vendredi 11 mai 2007

Nouvelle star


Hier commençait la session moyenne section de maternelle chez les mini-sarkozystes, à Rueil-Malmaison.

Au même moment, mon paternel m'appelait, non pas pour s'informer de ma réussite (si attendue, peu surprenante, donc chiante pour lui à écouter)auprès des enfants mais pour me faire part de son admiration pour Julien de la Nouvelle Star lors de l'émission de mercredi dernier, concernant sa reprise "arty" de Lolita. Plutôt d'accord avec lui, mais bon, euh, moi je suis une fille...

Paternel enfant écoutait Led Zep, Bob Marley, Léo Ferré,Brassens, Brel, Gainsbourg, Rolling Stones, ZZTOP (!), Bob Dylan, Leonard Cohen,Otis reding, Curtis Mayfield, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Bach et j'en passe (Je me rends compte à présent que prétendre avoir ses propres goûts est un leurre, je lui ai tout pompé, merci monsieur de n'avoir écouté Claude François, Johnny, et Dalida!) et le voilà fan de Julien.

Ah, les déboires de l'amour qui fout le camp, du couple qui ne trouve guère mieux à entreprendre le soir qu'une petite baston sur la forme de la soirée télévisuelle:

"-Moi, ce sera Envoyé Spécial, non ,non, je veux ma nouvelle Star!
-File regarder tapetite tv dans ta petite chambre, petite frappe!
-Euh...espèce de...Ségolène, va!"


Heureusement que la nouvelle Star est programmée le mercredi suivie du jeudi par Envoyé Spécial.

Merci la TV de me permettre de cultiver en moi cette dichotomie: Intervilles et Bouillon de culture débattent en ma demeure en permanence, me rendant auprès d' autrui(d'autres truies) soit blonde soit intellectuelle.

Étrangement, j'aime tout particulièrement ma nouvelle classe de maternelle.
Aussi riches et beaux soient les marmots, ils n'animent en moi nulle animosité mais plutôt une volonté toujours grandissante d'être à la hauteur de leurs attentes plus dorées, plus lettrées, tellement plus chères...

Certaines mamans demeurent mécontentes de m'annoncer le matin que leur fils n'a cessé de répéter au dîner de veille à quel point la nouvelle maîtresse était belle, même un peu plus belle que la-dite maman et moi, je m'amuse à répondre :
la vérité sort de la bouche des enfants.
(ce qui est bidon puisque les enfants ne cessent d'accuser Ségolène d'être une méchante dame!)

Voir ceux que je préfère refuser de rentrer chez eux le soir, préférant rester avec moi est une victoire, que dis-je : un orgasme.

D'ailleurs je me demande si un enfant venant au monde à l'issue d'une relation sexuelle orgasmée ne deviendrait pas plus illuminé qu'un autre (Débat palpitant, j'en conviens...)

Je les aime ces gosses, nom de nom.
Seuls eux sont capables de parvenir à me stimuler intellectuellement, à me donner envie.
Si Johnny n'était pas Johnny, j'aurais même écrit : l'envie d'avoir envie.
Bah quoi, heureux sont les imbéciles, me disait encore hier ma concierge en parlant justement de Monsieur Botox.


EDIT

Le lendemain : 10 h 19...
Hier soir, super défoncée, je réfléchissais à l'amitié et m'émerveillais de la définir, dans un élan ô combien philosophique.
C'est en effet grâce à un texto d'untel que je donnais à l'amitié toute sa justification :
L'amitié (comme d'ailleurs l'amour) nous fait réinventer son propre langage, en bousculer ses codes. On a besoin, qu'on soit 2 amis ou plusieurs de revendiquer le blase de sa troupe, et le plus beau, c'est que ce nouveau langage se construit limpidement, naturellement et loin de nous éloigner des autres terriens, il nous rend auprès d'eux, cognitivement palpitants.

J'ai quelques nouveaux amis cette année. Ces mots leur sont dédiés. Faudrait qu'ils lisent ce blog, du coup ;-)

Puisse notre langage n'être pas évanescent...

2 commentaires:

B a dit…

Avoue que Julien, c'est trop trop ta came!

-M- a dit…

Tu lui ajoutes 20 cm, oui, je me le fumerais bien ;-)
Mais Gaetanne est dans la place!