samedi 3 mars 2007

Acheter en soldes



Ce matin, j'écoutais Pour le plaisir en boucle, tentée par cette notion justement, mais non sans doute, en me disant que pour elle-même, elle ne valait pas un kopec.
Je songeai alors à Sam, personnage haut en couleurs de Sex and the City en me demandant si ce genre de femmes existait bel et bien ou si elle ne relevait pas d'un fantasme féministo-glamour pour alpaguer l'audimat en même temps que lui donner l'illusion de la légereté.

Il y a à peine quinze jours, je me donnais pour ordre de trouver la paix en vacances. Et ces mots de fin de vacances prouvent, hélas, le contraire.

C'est "marrant" ce qu'il m'est arrivé jeudi soir...
J'ai revu ce garçon sans innoncence qui m'avait donné une mission des plus dignes (celle de la lui rendre): non seulement j'ai échoué mais en plus, j'ai troqué ce soir là mon innoncence contre l'émerveillement de l'enfance justement.
Là, je me suis vraiment trouvée néo-romantique tic tic, néo-ridicule, quoi.

J'ai trouvé magique tout ce qu'il me donnait à voir ou à entendre ce soir-là, aussi superflu fut ce : Sa coupe de cheveux pop-rockesque annonçait déjà la couleur, l'odeur de weed qui embaumait ses 65 mètres carrés me faisaient m'embourber dans le labyrinthe d'"Alice", la coolitude ambiante renforçait mon côté midinette pouet-pouet, les pots de fleur en guise de cendar' m'annonçaient une certaine idée de la liberté. Je l'écoutais parler, j'avais envie d'être en vacances, de le laisser se perdre dans son pseudo-magnétisme pour y croire un peu.
La phrase choc quand-même, sa phrase de vainqueur :

"-Tu sais, ce n'est pas de la vantardise, mais moi, à 27 ans, j'en ai vécu des choses!
-Je suis sûre qu'on a pas voulu te pisser dessus, toi
..."

Y a toujours des limites à l'envie de se laisser émerveiller.

Mais il y est parvenu et c'est en ça que je me rends compte que l'enfance n'est pas si loin..
Je me demandais ce qu'étaient devenus "les garçons qui me fascinaient", et je répondais "des garçons", là, j'aurais plus tendance à répondre, des objets ponctuels d'oubli de soi-même.
Mais trop de ponctualité, bordel!

Ouais, mon innoncence s'est fait la malle.
L'innocence ne demande rien et attend tout, sans même le savoir, y a de ça en elle aussi, je crois...

10 commentaires:

Staner a dit…

L'innocence, l'innocence ! Est-ce que j'ai une gueule d'innoncence ?
Rien n'ai fait maintenant pour l'innocence, mais est-ce un bien ou un mal ?
Par contre du second degré il vaut mieux en avoir beaucoup de nos jours.
Ma solution c'est que j'aime les gens, énormément, le plus possible, surtout les filles !

-M- a dit…

C'est justement parce que "rien n'est fait pour l'innoncence" que ce concept me plaît. Mais tu as raison, ce n'est qu'une vue de l'esprit. Pour moi, aimer les gens énormément justement quoiqu'ils te renvoient, sans condition, ça participe (un peu) de l'innocence. Aimer les garçons encore plus!!

Staner a dit…

Tu as raison, ton innocence renvoie à une notion que je trouve belle dans sa relation à l'autre, même si pour certain c'est franchement pas gagné !

-M- a dit…

Pour moi, si ça peut te conforter dans tes idées, c'est en pure perte même si j'y aspire plus que tout à cette belle innocence.

Anonyme a dit…

ça blablatte pseudo philo, mais au final, c'est juste de la drague, tout ça! Pas vrai, Staner?

Staner a dit…

C'est ce qui me plait dans le monde virtuel.
Si tu me rencontrais dans le monde réel tu serais peut-être très étonné Anonyme ...
Et réciproquement, va savoir ?

-M- a dit…

Je crois qu'Anonyme n'a pas envie d'être surpris(e). Mais qu'as-tu d'étonnant, au fait?

Staner a dit…

Mon blog ?

Anonyme a dit…

-M-, Staner, Je vous réserve un resto pour mercredi soir? et figurez-vous que si! j'ai envie d'être surpris(e). Alors, Staner, étonne-moi...

Staner a dit…

Cette semaine, pas possible, agenda déjà bouclé. Voir avec mon agent pour la semaine prochaine.