dimanche 8 avril 2007

Touche pas à mon pote


David est daron depuis hier.
Un daron bobo, autant que le mien il y fort longtemps, fut beau-beau...

Michaël est maintenant parrain, sa mélodie de téléphone portable revêt à présent un sens à mes oreilles.

Hier soir, j'ai assisté à mon premier match au parc : PSG/ Le Mans en compagnie de 3 paires de couilles : D-M-A : rien que ça.

Je vous épargne tout commentaire d'ordre sportif étant donné qu'à la 2ème mi-temps, j'écoutais sur mon MP3 -M- et que j'ai raté le 2ème but, absorbée par la reprise qu'il a faite d'"Au suivant".

Ce qui se passait sur le terrain m'a peu emballée hormis le constat suivant : les maillots du Mans étaient bien plus visibles, ça rendait les joueurs presque meilleurs, presque car ils se sont quand-même inclinés 1 à 2, les pauvres rillettes.

Niveau public : rarement entendu tant de noms d'oiseaux en un temps si réduit.
Mais c'était drôle, beaucoup de plaisir pour mes mirettes car du mec, dans le public, n'en voulais-je pas, en ai-je eu, et de la belle bête.
Michaël était à mes côtés, je l'affublais de pffff ou de qu'est-ce que tu roules mal! ou de y a grave moyen de pécho ici et cela ne faisait qu'amplifier sa benêterie que d'autres auraient perçu comme gentillesse mais qui à la longue, finit par me faire de la peine... pour lui.

Cette soirée a fini au restau du parc, j'ai beaucoup rigolé, pour de vrai, et c'est rare, et j'ai dressé ce (triste) constat : je m'entends bien mieux avec les groupes masculins que les groupes féminins : rares sont les filles de qualité même si quand il en est, celles-ci sont plus intéressantes que les mecs.

Mais là, c'était simplement bien : boire, parler du boule des filles, des filles faya, se foutre (gentiment) de la gueule de Michaël, écouter David constater que l'IUFM regorge de 75% d'analphabètes (appartiendrais-je à ses yeux, à l'"élite" fonctionnaire?) et se voir confirmer en moi la pensée qu'il a toujours raison.
Dire cela à Michaël devant Antoine sur le chemin du retour et me faire remonter les bretelles par celui-ci en bas de chez moi :
"C'est humiliant pour moi que tu parles autant de David devant mon pote."
Bizarre, toute la soirée, j'ai fait montre d'ignominie à l'égard de ce petit et la seule chose qui l'ait réellement blessé n'est autre que la crainte de la concurrence.

Nous sommes, faut-il croire, liés par ce point commun : la peur d'ouvrir les yeux.

1 commentaire:

arno a dit…

Dommage, la couleur de tes yeux est si belle