mercredi 4 juillet 2007

Attirée par les étoiles


Deux de mes grandes amours sont arrivées dans ma vie par l'intermédiaire de leurs potes, tous deux aidés par une mélodie.
L'un a fait retentir la sonnerie de mon téléphone pour m'avoir, l'autre, celle de mon appartement.
Avant de découvrir Gio, je suis passée par la case Olivier et un peu par la case Boris. Avant de me perdre dans Mi, c'est à son pote Thomas que j'ai fait perdre la tête.
Les 2 (Gio et Mi) ont déclenché en moi l'alarme du trop plein de passion et l'ont éteint aussitôt qu'ils ont quitté ma vie.

Ce "nouveau garçon" que je nommerai Julien s'annonce donc le candidat idéal.
En effet, c'est un pote de David, de Michaël et de toute cette funky family. Et dans ce groupe, j'ai déjà "eu" Michaël à l'en aliéner, embrassé l'anguille à m'en dégoûter et "envisagé" David à l'en idéaliser.

Il n'en a pas fallu pas plus à cette bande de Voici à pattes pour me considérer comme la lope-sa du groupe. Mais c'est bon signe, cela m'amuse de camper ce personnage haut en couleurs, de brouiller les pistes, de savoir dés à présent à quel point ils se sentiront mesquins quand la personne en moi aura pris le pas sur ce personnage, même si ce rôle imposé m'amuse quelque peu. (Je ne penserais pas cela si les potes de mes ex cités ci-dessous n'avaient pas construit autour de moi cette même réputation)
Quelque peu. Point trop n'en faut comme aurait pu dire feu Alain Gillot Pétré.

J'ai revu Julien hier soir après cette incroyable nuit de samedi dernier dans une chiquisimme banlieue. Il a fait montre d'honnêteté à mon égard et en cela a pris des risques quand il m'a avoué qu'il connaissait ma réputation, en me racontant dans leurs moindres détails tout ce qui circulait à mon propos. Je savais dés lors qu'il ne voulait pas me "juste me baiser".
J'ai bien aimé sa façon d'analyser cette réputation : "tu ne passes pas inaperçue, tu attires les regards donc tu fais jaser, quelle force de caractère d'accepter les rumeurs et de rester pote avec eux, tu es quelqu'un de bien" et patati et patata...Je lui ai répondu que passer indifférente me tuerait. Le mythe du "juste quelqu'un de bien" n'en est pas un pour moi.

Une mission s'auto-commanditait alors en moi : lui prouver à lui que j'étais une "fille bien" tout en continuant de laisser planer le doute auprès de ses potes (le dernier loft me monterait-il à la tête?:), un subtil mélange entre Miranda et Charlotte de "Sex and the city" ou juste une Carrie Bradshow et non une Sam même si seule elle finalement me fait marrer...
Il ne regarde pas la TV lui, il s'en fout.

En une soirée, j'ai balayé en lui tout à priori, enfin presque.

Nous avons bu des verres puis il m'a invitée au restau. Nous avons fait la fermeture. J'étais gênée, (terrible de diner en tête à tête sur fond de musique indo-romantico-kitsch avec quelqu'un de timide), je savais qu'en lui se passait quelque chose de fondamental.
C'est sur le chemin menant du restau à chez lui qu'il m'a innocemment embrassée puis volé la main.
Arrivée chez lui, une fois qu'il était bien assis sur son canapé, je me suis allongée sur ses genoux, mes yeux dans les siens (il est rarissime que j'ose ce genre de manifestation de fifille si tôt). J'ai du rester une heure à me faire caresser les cheveux tout en me faisant dévorer de ses yeux et complimenter (rude épreuve). C'est à ce moment la qu'il m'a demandé ce que je recherchais dans la vie et plus particulièrement en terme de relation avec un homme. Mon passé de politicienne lui a rétorqué SA question.
Flippant (ou simplement touchant?) le mec : désireux de "construire sa vie" avec une fille et patati et patata. Ca doit être moi mais j'ai un problème de liaison entre le verbe "construire", on ne peut plus concret, matériel et cette notion de "vie", on ne peut plus arbitraire, impalpable et brouillonne. Je sais pourtant que ce sont ceux qui pensent à construire leur (petite) vie qui sont dans le vrai : achever leur brouillon en magnifique rédaction.
"Construire sa vie" : Un oxymoron filé et non filant, peut-être...

J'ai fini par répondre à sa question initiale, je lui devais bien ça :
"Je cherche à faire un jour confiance à l'autre.". (et la je peux te dire que pour une confession, c'est une confession!) Le problème est la : il est bien trop évident qu'en Julien, je ne peux qu'accorder ma confiance, mais ce serait bien trop facile....

Julien a un visage magnifique mais il est tout juste à ma taille, il a énormément voyagé et adore pêcher mais...cette chaîne autour de son cou...
Non, non, je ne dois en dire du mal. Je n'en pense même pas.
Nous n'avons dormi que deux heures et le matin même il a émis le désir de me voir ce soir, pour un ciné. Forcément, j'ai dit NON et forcément, je sais que j'ai raison.
Il ressemble à Alexis Loret, je vais trouver une photo de cet acteur pour illustrer cette note.

On m'a beaucoup posé cette question à laquelle je me fais une joie de répondre : la vue sur la Tour Eiffel est effectivement magique chez lui. Je n'ai en revanche pas encore de vue sur sa tour...(question de stratégie, madame)

10 commentaires:

Samo a dit…

Un début de chanson de Katerine, c'est ce qui m'est venu à l'esprit en lisant ce poste...
("Et patati et patata
Des fois j'en ai ras le bol de moi!
Et patati et patata
Ras le bol, ras le bol, ras le bol, ras le bol!")

Un sourire, c'est ce qui s'est formé sur mon visage en lisant le passage sur le fait de "construire une vie"... Au mieux, on arrive à ériger des chateaux de cartes déparaillées...

Un pincement au coeur, c'est ce que j'ai ressenti en lisant "Je cherche à faire un jour confiance à l'autre." Je me suis alors dis que le seul moyen de faire confiance à l'autre était d'accepter la possibilité d'être trahi

-M- a dit…

Quelle est cette chanson de Katerine?
Nous faisons face, il me semble à la même problématique face à l'amour : la peur de se déposséder en aimant l'autre plus que soi-même.
L'impossibilité d'une île : on y revient toujours...

Toi non plus tu ne sais donner ta confiance?

J. a dit…

...oulalala ...pourquoi forcément non ;-) pour le roman-esque ou -isme ...pour qu'il y est une suite comme dans les grosse productions américaines au cas où le succès le permet :-)?

limbo void a dit…

ça pue un peu la guimauve tout ça non ?

Samo a dit…

Oui, moi aussi j'ai ce problème de confiance à gérer

(parmi d'autres bien sûr, sinon ce serait trop facile):o)

Chat échaudé craint l'eau froide, non?

Sinon,la chanson de Katerine s'intitule "Patati patata" sur son dernier album Robots Après Tout. Une chanson qui me fait rire.
Un avant-goût avec les paroles ici: http://www.lyricsmania.com/lyrics/katerine_lyrics_10155/robots_apres_tout_lyrics_32182/patati_patata__lyrics_348372.html

-M- a dit…

LB : Tu sais, la guimauve, ça pue pas tant que ça finalement...Pourquoi ne pas y goûter?

J. : Parce que "-M- et les garçons" ;-)

Samo : La chanson est rigolote.
C'était bien hier soir ;-) ?

Samo a dit…

La gimauve, ca reste sur l'estomac...

Oui, on a passé une bonne soirée. On a bien rigolé. La weed nous a retourné la tête LOL

Dommage que tu nous aies fait faux bon... Lâcheuse ;=)

Fred680 a dit…

J'allais faire un commentaire - le premier - sur ta prose mais une autre réflexion me vient en lisant les commentaires.

C'est vraiment fou de constater à quel point et de manière systématique une dualité quasi antynomique ressort chez les gens de notre age. D'un coté la volonté d'un certaine sincérité dans le propos, l'exigence de transparence exagérée par un coté fondamentalement voyeur sans doute. Et, de l'autre, cette peur panique de toucher au coeur de chose, ce refus de voir la vérité nue, ces regards qui se détourne se voilant dans quelque cliché facile. Proteger sa sensibilité?

Interessant.

Je suis de la deuxième catégorie. Voyeur sans pudeur, seul le coeur sous la carapace m'intéresse.

Fred680 a dit…

Bel exercice d'ortographe et de grammaire tiens...

Charl' a dit…

(perso j'aime bien la guimauve) (surtout celle avec le nounours en chocolat autour)

Bon ben je ferai bien tourner (hein), là maintenant, mais bon, vous êtes trop loin ;P