourne le dos.

La nuit, tout se sent. La nuit, Alain Bashung ment, nous, non.

Il a tiré à lui toute la couette.
Il a dormi, lui.

Je m'étais jurée, avant son arrivée, de lui offrir une mise en bouche autre que sexuelle en lui parlant de nous, je prévoyais déjà le thé, les petits gateaux.
Mais c'est la faim de mets bien plus copieux qui nous a animés, la soirée durant.

J'ai eu moult fois l'occasion de lui faire part de ma volonté de "construire" veau vaches, cochons couvée (avec lui puisqu'il me baise si bien) et lui de sourire à mes maux.

"Arrête, tu es comme moi : l'indépendance".

Celà ne lui a pas empêché de me dire qu'il m'adorait (alors qu'il y a un mois, quand je ne lui avais donné guère d'autre possibilité que de se vider en cinq minutes en m'écoutant religieusement lui narrer mes exploits sexuels estivaux, il m'avait déclaré son "Amour dévorant")

C'était une cartouche bien fournie hier.
Hélas, elle m'a atteinte en plein coeur.

7 commentaires:

Charl' a dit…

mouai… (mets ton petit cœur dans un placard pour le préserver un peu)

J. a dit…

Moua ...Je ne capte plus rien à ce que tu dis - contrairement à Charl' ;). Je suis vraiment trop naïf, immature et 1er degré ...
Ton coeur risque de vaciller ? Cette "armure" plus que que corporelle que l'on crois deviner en te lisant est finalement fragile ? Décidément, tu ne dois vraiment pas correspondre à ce que tu écris ... Peut-être une Boualem Sansal de l'autre rive ...

-M- a dit…

Charl' : Mais que me restera t-il après?

J. : Je comprends ta réaction, Charl' penserait peut-être la même chose si elle ne m'avait pas déjà rencontrée...
Heureuse de te relire en tous cas.

richard a dit…

Quel jour de la semaine était-ce donc ?

-M- a dit…

Mercredi soir, docteur. Pourquoi?

richard a dit…

C'est donc que tu ne regardes pas la ligue des champions

-M- a dit…

La tv ne m'aurait nullement arrêtée.