mercredi 13 août 2008

J'ai tout oublié


Je suis partie non loin de Perpignan pendant une semaine, accompagnée du frère de mon meilleur pote et de ses amis que je ne connaissais pas.

Tout-de-suite, j'ai fait partie de la bande en parlant pets, rots et en commentant allègrement le physique de quelques beaufs alentours.

Toute la semaine, mon humour est allé crescendo, toute la semaine, j'ai observé en particulier ce Vincent, son humour froid, son état brut, la nonchalance de sa démarche.
J'ai été apaisée par ses 36 ans et amusée par ses 20 ans feints.

Aucun jeu de séduction entre nous, de la franche camaraderie, 99% de rires et une soirée à pleurer alors qu'il m'avait juste dit :
"Quand on ne te connaît pas, on peut penser que tu ne te prends pas pour de la merde".

C'était la dernière soirée.

A table, il m'a pris la main alors que jamais nous n'avions eu le moindre contact physique tant son côté tactile sommeillait.
Puis nous sommes allés danser sur la plage avec ce groupe dans lequel je campais un Surmoi.

Comme chaque soir, le Jet 27 et le rhum ambré me faisaient caresser les étoiles.

Nous sommes rentrés et, allongés sur l'herbe fraîche d'un stade de foot (Non, je n'ai même pas pensé à "Virgin Suicides"), nous nous sommes embrassés, comme si c'était dans l'ordre des choses, comme s'il s'agissait juste de respirer.

Il a prononcé plusieurs fois mon prénom, pour mieux y croire.

Cinq minutes après, je m'endormais sur ce vert prometteur et ronflais comme un homme.
J'étais bien.

Il est en vacances, loin de moi à présent mais chaque soir, il m'appelle 3 heures d'une cabine quand il ne prend pas sa plume pour m'écrire des mots qui me font tout, sauf mal.

On verra si oui ou non, j'ai envie de me laisser porter par ce grand romantique écorché vif un brin plus petit que moi...


Parallèlement, j'ai couché à plusieurs reprises avec un barman magnifique, refusant à chaque séance de rester dormir chez lui.
Sa queue était immense autant que ma culpabilité de tromper Julien 2 absente.
Ce barman m'a traitée de "petite cochonne" pendant l'amour et ça m'a fait rire.
Julien 2, lui m'affublait de "Je viens!" avant de jouir et ça ne me faisait même pas sourire.

J'ai également embrassé un petit banlieusard d'1m72 que je faisais "tripper".

A mon retour, j'ai revu G., un ex de 10 ans (celui du mois de juin, qui signait ma ruptire avec le marin) qui s'est extasié devant mon bronzage et ma grande liberté. Évidemment, il s'est dit amoureux de moi.

Mon été est merveilleux, le marin est loin de moi, je n'ai de fait plus besoin d'un quelconque Julien.

7 commentaires:

H a dit…

2008 : L'été est productif.

Ps: Tu t'es barrée sans me dire ce que tu devais me dire, hein. C'est moche.

H a dit…

Euh, j'ignore pourquoi mais Gmail a jugé utile de diminuer mon pseudo, du coup, je passe de Hell à H.
Love.

Mr.Z a dit…

tu n'as pas chômé c'est bien, perpignan pue des pieds mais il ya quelques nains de jardin agréables là bas, certes... t'aurais pu passer dire bonjour quand même ! ;)

ravi de te voir libre

richard a dit…

2008 été érotique

-M- a dit…

Mr Z : Ma liberté aura été bien fugace mais merci pour ta compassion ;-)

Richard : Il t'a plu mon été?

richard a dit…

ton été est plus beau que mes hivers

-M- a dit…

Ecoute alors la magnifique chanson de FFF : "Morphée", je suis sûre que celle-ci t'inspirera...